Carl PINEAU : Nuits Nantaises – 03 – Le nantais

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Carl PINEAU - Nuits Nantaises - 03 - Le nantais
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Présentation Éditeur

Nantes, à l’aube des années  2000. Greg  Brandt, enquêteur retraité, s’occupe de sortir des drogués de l’enfer… Cette mission dérange les dealers, le milieu nantais et certains cadres de la Crim’. Une jeune policière est assassinée, puis c’est aux proches de l’ancien flic que l’on s’attaque. Raison de ce déchaînement de violence : soixante-dix kilos d’héroïne volés au 36, quai des Orfèvres…

Le Nantais est le troisième et dernier opus des Nuits nantaises. Cette trilogie est constituée d’intrigues policières autonomes se déroulant durant les décennies 80, 90 et 2000. Découvrez L’Arménien et le Sicilien, les deux premiers titres de cette passionnante saga nantaise, mais pas que…

Origine Flag-FRANCE
Éditions Lajouanie
Date 5 juin 2020
Pages 275
ISBN 9782370471543
Prix 18,00 €

L'avis de Lucie Merval

Après « L’Arménien » et « Le sicilien », Carl Pineau clôt avec brio cette trilogie des Nuits Nantaises.

Un opus bien plus sombre à mon avis que les précédents, reflet d’un monde en pleine mutation. Les vieux bandits du milieu sont peu à peu remplacés par des jeunes motivés par le fric facile et la violence gratuite. C’est dans le contexte tendu de 2005, où peu à peu les quartiers, les banlieues s’embrasent qu’on retrouve Greg Brandt, flic retraité désormais. (Personnage découvert dans le 1er opus des Nuits Nantaises mais si vous ne l’avez pas lu, cela ne gêne pas la compréhension) Il œuvre désormais dans le milieu associatif pour venir en aide aux drogués.

Pour ma part, c’est comme des retrouvailles avec un vieil ami qu’on n’aurait pas vu depuis des années. Rangé des affaires, Greg ? Flic un jour, flic toujours. Il va l’apprendre à ses dépens. A vouloir faire la lumière sur l’assassinat d’une policière liée à la disparition de 70 kilos d’héroïne, il va engendrer une série de réactions en chaîne qui va toucher tous ceux qui lui sont chers. Il y a une scène d’une violence…. Mais il ira jusqu’au bout, considérant qu’il n’a plus rien à perdre.

La narration à la première personne renforce l’empathie que l’on éprouve pour ce personnage complexe et attachant. Les seconds rôles ont aussi une belle épaisseur.

On dévore les chapitres sans s’en rendre compte, essayant désespérément de dénouer le canevas d’interactions entre les différentes bandes prêtes à tout pour mettre la main sur cette drogue…

Rythmé et plein de rebondissements, ce texte est une très belle réussite !

L'avis de Yannick P.

Pour ce 3ème opus avec Greg Brandt, nous nageons dans les années 2000.

Le nantais fatigue. Brandt n’est plus qu’un ancien flic qui tente comme il peut de sauver quelques drogués avec sa petite association. La vie lui a échappé. Pourtant, il ne s’est pas résigné. Il officie comme il peut, finit sa guerre contre la dope. Dehors, les banlieues s’échauffent suite à la mort de deux ados, Benna et  Traoré, soixante-dix kilos d’héroïne ont disparues du 36, une jeune flic retrouvée morte. La banlieue de Nantes n’échappe pas à la règle. C’est toujours le même affrontement, flics et dealers, les anciens collègues et les nouveaux petits caïds branleurs. Malgré tout, rien n’est comme avant.

Définitivement, l’atout de Carl est de savoir donner corps à son personnage, Brandt. Faire évoluer son flic sur une trentaine d’années en n’omettant jamais de lui coller une touche d’humanité dans le dos, n’est pas une chose aisée. Carl a réussi. En 2005, Greg Brandt est inapte à son époque, relégué comme les vieux truands aux manuels d’histoire. Parcourir ces huit jours auprès de Greg, c’est continuer à en apprendre sur lui. Tantôt victime, tantôt acteur, il est un héros atypique. Mais tout ancien flic qu’il est, Brandt est toujours animé par un foutu sens de la justice.

Avec ce 3ème volet, Carl fait preuve d’une vraie maturité dans l’écriture. J’évoquais cela dans l’Arménien, c’est encore plus vrai ici. Son intrigue est solide, ses personnages prennent du relief. Chacun est à l’image de son époque. Le banditisme évolue. Les truands aussi, avec eux, les trafics et la violence. L’écriture devient vive, parfois rude et les images souvent réalistes.

Les nuits nantaises se referment. Ce fut une belle balade. Un remerciement aux éditions Lajouanie.

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Serial Lecteur à la quarantaine tassée addict au roman noir" pour le reste, père aimant de 2 ados, marketeur de profession et amateur de whiskys, vins et de cuisine conviviale

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