Stéphanie de MECQUENEM : Le silence des cris

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France

INFOS ÉDITEUR

Stephanie de MECQUENEM - Le silence des cris
Le Silence des Cris

Parution aux éditions Edilivre en février 2012

Qui tue ces jeunes femmes ? Le doute et la peur envahissent les habitants le long de cette route de plusieurs centaines de kilomètres dans le Grand Nord Canadien. De nombreuses jeunes Amérindiennes disparaissent ou sont retrouvées curieusement mutilées sans que les autorités ne réagissent. Le mystère perdure jusqu’à ce que, enfin, la nouvelle coroner en chef, le Dr Maryse Tremblay, s’intéresse à l’affaire et décide de confier l’enquête à un duo de choc : Tiphaine Dumont, jeune avocate française fraîchement nommée coroner, et Sir James Jeffrey, épigraphiste anglais à la retraite et au flegme tout britannique dont l’érudition sera mise à rude épreuve.

Inspiré d’un fait divers réel, voici un nouvel opus des enquêtes de Tiphaine et Sir Jeffrey mêlant habilement suspense, humour glacial et aventure qui vous conduira cette fois des buildings de Montréal aux confins du Grand Nord Canadien.

(Source : Edilivre – Pages : 206 – ISBN : 9782332471857 – Prix : 19,50 €)

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

De jeunes femmes amérindiennes disparaissent et la police ne fait rien, ne s’en soucie guère ?

Qu’a cela ne tienne, notre sympathique duo d’enquêteurs composé de Tiphaine Dumont, jeune avocate devenue nouvelle coroner et Sir Jeffrey, spécialiste des symboles et écritures anciennes vont sur ordre de la justice canadienne enquêter à leur tour et sont décidés fermement à faire la lumière sur ces disparitions inquiétantes…

S’inspirant de faits divers relatant les disparitions non élucidées de jeunes femmes indiennes, la romancière nous emmène dans les plaines enneigées du Grand nord canadien, à la rencontre des peuples autochtones qui font partie intégrante du pays canadien et ce dans des endroits très reculés.

Quel plaisir de retrouver ce chouette duo : Tiphaine, remise de son récent divorce (son ex mari menait une double vie – voir le 1er roman de l’auteur « Mauvais sang ») a pris du galon dans ses fonctions et assume désormais celles de nouvelle coroner à Montréal, accompagnée comme toujours de Sir Jeffrey, vieil anglais à la retraite et épigraphiste de talent dont les qualités de spécialiste en écritures avaient fait mouche lors de leur 1re enquête au sein des plaines légendaires du Mexique. Secondés solidement par un policier du pays, tous deux vont mettre toutes leurs capacités à résoudre les disparitions et surtout les meurtres affreux de ces jeunes femmes, dont personne ne s’inquiétait qu’elles aient disparues sans donner de nouvelles à quiconque. Tiphaine et le vieil anglais vont etre confrontés à un assassin pervers et machiavélique dont ils ne vont même pas soupçonner l’existence.

Ce qui est formidable dans ce roman, c’est l’ambiance dans laquelle on baigne tout au long de la lecture : la romancière ne se perd pas en détails scabreux, ni utilise de moyens pour instaurer une ambiance morbide (malgré l’horreur des meurtres) car ce polar à ambiance froide nous fait voguer à la fois dans le roman policier, le roman d’aventures, et pour cette fois ci, effleure de fort belle manière le domaine de l’ésotérisme par le biais d’écritures mystérieuses retrouvées sur les corps meurtris des jeunes défuntes. C’est Sir Jeffrey qui va s’en donner à coeur joie pour résoudre ce nouveau mystère et pourtant, malgré ses connaissances, il sera lui même perdu face à ses terribles découvertes.

Le lecteur exigeant que je suis, aime avoir son compte de frissons et de sensations fortes mais les romans de Stéphanie de Mecquenem savamment écrits, suffisent largement à me contenter au niveau des sensations éprouvées pendant la lecture car son talent d’écrivain réside dans sa facilité à nous faire voyager dans les différents genres cités plus haut et c’est ce qui rend son 2e polar très attrayant à la lecture.

Une petite mention spéciale pour le titre du roman, très original opposant les mots « silence » et « cris » et c’est un titre qui prend encore plus son véritable sens, une fois que l’on a lu les premières pages de ce nouveau roman.

A la fin de ma lecture, je me suis posé une seule et unique question, identique à celle que je me posais quand adolescent, je sortais de ma salle de ciné après un nouvel opus des aventures d’Indiana Jones : « A quand le prochain ? »

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