Manger de bons petits plats est un des grands plaisirs de la vie. Dans le cadre du roman policier, il mène souvent à la mort. Mets empoisonnés, rivalités au sein de grands restaurants, le vin qu’on a tant plaisir à déguster peut être un objet de convoitise et peut s’assimiler au sang qui coule… Parfois, au delà de l’intrigue, c’est le personnage principal qui est notre guide, celui qui nous ouvre les papilles… Certains auteurs en effet, n’hésitent pas à créer des inspecteurs gastronomes.

L’appétit vient en lisant !

Préface de Robert REUMONT

Robert Reumont
Robert REUMONT

Pourquoi la bonne chère laisserait-elle de marbre les héros des romans policiers alors qu’elle se glisse allègrement dans nos conversations, nos magazines, nos programmes télé ? Au quotidien comme dans les moments d’exception, la nourriture occupe une place non négligeable. En littérature, des “belles tripes frites” de Rabelais à la première gorgée de bière de Philippe Delerm, les plaisirs gourmands s’invitent souvent : on épluche, on épice, on mitonne, on déguste et on trinque. Des goinfres notoires de la BD : Obélix, Averell Dalton et Hägar Dünor  régalent les lecteurs plus perplexes face à Gaston Lagaffe et à ses nombreux essais culinaires souvent explosifs.

Aucune raison que la gastronomie soit absente de l’univers des enquêteurs ou même des criminels… un breuvage ou un aliment délicatement choisi, gentiment empoisonné ne peut-il constituer l’ingrédient d’un crime presque parfait ?

Sans être “menottés” aux tables étoilées, nombre d’enquêteurs entretiennent avec la gastronomie des liens privilégiés. Un flair infaillible les guide volontiers vers un caveau, un restaurant de quartier, une sympathique brasserie semblable à celles où  le commissaire Maigret a si souvent aimé s’attabler.

Seraient-ils plus gourmands, plus épicuriens que le commun des mortels ? Quand  les planques s’éternisent, quand la compagnie des cadavres se fait pesante, quand l’enquête se traîne péniblement, qu’il est bon de se sentir bien vivant, bon vivant, en goûtant au simple plaisir de déguster une bière fraîche et mousseuse, un joli vin de pays sur un plat de terroir odorant, un grand cru compagnon fidèle du mets raffiné qui ravit les papilles.

Dans l’œuvre de Rabelais, soif et appétit gargantuesques constituent des métaphores de la faim de connaître, d’apprendre, de découvrir. Chez nos fins limiers, au plaisir gourmand s’ajoute souvent une fringale d’humanité, de chaleur humaine. Autour de la convivialité d’une table se consolide l’indispensable esprit d’équipe. C’est la camaraderie qui tinte quand les verres s’entrechoquent, ce sont des parfums de complicité, de solidarité, d’amitié qui s’élèvent des assiettes et des marmites en même temps que les odeurs alléchantes de grillades, de fricassées ou de civets.

Pour tenir bon dans un univers inhumain où il faut affronter inlassablement malfrats sans foi ni loi, criminels impitoyables voire même avocats retors, il est impérieux de savourer le meilleur de la vie en partageant la chaleur d’un repas convivial, en trinquant à la solidarité de ceux qui partagent la même volonté de faire triompher la vérité.

Est-ce pour cette raison que les “poulets” empruntent à l’envi leur vocabulaire au monde de la gastronomie ? Avant que, pour le criminel, les carottes ne soient cuites, les enquêteurs ont le choix : le garder au frais, le soigner aux petits oignons, le laisser mariner, baigner dans son jus, mijoter, à moins de le mettre directement sur le grill. Tout cela dans le respect des procédures, histoire d’éviter des ennuis avec les bœufs-carottes.

Pour parvenir à la vérité, des méthodes plus conviviales peuvent expliquer la complicité qui unit littérature policière et gastronomie. Beaucoup d’affaires se traitent au restaurant, un bon repas peut se faire complice d’une rencontre romantique…, un repas copieux et bien arrosé peut délier les langues. Bons plats et bons vins aiment faire équipe et peuvent permettre à l’enquêteur avisé de recueillir de précieuses confidences : “In vino veritas”.

