Samuel SUTRA : Série Tonton – Tome 4 – Le bazar et la nécessité

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France

Le Bazar et La Nécessité

INFOS ÉDITEUR

Samuel SUTRA - Serie Tonton - Tome 4 - Le bazar et la necessite
Le bazar et la nécessité – Tonton sème le doute

Parution aux éditions Flamand Noir en aout 2014

Tu sais ce qu’il y a de bien avec les mômes ? Non ? Tonton non plus. Il cherche encore. Faut dire que son gamin, c’est pas un simple. Qu’il se pointe dans la vie de son père avec trente ans de retard sans préavis passerait encore. Mais qu’en pleine rébellion, le marmot se mette en tête de faire raccrocher les gants à son truand de père, là, on passe un cap ! Un honnête, qu’il veut en faire de son putatif ! Je ne veux pas t’en dévoiler trop sur cette histoire, mais j’en sais assez long pour te dire que le plus rebelle des deux n’est pas celui qu’on croit et que le roi de la truande est bien décidé à rappeler au fiston qu’à la maison, c’est Tonton qui commande !

(Source : Flamant Noir – Pages : 171 – ISBN : 9781093363005 – Prix : 15,00 €)

L’AVIS DE LAETITIA

Le Bazar et la Nécessité ou le retour de Tonton en forme comme jamais.

Évidemment, on s’connait maintenant Tonton, la bande de déconnectés et moi. Quand je commence à le lire ce numbeur 4, je ne fais que retrouver des potes qui je le reconnais m’avaient bien manqué.

Et même que j’ajoute que j’étais certaine que je m’y sentirais encore mieux qu’au numbeur 3.

Parce que depuis que je le côtoie le taulier, ben j’le trouve meilleur à chaque fois.

Bon, ok, de quoi qu’je cause me diront ceux qui débarquent dans le milieu très fermé de la truande à la Sutra ?

Tonton, c’est le baron de la truande, l’empereur de la fauche, faudrait le labelliser.

« Un homme hors du temps, qui était parvenu à se faire une réputation presque posthume alors qu’il n’avait pas encore cassé sa pipe. »

Autour de cette légende encore vivante, on retrouve une équipe dévouée et sans comparaison aucune à n’importe quelle autre. Ai-je encore besoin de les présenter ? Euh, en fait t’as qu’à lire mon avis sur « Akhänguetno et sa bande », z’y sont tous !

Mais cette fois, Tonton qui était tenté de raccrocher pour une retraite bien méritée se voit attribuer un moufflet de 30 piges. Tonton papa ! Non, papa Tonton, enfin, Tonton serait papa. La tuile ? On peut l’dire comme ça si l’on tient compte du fait que ce gniard n’est pas tombé du bon côté de la grille carcérale. Le fils de l’illustre Tonton est un flic et ce flic veut sa peau…

La donne est changée, ça reprend du service pour notre plus grand plaisir !

Un polar où tu ris, t’en pleures même ! Que même je dirais un polar intelligemment drôle. Préfacé par Patrice Dard tout de même, ça devrait te donner une piste !

Un polar où tu t’émotionnes aussi. Oui, tiens ! Ça c’est nouveau.

«(…) J’atteins en rafale, moi. Je pêche à la grenade. Un regard de braise comme le mien, les Romains n’auraient pas eu besoin de saler Carthage, un coup d’œil et je réglais le problème. Même celle qui ferme les paupières se retrouve avec les rétines brûlées. »

« – Pardon, Boss. Honnête, c’est un peu rude. Mes mots ont dépassé ma pensée…

– C’est pas dur, vu la vitesse à laquelle tu penses ! »

« Moi, à son âge, j’avais déjà un casier qui annonçait complet, j’avais plus œuvré pour la jurisprudence du Code pénal que n’importe quel malfrat de l’époque ! Les deux cents pages que prenait le Dalloz entre deux éditions, on les devait presque toutes à bibi ! Moi, j’ai réussi. »

Une ambiance nouvelle aussi, genre polar américain des années 60.

« Il écarta d’un geste lent le pan de sa gabardine… » pour aller rejoindre le bureau d’un détective privé « Affalé dans un fauteuil en cuir, assez haut pour le camoufler jusqu’aux épaules (…) La fumée d’un cigare dansait en contre-jour devant l’immense fenêtre donnant sur la rue ».

Ou encore, des scènes d’anthologie dans un train couchette quand « La main gantée de cuir venait de saisir de deux doigts délicats la poignée du signal d’alarme. » Tu le vois le gros plan noir et blanc sur cette main gantée ?

Un polar très visuel donc.

Et je passe sous silence la scène du train couchette classée X qui deviendra culte, j’en ai la certitude.

Je m’arrête là parce que je sais qu’un avis de lecture trop long, on le lit pas… et j’me suis freinée là hein !

Ne tergiverse pas trois plombes… lis-le !

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