Patrick BAUWEN : La nuit de l’ogre

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Patrick BAUWEN : La nuit de l'ogre
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Présentation Éditeur

Après une nuit de garde aux urgences, le docteur Chris Kovak prend une étudiante en stop. Celle-ci, blessée et apeurée, s’enfuit en abandonnant un sac. À l’intérieur : une tête humaine dans un bocal de formol. Dans le même temps, le lieutenant Audrey Valenti, membre de la brigade des crimes du métro, enquête sur une terrifiante agression dans un tunnel désaffecté.

Qui sont ces victimes ? Quel est leur lien avec le docteur Kovak ?

Entrainés dans l’univers des fraternités secrètes de médecine et des amateurs de photos post-mortem, Kovak et Valenti vont découvrir un adversaire inimaginable. Un monde où la mort est un art. Et où vous pourriez être la prochaine victime.

Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.

Origine France
Éditions Albin Michel
Date 9 mai 2018
Éditions Le Livre de Poche
Date 24 juin 2020
Pages 576
ISBN 9782253259954
Prix 8,70 €

L'avis de Yannick P.

Avec La Nuit de l’Ogre, Patrick Bauwen signe le retour fracassant de Chris Kovak, médecin urgentiste. Il a aimé deux femmes. L’une est morte. L’autre l’a quitté. Kovak est perdu dans ses pensées sombres. La mort et son métier le hantent.

3 actes fondateurs de ce très bon thriller.

  • Une autostoppeuse dépose à Kovak, un sac de vêtements pleins de sang et au fond de ce sac surgit un bocal. Il est rempli de liquide dans lequel baigne une tête humaine. Kovak est à mille lieux de se douter qu’il va susciter l’intérêt d’un étrange homme portant un Chapeau Melon.
  • Kovak part à la recherche de Justine, la fille de sa surveillante générale Greta Van Grenn.
  • Une jeune femme est découverte agressée dans des couloirs désaffectés du métro. L’équipe du site Évangile dirigée par le commissaire Armando Batista ne sait pas qui elle est, ni d’où elle vient. Elle a été laissée pour morte. Une phrase étrange perturbe le lieutenant Audrey Valenti, l’ex juge d’application des peines qui a rejoint la capitaine Louise Luz. « Je vous ai observés. »

Commence alors une poursuite après l’Ogre, Orcus, dans les sous-sols de Paris. Mais ce coin est le domaine de chasse exclusif du Chien. Personne ne pénètre le territoire de ce dernier sans le réveiller.

La Nuit de l’Ogre permet à Patrick Bauwen de nous offrir un page-turner à l’écriture  addictive. Le lecteur retrouve une partie des personnages de son précédent thriller, Le Jour du Chien. Valenti, Batista et bien entendu le Chien. Ils ont évolué, souffrent de quelques névroses. Ils sont accompagnés d’une ribambelle de personnages secondaires, riches et pas forcément attachants.

Ce second volet, est pour l’auteur, cet urgentiste diablement attachant, l’occasion de poser une ambiance glauque, apte à faire monter l’angoisse, le stress. Il maîtrise ce rythme et se plait à nous balader dans ce milieu hospitalier qu’il connait bien ainsi qu’à travers les confréries d’étudiants dont il a usé. Son livre est parsemé d’anecdotes vécues, d’infos médicales, le tout sans jamais être pesant. Bien au contraire. C’est vif et plaisant.

Patrick tourne et retourne la mort. A travers les yeux de Kovak, du Chien et des autres personnages, elle est à la fois, terrifiante et bouleversante, parfois  naturelle ou abominable.  La mort existe. Elle est terrifiante et elle frappe n’importe où.

De plus en plus enquêteur au détriment de son métier, Chris Kovak possède ce chromosome de l’insoumission. Il faut au moins cela pour affronter deux tueurs et pour remonter aux sources, à la genèse du Chien. Ce roman est saisissant et fascinant. Après le jour vient la nuit. Elle est obscure, mystérieuse et inquiétante. Vivement le Midi de l’Agneau.

L'avis de Yannick S.

« Je ne savais pas que j’avais la permission de tuer, de mutiler
Tu voulais plus sombre
Me voici
Je suis prêt. » -Leonard Cohen-

Après le 1er volet s’intitulant « Le jour du chien », voici le 2nd dans lequel l’auteur Patrick Bauwen nous plonge dans une atmosphère étouffante avec une maîtrise chirurgicale !

Chris KOVAK, médecin urgentiste à Paris enchaîne les nuits lorsqu’il est contraint par sa supérieure de rentrer chez lui pour prendre un peu de repos bien mériter.
Alors qu’il arrive au niveau du parking de l’hôpital, une jeune femme en détresse vient le trouver, lui demandant de démarrer sa voiture au plus vite…

Un visage marquant : une hétérochromie
Une morsure à la main
Un sac étrange oublié par la jeune femme et à l’intérieur… une tête humaine dans un bocal rempli de formol 😱
Qui était cette fille ?