Dans le vignoble, certains visent l’abondance de la production, d’autres privilégient les vins concentrés, charpentés, à la finale longue en bouche, d’autres encore proposent des vins plus légers, plus gouleyants, sympathiques. N’en va-t-il pas de même en littérature policière ? Selon leurs goûts les lecteurs dévoreront sans modération des enquêtes divertissantes, savoureuses, corsées, palpitantes, angoissantes et aussi très souvent gourmandes.

Robert Reumont

Voici une liste non exhaustive de romans policiers en lien avec la gastronomie qui sauront je l’espère combler tous vos sens.

N’hésitez pas à nous faire partager vos lectures.

A

Série : Le Sang de la vigne

Autorité incontestée dans le milieu de la vigne et du vin, Benjamin Cooker est l’un des oenologues les plus célèbres au monde. Parfois redouté, toujours respecté, il est souvent consulté pour apporter ses connaissances et livrer ses appréciations.

  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Mission à Haut-Brion (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Noces d’or à Yquem (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Pour qui sonne l’Angélus ? (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Cauchemar dans les Côtes de Nuits (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Questions d’eau-de-vie ou de mort (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Sous la robe de Margaux (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Le Dernier Coup de Jarnac (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Les Veuves soyeuses (Fayard 2004)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Saint-Pétrus et le saigneur (Fayard 2005)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Ne tirez pas sur le caviste ! (Fayard 2005)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Le vin nouveau n’arrivera pas (Fayard 2005)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Vengeances tardives en Alsace (Fayard 2005)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Flagrant délit à la Romanée-Conti (Fayard 2006)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Buveurs en série (Fayard 2006)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Boire et déboires en Val de Loire (Fayard 2006)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Une bouteille entre deux mers (Fayard 2007)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Coup de tonnerre dans les Corbières (Fayard 2007)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Nuit d’ivresse en Castille (Fayard 2011)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : On achève bien les tonneaux (Fayard 2012)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Médoc sur ordonnance (Fayard 2012)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Massacre à la sulfateuse (Fayard 2013)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Crise aigüe dans les Graves (Fayard 2013)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Un coup de rosé bien frappé (Fayard 2014)
  • Jean-Pierre ALAUX et Noël BALEN : Raisin et sentiments (Fayard 2016)

Série : Les Veufs Noirs

Les adhérents d’un club d’amis, « les veufs noirs », se réunissent un soir par mois dans un restaurant. Pour leur plus grand plaisir, les dîneurs vont alors chercher à résoudre des énigmes.

  • Isaac ASIMOV : Le Club des veufs noirs (10/18)
  • Isaac ASIMOV : Retour au club des veufs noirs (10/18)
  • Isaac ASIMOV : Casse-tête au club des veufs noirs (10/18)
  • Isaac ASIMOV : À table avec les veufs noirs (10/18)
  • Isaac ASIMOV : Puzzles au club des veufs noirs (10/18 )
  • Sally ANDREWS : Recettes d’amour et de meurtre (Flammarion 2017) Tannie Maria, veuve, panique lorsqu’elle apprend qu’elle doit désormais se consacrer aux courriers du coeur du journal local de sa ville, à la place de sa chronique culinaire.
  • Cyril ASLAN SKINAZY : Abrakadakebab Ou les Aventures de Trabalzar (Archibald 2012) Au cœur d’une Turquie fantasmagorique, gourmande et savoureuse, Abrakadakebab ou les aventures de Trabalzar nous entraîne dans les aventures trépidantes de Trabalzar Erol Ekinozu, un artiste protéiforme aux ambitions de maître-queux.

B

Série : Crimes gourmands

« Crimes gourmands » est une série romanesque alliant gastronomie et suspense, fondée sur un personnage récurrent incarné par la rédactrice en chef du mensuel Plaisirs de table.

  • Noël BALEN et Vanessa BARROT : Petits meurtres à l’étouffée (Points)
  • Noël BALEN et Vanessa BARROT : La crème était presque parfaite (Points)
  • Noël BALEN et Vanessa BARROT : Un cadavre en toque (Fayard)
  • Noël BALEN et Vanessa BARROT : Mortelle fricassée (Fayard)

Série : Saga des Savoisy – Roman noir et gastronomique

Roman policier historique, Michèle BARRIERE nous entraine au fil des siècles pour  nous  faire  connaître  l’histoire  de  la  gastronomie.

