Ross MACDONALD : Le corbillard zébré

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Ross MACDONALD : Le corbillard zébré
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Présentation Éditeur

L’avenir sourit à Harriet Blackwell. À vingt-quatre ans, elle est sur le point d’hériter d’un demi-million de dollars et compte épouser un peintre désargenté dont elle est éperdu- ment amoureuse. Seulement, son père, le colonel Blackwell, se méfie. Autoritaire et plein de certitudes, il charge Lew Archer d’en apprendre davantage sur le prétendant de sa fille, avec la ferme intention de le discréditer. Et justement, certains éléments troublants donnent de bonnes raisons de s’inquiéter. Mais Harriet Blackwell n’a pas l’intention de se laisser dicter sa conduite par son père, et bientôt le couple disparaît.

OrigineEtats-unis
ÉditionsFayard
DateJanvier 1964
Éditions10/18
Date29 mai 1998
ÉditionsGallmeister
Date7 janvier 2021
TraductionJacques Mailhos
Pages336
ISBN9782351787298
Prix10,00 €

L'avis de Stanislas Petrosky

Gallmeister continue d’exhumer les grands textes de la littérature noire américaine.

Avec Le corbillard zébré, The Zebra-Striped Hearse, de son blase original, tu découvres, ou retrouves, le détective Lew Archer.

Archer est apparu pour la première fois en 1946, dans la nouvelle Find the Woman parue dans Ellery Queen’s Mystery Magazine. Il a fallu attendre 1949 pour que le privé déboule dans un polar The Moving Target, et encore, ça c’est pour les Ricains, en France ce fut 1954. Ce premier tome des aventures de ce détective a d’ailleurs été réédité par Gallmeister en 2012 sous le titre Cible mouvante.

Mais revenons à nos moutons, enfin à notre zèbre…

Si tu ne le connais pas Archer est un privé dans la veine de Marlow, le héros de Raymond Chandler. À la différence que Archer est plus « humain », il compatit, comprend, que ce soit les familles des victimes, mais aussi les accusés.

Souvent, et c’est le cas dans ce roman, il est confronté à la bourgeoisie ricaine, lui qui aurait plus des tendances du côté des Démocrates, se retrouve souvent embauché par des Républicains…

Cette fois-ci, c’est le colonel Blackwell, un militaire à la retraite, raide comme la justice, qui fait appel à Archer. Sa fille âgée de vingt-quatre carats, toute prête à hériter d’un demi-million de dollars, s’est entichée d’un artiste ! Pense donc, un peintre bohème sans le sou, Blackwell n’aime pas ça ! Alors il demande à Lew de fouiller, un type comme ça ne peut pas être net…

Larcher fouine, tel un ratier, il creuse, déterre des cadavres… Mais qui sont ces macchabées ? Qui les a occis ? Rien n’est certain, et Archer n’a pas pour habitude d’avoir des certitudes…

C’est du bon vieux polar à l’ancienne, le genre que tu lis dans ton canapé avec un bon rhum, voir un excellent whisky tourbé et un cigare. Est-ce les vapeurs éthyliques du Bayou Spiced ou la fumée du Roméo & Juliett 1 000 fleurs, mais je lui trouve un côté Columbo à Archer, me demande si Richard Levinson et William Link ne se sont pas inspirés de ce personnage pour créer le leur…

Il reste encore à Gallmeiter huit tomes de la série Lew Archer à retraduire et rééditer, je les attends de pied ferme !

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