Stéphanie de MECQUENEM : Trouble

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France

INFOS ÉDITEUR

Stephanie de MECQUENEM - Trouble
Trouble

Parution aux éditions Lajouanie en février 2017

Tiphaine Dumont, française établie au Québec et fraîchement nommée coroner est chargée d’une enquête sur une série de suicides touchant des étudiantes victimes de cyber-harcèlement. Deux hommes l’assistent dans cette tâche apparemment banale : un sémillant procureur qui ne la laisse pas indifférente et Sir James Jeffrey, un retraité anglais à l’humour terriblement british. Cet improbable et cosmopolite trio ne va pas tarder à découvrir qu’un meurtrier profite très intelligemment de la vague de dépression qui agite le campus de l’université de Montréal…

L’auteur s’est inspiré d’un fléau frappant la jeunesse occidentale  : le harcèlement par Internet. De ses terribles conséquences : vague de suicide, épidémie de dépression, abandon d’études en série, Stéphanie de Mecquenem a tiré un roman à suspense trépidant. La psychologie des personnages, héros, victimes ou seconds rôles est savamment travaillée et l’on passe sans cesse mais avec délectation de l’ambiance angoissante d’une fac bien mortifère à l’atmosphère rassurante d’une demeure, l’antre de Sir Jeffrey, qu’Agatha Christie aurait sans aucun doute appréciée.

(Source : Lajouanie – Pages : 368 – ISBN : 9782370470362 – Prix : 19,00 €)

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Quelle joie immense en tant que lecteur de retrouver ce très sympathique duo d’enquêteurs que sont Tiphaine Dumont et Sir Jeffrey… Quatre ans à patienter pour lire à nouveau la plume très agréable de Stéphanie de Mecquenem, mais ça valait le coup d’attendre, cette nouvelle enquête est excellente à découvrir et à lire !
 Cette fois Tiphaine et Sir Jeffrey vont avoir fort affaire avec la résolution du suicide d’une jeune adolescente, victime de cyber-harcèlement (un sujet malheureusement d’actualité) et découvrir que ce premier décès n’est pas le premier… Notre duo de fins limiers va, pour cette enquête, avoir l’assistance d’un jeune procureur qui ne va pas laisser indifférente notre chère Tiphaine mais qui saura très professionnelle, consciencieuse comme elle est.

Une enquête parsemée d’embûches : mais en même temps, nos enquêteurs ont l’habitude de se démener pour cela et ils savent surmonter les obstacles quand il le faut. Si cette résolution d’enquête est moins dépaysante et exotique dans la destination, celle-ci n’en est pas moins passionnante et exaltante. Rebondissements, une bonne dose de suspens, une intrigue bien menée d’un bout à l’autre et sur un bon rythme et l’auteure ne néglige pas pour autant le côté humain de ses personnages que l’on apprécie énormément. Car, comme pour beaucoup de romans policiers, les auteurs qui font ressortir le côté humains de leurs héros de papier m’intéressent tout particulièrement. Au-delà de l’enquête policière, il y a avant tout des personnes et c’est quelque chose qui compte beaucoup en tant que lecteur de ce genre.

Donc pour reprendre la tagline de cette excellente maison d’édition, vivier de talents d’écriture (que nous connaissons bien chez la team Zonelivre), c’est un roman policier mais pas que…

Vous pouvez retrouver sur Zonelivre notre chronique sur le précédent roman de l’écrivain intitulé « le silence des cris » et il y a aussi la première enquête de ce sympathique : « Mauvais sang »…

Avec tout ça, si cela ne vous donne pas envie de découvrir l’écriture de Stéphanie de Mecquenem…


L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Sur le coup, quand Jean-Charles Lajouanie m’a filé le bouquin en me disant :

Tiens, essaie celui-là, ça se passe au Québec…

Je me suis dit bof, pour moi le Québec égale -30° degrés l’hiver, donc Trouble, un livre sur le Ricard© servi avec de l’eau trop froide, et perso, je ne bois pas de saloperie anisée… mais par politesse et respect envers son grand âge, et aussi parce que le gars m’édite, j’ai dit :

—  Merci, c’est gentil, je vais le lire…

Donc si tu lis cette chronique, c’est que je l’ai lu, et ben je me suis planté, en aucun cas le livre ne parle du célèbre apéritif sudiste. Non, c’est l’histoire de Tiphaine Dumont, une française qui vit là-bas. Elle vient juste d’être nommée coroner et doit enquêter sur une série de suicides… La suite du résumé, tu prends le quatrième, je n’aime pas faire une chronique pour parler de l’histoire en elle-même, je préfère ce que je ressens à la lecture, c’est ça que j’aime partager.

C’est un bon roman à suspens, bien écrit qui prend le temps de poser les personnages, les actions, et tutti quanti, comme il y en a pas mal d’autres… mais Stéphanie a su se démarquer et fortement m’intéresser, car j’avoue, quand c’est trop long, souvent je lâche l’affaire. J’aime quand ça percute, les grandes descriptions et autres, ce n’est pas mon truc, chacun ses goûts.

Mais parfois certains auteurs savent vous ferrer, ils plantent doucement l’hameçon d’une ligne de fond dans votre curiosité et vous fond traverser leur livre. Ce qui m’a tenu en haleine c’est le sujet : Les conséquences du harcèlement, une photo intime postée sur des réseaux sociaux, une réputation que l’on fait à une jeune fille sur la toile.

Un sujet brulant d’actualité, on a tous vu, lu des faits divers sordides de ce style… et je dois avouer que Stéphanie maitrise bien le sujet, sans jamais sombrer dans le pathos, on suit l’enquête ses jeunes filles… On s’en que le sujet l’a touché, il y a comme une forme de « reportage » dans ce livre, comme une cause plaidée. On reconnaît l’avocate qui vit encore dans l’auteure.

Une mention spéciale pour l’idée de mettre à la fin la recette du gâteau à la carotte et du cocktail de madame Moretti.

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