  • Michèle BARRIÈRE : Souper mortel aux étuves (Paris au Moyen Âge) (Livre de Poche)
  • Michèle BARRIÈRE : Meurtres à la pomme d’or (Au temps de la Renaissance) (Livre de Poche)
  • Michèle BARRIÈRE : Natures mortes au Vatican (Italie à la Renaissance) (Livre de Poche)
  • Michèle BARRIÈRE : Meurtres au Potager du Roy (Versailles au XVIIe siècle) (Livre de Poche)
  • Michèle BARRIÈRE : Les Soupers assassins du Régent (Palais-Royal à la mort de Louis XIV) (Livre de Poche)
  • Michèle BARRIÈRE : Meurtre au café de l’Arbre Sec (Livre de Poche)
  • Michèle BARRIÈRE : Meurtre au Ritz (Livre de Poche)
  • Michèle BARRIÈRE : L’Assassin de la Nationale 7 (Livre de Poche)
  • Juan BAS : Scorpions pressés (Gallimard 2005) Pacho Murga rencontre un grand cuisinier exerçant ses talents dans une gargote des quartiers populaires, naît la Mappemonde de Bilbao, qui devient vite l’un des restaurants les plus prisés de la ville.
  • Anthony BOURDAIN : La surprise du chef (Folio 2012) Tommy Pagano a une passion : la grande cuisine. En attendant de réaliser son rêve de diriger une grande table à New York, il est sous-chef au «Liner». Mais Tommy a aussi un gros problème : sa famille.
  • Anthony BOURDAIN : Pizza creole (Folio 2013) Pour échapper à la mafia new-yorkaise, Tommy Pagano s’est réfugié sur l’île de Saint-Martin aux Antilles, où il tient un restaurant sur la plage avec sa fiancée.
  • Chrystine BROUILLET : La mort mène le bal (De l Homme 2015)

C

Série : Enquêtes de Montalbano

Commissaire de police de la bourgade (fictive) de Vigàta, en Sicile

  • Andrea CAMILLERI : La Peur de Montalbano (Pocket)
  • Andrea CAMILLERI : Un mois avec Montalbano (Pocket)

Série : Enquête de Arsène Barbaluc, l’inspecteur du guide Le Gastronome Français

Après quelques années de tranquillité à ne s’occuper que de gastronomie, Arsène Barbaluc est obligé de jouer à nouveau au détective privé.

  • Christophe CHAPLAIS : Le calisson jusqu’à la lie (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Mélodie gourmande à Guérande (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Pâté de corbeaux aux amandes amères (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Addition salée au Croisic (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Christophe CHAPLAIS : Soupe de Crabes à Brest (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Salade Russe aux noix de Grenoble (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Le Calisson jusqu’à la lie (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Fourchette mortelle à Chinon (Alain Bargain)
  • Christophe CHAPLAIS : Farz aux herbes de Portsall (Alain Bargain)

D

  • Sylvie-Catherine DE VAILLY et Giovanni APOLLO : Le cinquième péché (Recto-Verso 2016) Claudia est auteur de livres de cuisine à succès. Un jour, elle est kidnappée et se réveille nue, enfermée dans une cage.
  • Claire DIXSAUT : Poivre noir – Une enquête de Sam Locksey, chasseur d’épices (La Maison 2017) Dans le petit monde du poivre de Kampot, c’est l’épouvante. Une jeune femme est retrouvée pendue à un arbre, lacérée d’étranges coupures.
  • Jean-Christophe DUCHON-DORIS : Le cuisinier de Talleyrand, meurtre au congrès de Vienne (Julliard 2006) L’affaire semble devoir se jouer entre la Russie, la Prusse, l’Angleterre et l’Autriche, mais un génie de la diplomatie va renverser les pronostics. Le Français Talleyrand devient l’arbitre des négociations.

EF

Série : James Bond

Cet homme est un dangereux tueur professionnel et un espion. Il travaille pour le service secret britannique depuis 1938 et porte maintenant le numéro 007.

