Patrick BAUWEN : La nuit de l’ogre

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France
Patrick BAUWEN - La nuit de ogre
La Nuit de l'ogre
  • Éditions Albin Michel le 9 mai 2018
  • Pages : 496
  • ISBN : 9782226436375
  • Prix : 22,00 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.

L’AVIS DE YANNICK P.

Avec La Nuit de l’Ogre, Patrick Bauwen signe le retour fracassant de Chris Kovak, médecin urgentiste. Il a aimé deux femmes. L’une est morte. L’autre l’a quitté. Kovak est perdu dans ses pensées sombres. La mort et son métier le hantent.

3 actes fondateurs de ce très bon thriller.

  • Une autostoppeuse dépose à Kovak, un sac de vêtements pleins de sang et au fond de ce sac surgit un bocal. Il est rempli de liquide dans lequel baigne une tête humaine. Kovak est à mille lieux de se douter qu’il va susciter l’intérêt d’un étrange homme portant un Chapeau Melon.
  • Kovak part à la recherche de Justine, la fille de sa surveillante générale Greta Van Grenn.
  • Une jeune femme est découverte agressée dans des couloirs désaffectés du métro. L’équipe du site Évangile dirigée par le commissaire Armando Batista ne sait pas qui elle est, ni d’où elle vient. Elle a été laissée pour morte. Une phrase étrange perturbe le lieutenant Audrey Valenti, l’ex juge d’application des peines qui a rejoint la capitaine Louise Luz. « Je vous ai observés. »

Commence alors une poursuite après l’Ogre, Orcus, dans les sous-sols de Paris. Mais ce coin est le domaine de chasse exclusif du Chien. Personne ne pénètre le territoire de ce dernier sans le réveiller.

La Nuit de l’Ogre permet à Patrick Bauwen de nous offrir un page-turner à l’écriture  addictive. Le lecteur retrouve une partie des personnages de son précédent thriller, Le Jour du Chien. Valenti, Batista et bien entendu le Chien. Ils ont évolué, souffrent de quelques névroses. Ils sont accompagnés d’une ribambelle de personnages secondaires, riches et pas forcément attachants.

Ce second volet, est pour l’auteur, cet urgentiste diablement attachant, l’occasion de poser une ambiance glauque, apte à faire monter l’angoisse, le stress. Il maîtrise ce rythme et se plait à nous balader dans ce milieu hospitalier qu’il connait bien ainsi qu’à travers les confréries d’étudiants dont il a usé. Son livre est parsemé d’anecdotes vécues, d’infos médicales, le tout sans jamais être pesant. Bien au contraire. C’est vif et plaisant.

Patrick tourne et retourne la mort. A travers les yeux de Kovak, du Chien et des autres personnages, elle est à la fois, terrifiante et bouleversante, parfois  naturelle ou abominable.  La mort existe. Elle est terrifiante et elle frappe n’importe où.

De plus en plus enquêteur au détriment de son métier, Chris Kovak possède ce chromosome de l’insoumission. Il faut au moins cela pour affronter deux tueurs et pour remonter aux sources, à la genèse du Chien. Ce roman est saisissant et fascinant. Après le jour vient la nuit. Elle est obscure, mystérieuse et inquiétante. Vivement le Midi de l’Agneau.

 

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