KOVAK qui donne aussi des cours à la fac de médecine se lance dans une recherche des plus périlleuses lorsque parallèlement une victime est agressée dans les sous-sols parisiens.

L’enquête débute : une femme attaquée par des rats ?
« JE VOUS AI OBSERVÉS »
Le commissaire BATISTA et son équipe ne sont pas au bout de leurs surprises…

L’obsession de KOVAK à découvrir la vérité mais y arrivera t-il seul ?
« Où se trouve ma tête » dit l’homme au Chapeau Melon…

Une identité secrète, normal quand on tue les gens ?
Est-il un psychopathe ?

Une lame plantée dans la tête…
« TU ASPECTUS ES »
Une sensation réellement effrayante risque de vous saisir!

Amis, puissiez ne pas faire de ce rideau rouge qui tombe votre dernier tableau😱

« Cours, mon petit chiot, cours… »

L'avis de Léa D.

J’avais lu le premier tome des aventures de Chris Kovak dès sa sortie, mais je suis un peu en retard pour les suivants. Surtout en sachant que ce deuxième tome a eu le temps de sortir en poche, et que le troisième tome est paru il y a peu en grand format !

Chris Kovak est toujours médecin. Mais, après les événements survenus dans Le Jour du Chien, il a déménagé, ne se nourrit que de plats à réchauffer, et boit beaucoup trop. Après une journée de travail, il se préparait à rentrer chez lui lorsqu’une jeune femme s’installe dans sa voiture et lui demande de la conduire plus loin dans la ville. Sauf que la jeune femme finit par s’échapper de la voiture, en laissant un sac derrière elle… Dans ce sac : du sang et une tête humaine dans un bocal. Interpellé, Kovak décide de mener l’enquête, quitte à y laisser des plumes. Surtout que la jeune fille n’est pas une totale inconnue.
Dans le même temps, Audrey Valenti, que nous avons connu en tant que juge et amie de Kovak dans Le Jour du Chien, est devenue lieutenant de police, sous les ordres de Batista. L’équipe à laquelle elle appartient est appelée pour une agression dans les souterrains du métro. Évidemment, son enquête et celle de Kovak sont se croiser et se relier…

J’étais très curieuse de retrouver Chris Kovak dans La Nuit de l’Ogre, qui promettait péripéties et rebondissements ! Surtout que nous pouvons retrouver Audrey Valenti, un personnage que j’apprécie énormément, et que nous allons pouvoir en découvrir un peu plus sur le personnage du Chien, à la fois intrigant et dangereux.

Avec La Nuit de l’Ogre, Patrick Bauwen nous entraîne plus loin et plus profond dans la psyché de Kovak. Il sombre peu à peu, il carbure à l’alcool et aux médicaments, et n’hésite pas à se mettre en danger pour résoudre son enquête. Kovak est une personne qui a l’habitude noyer son chagrin dans le travail, il a une immense curiosité pour les problèmes qui se présente à lui, qu’ils soit médicaux ou sociaux. Il ne perd pas de temps à aider les personnes qui se présente à lui, malgré le danger et la police qui s’agace souvent de la présence de ce fouineur. En perdant sa femme, puis sa relation avec Audrey s’étant achevé, Kovak est un homme seul, qui n’a plus grand-chose auquel se raccrocher. Il est souvent sombre, presque inquiétant, survolté… Mais aussi attachant, avec ses forces et ses faiblesses, toujours son envie d’aider ceux qui l’entoure, que ce soit les patients à l’hôpital ou ses proches.

Outre le portrait très réussi de Kovak et des personnages secondaires, j’ai particulièrement aimé le thème central de La Nuit de l’Ogre : celui de la mort. Que ce soit à travers les décès de patients à l’hôpital, mais aussi grâce à certaines personnes que rencontre Kovak au cours de son enquête, comme des légistes, des « garçons d’amphi » c’est-à-dire les personnes qui travaillent comme assistant mortuaire ; ou encore les personnes prenant les morts en photo. Sans conteste un des moments qui m’ait le plus marquée dans ce roman ! Au XIXème et XXème siècle, il était d’usage de prendre en photo les personnes récemment décédés, pour accompagner le processus de deuil et pouvoir garder un dernier souvenir du défunt. Ce genre de métier n’existe plus actuellement, mais la mort et ses dérives fait toujours frissonner, ce qui pousse parfois certaines personnes à s’introduire dans les morgues, à voler ou acheter des photos de gens décédés…

La Nuit de l’Ogre est un livre qui m’a énormément plu, que ce soit par le traitement des personnages ou les thèmes abordés.

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