Le plus célèbre des agent secret créé par Ian FLEMING

  • Casino Royale
  • Vivre et laisser mourir
  • Moonraker
  • Les diamants sont eternels
  • Bon baisers de Russie
  • James Bond contre Dr No
  • Golfinger
  • Opération Tonnerre
  • Motel 007
  • Au service secret de sa majesté
  • On ne vit que deux fois
  • L’homme au pistolet d’or

A propos de James Bond

Claire Dixsaut nous parle de James Bond

Ce sont à mon avis les plus belles pages gastronomiques dans les polars, tous genres confondus. Non seulement les pages sont belles, mais Fleming est le seul auteur à ma connaissance à avoir développé avec la nourriture un système symbolique complexe, et constant d’un livre à l’autre. Autrement dit, non seulement il y a des super pages de repas, mais en plus chaque ingrédient veut dire quelque chose, implique certrains traits de personnalité.

Sans compter que Bond n’arrête pas de manger. Et de boire. Il fait découvrir aux lecteurs des années 50, qui sont encore aux tickets de rationnement et qui n’ont jamais pris l’avion, les langoustes tropicales, le caviar russe, les brochettes turques.

Quelques exemples, parmi des dizaines dans chaque roman.
Casino Royale : la scène du martini, le dîner avec Vesper sont des grands moments.
Goldfinger : sans le dîner avec les crabes de roche au beurre fondu, toasts melba et champagne rosé, je ne serais pas tout à fait la même femme… 😉
Au service secret de Sa Majesté : notamment des pages hilarantes au début sur les pseudo-auberges campagnardes françaises qui noient tout sous des tonnes de sauce. Ceci dit, tout le roman ne parle que d’alimentation, du prix du poulet et des allergies aux patates.

Mais bon, c’est une sélection pour débuter. Le petit déjeuner tropical de Vivre et laisser mourir, qui dessine dans l’assiette toute la géographie de la Jamaïque, le dîner avec M à son club (Moonraker) ou le breakfast à Istanbul (Bons baisers de Russie) avec vue sur le Bosphore, demeurent parmi mes pages préférées.

Son interview sur Zonelivre.fr

G

Série : Une enquête du curé Rouncats

Dans un petit village gascon, à l’orée de la forêt landaise, les “papés” meurent les uns après les autres. Paul Rouncats – le curé de Villenac -, plus souvent devant ses fourneaux que dans sa sacristie, est aussi l’un des premiers sur les lieux de ces étranges décès.

  • Michel GARDERE : Ravigote, arsenic et vieilles soutanes (Agnès Viénot)
  • Michel GARDERE : Crime, Amour, Garbure et Cie (Agnès Viénot)

HIJ

  • Béatrice JOYAUD : Plaisir en bouche (Folio 2008) Balthazar Chacun, orphelin, est un autodidacte qui, dès 15 ans, s’est consacré à la gastronomie. Vite considéré comme un génie de par ses facultés hors normes à distinguer les goûts et sa déconcertante facilité à cuisiner toutes sortes de plats

KL

  • Frédéric LENORMAND : Crimes et condiments (Le Masque 2015) Prenez un philosophe bien à point, faites-le mariner, lardez quelques victimes, laissez mijoter les suspects, assaisonnez de quelques scandales, pimentez l’intrigue, salez les rebondissements, saupoudrez de dialogues croustillants, enrobez dans un style onctueux et servez chaud.
  • Sophie LOUBIERE : Dans l’oeil noir du corbeau (Pocket 2014) En contrepartie de la préparation d’un festin d’anthologie, le monumental inspecteur Bill Rainbow, un fin gourmet, va accepter de rouvrir une enquête au goût de cendres pour l’animatrice d’émissions culinaires, Anne Darney

M

  • Marco MALVALDI : Le mystère de Roccapendente (10/18 2013) Invité par le baron de Roccapendente, Pellegrino Artusi, auteur d’un célèbre ouvrage de gastronomie, pensait se reposer un peu. Hélas ! La mort intempestive du majordome trouble le calme champêtre.
  • André MAROIs et Patrick DOYON : Le voleur de sandwich (Pastèque 2015) Le voleur de sandwichs est un polar pour enfants. Quelqu’un ose voler le sandwich préféré de Marin : le jambon-cheddar-laitue. Outré, le garçon décide d’enquêter pour démasquer le voleur.
  • Peter MAY : Terreur dans les vignes (Le Rouergue 2014) Gil Petty, un excellent mais redoutable critique du monde du vin, est porté disparu pendant un an. Et il réapparait sous la forme d’un épouvantail planté dans les vignes.
  • Hubert MONTEILHET : Étoiles filantes (de Fallois 1994) Roman criminel gastronomique. L’inspecteur suisse d’assurances Rössli aux prises avec une sombre affaire, dans le cadre lumineux et argenté d’un 3 étoiles sur le guide Michelin à la dérive, sur la Côte d’Azur.

N

  • Gert NYGARDSHAUG : Le sang de la terre (J’ai Lu 2016) Le paisible village de Saint-Emilion n’était connu que pour les crus d’exception. Mais ces deux derniers mois, sept disparitions inexpliquées ont semé la panique dans le vignoble.

OP

  • Carmen POSADAS : Petites infamies (Seuil 2000) Néstor Chafino, traiteur madrilène de renom, vient de ranger les restes de ses célèbres truffes en chocolat dans la chambre froide d’une luxueuse villa de la Costa del Sol, quand la porte se referme sur lui. Meurtre ou accident ?

QR

Série : In vino veritas

Retrouvez Wyvine, Boistôt et Joseph Marnay, ces enquêteurs hors norme, épicuriens, hauts en couleur, pourfendeurs d’hypocrisie dans un polar où gourmandise, humour et références culturelles pimentent le suspense.

  • Robert REUMONT : Coup de rouge en Touraine (Pavillon Noir)
  • Robert REUMONT : Noël rouge en Alsace (Pavillon Noir)
  • Robert REUMONT : Le crime nouveau est arrivé (Pavillon Noir)
  • Robert REUMONT : Flagrands délices au Saumur-Champigny (Pavillon Noir)
  • Robert REUMONT : Les douze coups de l’Archange (Pavillon Noir)
  • Robert REUMONT : Le Ventoux pour témoin (Pavillon Noir)

 

  • Robert REUMONT : De pages en plages (Mélibé) L’intrigue se situe en Bretagne et non pas dans une région vinicole. Voilà pourquoi il n’est pas repris dans la collection ” In vino veritas” et est publié aux éditions Mélibée.

S

  • Johannes Mario SIMMEL : On n’a pas toujours du caviar (Robert Laffont 2009) En pleine Seconde Guerre mondiale, les aventures cocasses d’un espion malgré lui dans les services secrets européens.
  • Jô SOARES : Meurtres et autres sucreries (Hurtubise 2013) Dans le Rio de Janeiro de l’immédiat avant-guerre sévit un tueur en série ayant une particularité : il ne s’attaque qu’aux femmes très grosses.
  • Rex STOUT : La sauce zingara (Fayard 1949) Le fameux de détective Nero Wolfe se rend congrès quinquennal des Quinze Maîtres, une association internationale de chefs cuisiniers. Un cadavre ne va pas tarder à faire son apparition.
  • Kalpana SWAMINATHAN : Saveurs assassines (Points 2008) Lors d’un week-end gastronomique dans une luxueuse villa de Bombay, le cadavre de l’un des convives, essentiellement des jet-setters, est découvert.

T

  • Colin THIBERT : Le festin d’Alice (Fayard 2009) Un “appartement ravioli”, dans Le jargon des flics, c’est un traiteur asiatique en chambre : normes d’hygiène inconnues, organisation féodale du travail, marmites graisseuses et cafards à discrétion.
  • TRAN-NHUT : Les travers du Docteur Porc (Philippe Picquier 2007) Ce roman de Thanh-Van Tran-Nhut s’inscrit dans la série des enquêtes du mandarin Tân, qui nous plongent avec précision et malice dans le Dai-Viêt du XVIIe siècle.

UV

Série : Enquête de Pepe Carvalho

Pepe Carvalho, le détective gourmet et philosophe de Barcelone.

  • Manuel VAZQUEZ MONTALBAN : Le labyrinthe grec (Christian Bourgois)
  • Manuel VAZQUEZ MONTALBAN : Le Quintette de Buenos Aires (Christian Bourgois)
  • Manuel VAZQUEZ MONTALBAN : Les Recettes de Carvalho (Christian Bourgois)

W

  • Minette WALTERS : Cuisine sanglante (Pocket 2001) “La Sculpteuse” est le nom donné par les journalistes à cette femme triste, morbidement obèse, retrouvée dans la cuisine avec les corps dépecés à la hache de sa soeur et sa mère.

XYZ

  • Natalie YOUNG : Assaisonnez à votre goût (Le livre de poche 2016) Lizzie Prain, femme au foyer. Elle aime cuisiner, vendre les gâteaux qu’elle prépare. Sans crier gare, elle a tué son mari d’un grand coup de pelle sur la tête. Et pour se débarrasser du corps de façon absolument définitive elle a trouvé une solution radicale.

RECETTES DE CUISINE

  • Jean-Luc BANNALEC : La cuisine bretonne du commissaire Dupin (Presses de la Cité 2017)
  • Patricia CORNWELL et Marlene BROWN : La Cuisine de Kay Scarpetta (Calmann-Levy 2002) Cinquante et une recettes très diverses figurent dans ce livre inspiré par les préparations culinaires de Kay Scarpetta, la célèbre médecin légiste qu’on retrouve dans les romans de Patricia Cornwell.
  • Robert Jullien COURTINE : Simenon et Maigret passent à table – Le cahier de recettes de Madame Maigret (La Table Ronde)
  • Philippe DI FOLCO et Claire DIXSAUT : A table avec la Mafia, 90 recettes italo-américaines (Agnes Vienot 2009) De Palerme à Manhattan, du Parrain à Il était une fois en Amérique, autant de scènes cultes que de recettes mythiques
  • Claire DIXSAUT : A table avec les Tontons, 70 recettes de bistrots (Agnes Vienot 2010) Il y a de la pomme, dans cet ouvrage. Et de la betterave, aussi. On y croise des Tontons qui défouraillent du pot-au-feu…
  • Claire DIXSAUT et Vincent CHENILLE : Bon appétit, Mr Bond (La Maison 2008) On pourrait croire que James Bond ne manga pas. Qu’il est un surhomme. Qu’il carbure au martini. C’est tout le contraire ! 
  • Claire DIXSAUT et Erick BONNIER : Les cocktails de Blake et Mortimer, 30 drinks terriblement british (La Maison 2014) Les Cocktails de Blake & Mortimer nous plongent dans l’atmosphère tellement British de la bande dessinée.
  • Jacques KERMOAL : La mafia se met à table (Babel 2000) Avec humour, il raconte ici dix rendez-vous décisifs authentiques en les illustrant des menus — bien souvent de véritables festins — qui y furent servis
  • Camilla LÄCKBERG : A table avec Camilla Läckberg (Actes Sud)
  • Arlette LAUTERBACH et Patrick RAYNAL : Le livre des alcools de la Série Noire (Gallimard)
  • Arlette LAUTERBACH et Alain RAYBAUD : Le livre de cuisine de la Série Noire (Gallimard)
  • Guillaume LEBEAU et Anne MARTINETTI : Crimes glacés – 50 recettes inspirées par des polars scandinaves (Marabout)
  • Donna LEON & Robert PIANARO : Brunetti passe à table (Points 2012) Découvrez l’authentique cuisine familiale italienne avec le commissaire Brunetti, héros des romans policiers de Donna Leon, et aussi fin limier que bonne fourchette.
  • Anne MARTINETTI et Philippe ASSET : Alimentaire mon cher Watson (Chène 2010) Anne Martinetti, nous livre une approche originale de la cuisine via l’univers d’un héros gastronome : Sherlock Holmes
  • Anne MARTINETTI et François Rivière : Crèmes & châtiments : Recettes délicieuses et criminelles d’Agatha Christie (Le Masque 2010) Parmi tous les romans d’Agatha Christie, il y en a bien une cinquantaine dans lesquels l’arme du crime n’est ni un revolver ni un poignard, mais un plat ou une boisson cachant une substance mortelle.

Focus

Anne MARTINETTI nous parle de ses livres

Le préalable à toutes mes idées de livres, c’est que je suis une gourmande… Aussi je découvre toujours dans mes lectures, les films et les séries que je regarde, quelques recettes que j’ai envie de réaliser… Et parfois, ces recettes isolées se transforment en livres, au gré des thématiques et des envies. Mon premier livre de cuisine a été inspiré par Agatha Christie – Crèmes et châtiments, recettes délicieuses et criminelles –, qui empoisonne souvent ses personnages avec des aliments délicieux, ou bien au contraire avec des spécialités anglaises qui font grimacer nos papilles (beurre de poisson, soupe aux champignons…). En réalité la cuisine anglaise est délicieuse, et j’ai récidivé avec La Sauce était presque parfaite, 80 recettes inspirées par Alfred Hitchcock, mais aussi Alimentaire, mon cher Watson, recettes inspirées par Sherlock Holmes. Désormais on me réclame ces recettes lors de démonstrations et conférences culinaires, d’un bout à l’autre de la planète. J’ai cuisiné à Hong-Kong, à Edimbourg et jusque dans la cuisine d’Agatha Christie à Greenway, près de Torquay. J’ai écrit ainsi une dizaine de livres de cuisine insolite, en collaboration ou seule, et désormais mes livres sont traduits dans une dizaine de langues.

Je passe à peu près un an sur chacun de mes livres, car il y a beaucoup de recherches préalables à la rédaction, en effet je me renseigne sur les manières de confectionner une recette que j’envisage de créer à l’époque de mon sujet d’étude – comment envisageait-on un fondant au chocolat en 1930 ? Et bien d’une manière très différente de celle d’aujourd’hui !

Sous le pseudonyme d’Anne Beddingfeld, j’ai écrit plusieurs romans policiers qui prennent souvent pour support la gastronomie, que ce soit un thème qui permette de confondre le coupable, ou bien un trait de caractère de mes personnages. Mon héroïne Beth Huntly est cuisinière de grande maison à l’époque victorienne, mon héroïne jeunesse Jo Mendès adore le beurre de cacahuètes, comme moi…

J’ai également écrit beaucoup pour les enfants, dont un livre de recettes inspirées par les Barbapapa, les contes, la Comtesse de Ségur… Ces recettes me fournissent un support très intéressant pour des interventions en milieu scolaire, où j’apprends aux enfants à cuisiner, à découvrir ce qui se cache dans leur paquet de biscuits, à devenir des consommateurs avisés et avertis. La cuisine est également une matière créative sans précédent, où il est impossible de se tromper. Mon public me montre à chaque atelier, à chaque discussion, à chaque conférence combien la cuisine est fédératrice et conductrice de culture sans frontières. Pas de barrières entre les gâteaux, en quelque sorte…

Anne MARTINETTI

4 Commentaires

  1. Super dossier ! Mais il manque le plus important, le trio fondateur : Rex STOUT , Isaac ASIMOV (oui, lui) et Ian FLEMING, qui ont inventé le genre.
    Voyez en particulier :
    Rex Stout : La sauce zingara, et, non publié en France, le premier livre de recettes policières de l’histoire du polar : The Nero Wolfe Cook Book.
    Isaac Asimov : Le club des veufs noirs
    Ian Fleming : Casino Royale, Goldfinger, Au service secret de Sa Majesté.

    On pourrait ajouter aussi les romans istanbuliotes de Jason Goodwin où son détective-eunuque partage avec nous la cuisine ottomane, et les grandes scènes culinaires (gastronomiques pour le juge, gloutonnes pour ses assistants) dans la série Le Juge Ti de Robert Van Gulick.
    De plus jeunes que moi déploreront l’absence de romans graphiques. Au moins Get Jiro I et II de Anthony Bourdain, avec son sushi chef tueur de clients énervants.

    Merci pour ce dossier !

  2. Super dossier, très complet, riche en infos, très intéressant et bien documenté. C’est un super travail.Je l’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de plaisir.
    Toutefois, je me demande s’il serait pertinent de parler de certains personnages qui, au cours de certaines de leurs enquêtes, font un break pour cuisiner. Je pense notamment au commissaire Erik Winter, personnage récurrent de Ake Edwardson; il y en a d’autres mais ce serait peut-être trop long de les citer tous…
    En tout cas, merci encore pour ce magnifique dossier.

  3. Je pense également à l’inspecteur Lojacono qui, chaque soir, se régale des spécialités préparées à son intention par son amie Letizia, propriétaire de la trattoria la plus fameuse de Naples.

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