Maxime CHATTAM : Un(e)secte

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Maxime CHATTAM - Un(e)secte
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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ?
Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.

Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.

Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.

Origine France
Éditions Albin Michel
Date 30 octobre 2019
Pages 480
ISBN 9782226319494
Prix 22,90 €

L’AVIS DE CLÉMENCE

Après avoir constaté maintes déceptions à la sortie du livre de Maxime Chattam, Le signal, j’avais quelques appréhensions quant à ce dernier opus.
Et bien, il n’en est rien puisque j’ai retrouvé, avec bonheur, le Maxime Chattam de La trilogie du mal. QUEL BONHEUR !

Et les personnages dans tout ça …

J’ai rencontré avec joie un nouveau personnage, Atticus Gore, que j’ai pris plaisir à découvrir au fur et à mesure des pages. Un flic homosexuel loins des clichés standards des personnages de thriller. Fan de Métal, il vous surprendra de pages en pages.
Avec Kat Kordell, détective privée, ils formeront un duo rafraîchissant et attendrissant ! Et quelque chose me dit que nous les retrouverons dans d’autres enquêtes…

L’auteur explore une phobie bien répandue. En effet, le monde des insectes est ici au centre de l’histoire.
Rampante, volante, grimpante, elles seront toutes là sans exception.
Vous avez tous un jour eu des démangeaisons rien qu’à voir ces petites bébêtes. Et bien, je vous rassure, ou pas, vous en aurez tout au long de cette lecture !
Ça va vous titiller, vous chatouiller !Un bonheur pas vrai ?!
Les petites bêtes vont grimper au même rythme que la tension du lecteur…

Entre NY et LA, meurtres et disparitions se mêlent. Je n’en dirai pas trop sur la forme pour ne pas risquer de trop en dévoiler.

En bref…

Avec ce thriller, Maxime Chattam va reconquérir ses lecteurs de la premier heure. Il a l’art et la manière de nous tenir en haleine !

J’ai adoré cette lecture où le côté scientifique est présent. On en apprend sur ces petites choses, même si petit bémol j’aurai aimé en savoir encore plus !

L’auteur vous emmène là où le pouvoir et l’argent rendent la folie encore plus destructrice.

L’AVIS DE LÉA D.

Comme d’habitude, à chaque fois que sort un nouveau roman de Maxime Chattam, je ne peux pas le manquer !

Dans Un(e)secte, nous allons suivre deux personnages : le détective Atticus Gore et la privée Kat Kordell. Le premier enquête sur un meurtre extrêmement dérangeant impliquant des insectes, tandis que la deuxième recherche une jeune femme disparue. De fil en aiguilles, on va s’apercevoir que les deux enquêtes ne sont pas si différentes, et que les insectes pourraient être la clef de tout…

Mes favoris de Maxime Chattam restent les romans de la Trilogie du Mal (une valeur sûre!), mais Un(e)secte est également excellent, que ce soit au niveau de l’intrigue, des personnages ou de l’histoire en général. Je préfère prévenir : les personnages mal à l’aise avec les insectes risquent de parfois se sentir mal, tant les descriptions sont détaillées et visuelles ! Le fait de rebondir entre Atticus Gore et Kat Kordell est très prenant, on s’intéresse aux deux enquêtes aussi bien qu’aux deux personnages. Ils sont très différents l’un de l’autre, mais se complètent à merveille.

L’écriture vise à la simplicité pour être encore plus efficace : des chapitres percutants, des phrases courtes mais extrêmement bien dosées, et le tout nous donne envie de parvenir à la conclusion de l’enquête très vite afin d’avoir tout les tenants et aboutissants !

Je tiens à souligner également le gros travail de recherches fait par Maxime Chattam : comme d’habitude nous ne sommes nullement noyés sous les explications, elle sont bien présentes mais utiles et pertinentes à l’histoire. Pas question d’étaler sa science, le tout est d’utiliser un dosage efficace : que nous soyons immergés au plus profond de l’histoire grâce aux explications apportées, mais sans nous noyer. Chapeau bas !

Un(e)secte est un roman que j’ai énormément apprécié, et malgré ma volonté de le faire durer le plus longtemps possible, je n’ai pas réussi tant j’ai été embarquée !

L’AVIS DE YANNICK P.

Le précédent thriller de Maxime Chattam m’avait laissé dans le doute. A la fin de ma lecture, Je n’avais pas été franchement convaincu par Le Signal. Bref, je ressortais avec une petite idée derrière la tête. Il en gardait sous le pied et avait cédé à la facilité. Oui, on a le droit de ne pas aimer tout, tout le temps.

Avec Un(e)secte, l’auteur revient aux sources. Chattam marque un retour vers le mal. J’ai enfin retrouvé l’auteur de cette fabuleuse trilogie. Celui qui embarque un lecteur et le tient entre ses mains. Dès le prologue, j’ai été victime d’un profond malaise. J’ai adoré être malmené physiquement à un point où je commençais à me gratter en tournant les pages, à être attentif aux petits bruits la nuit.

A travers ses 2 personnages principaux, Kat Kordell et Atticus Gore, bon nombre d’insectes, scolopendres et araignées, ont la part belle. Pourtant, il n’y a pas que cela. Deux enquêtes, deux raisons de frissonner. Los Angeles, les anges sont loin. Kat, la détective privé, fait pour la première fois face à la souffrance alors qu’elle se lance à la poursuite d’une jeune fille disparue. Gore, son badge du Los Angeles Police Department à la ceinture, est sur la corde raide quand il est appelé sur un code 187, un meurtre.

Que cela soit sur Silver Lake ou Skid Row, les fantômes s’agitent avec discrétion. Ils sont la partie à peine visible des oubliés. Un soupçon, au regard des 90 000 personnes qui s’évaporent pour de bon chaque année.

Maxime Chattam, multiplie les thématiques. Futur de l’homme, Trans-humanisme, et manipulation d’autrui, dérives sectaires, entre autre, ne sont qu’un avant-gout de ce thriller réussi sur lequel plane un Armageddon écologique de toutes ses petites bestioles, les insectes. – Sommes-nous réellement plus ventrus ? –

Quand il s’agit de créer, maintenir ou exploiter une personne dans un état de sujétion psychologique ou physique, la priver de son libre arbitre, ou de prendre le contrôle des insectes à distance, comme la Darpa qui insérait des puces dans des larves de papillon, la frontière entre la réalité et l’œuvre fictionnelle est ténue. La force de Chattam est de maitriser ses histoires. C’est dans les scènes dynamiques, qu’il transcende le ressenti de ses personnages sur fond de métal (musique), qu’il force le respect.

Aucune inquiétude pour le lecteur lambda, il n’y a rien de scientifique, pas d’entomologie, pas de technologie, juste la maitrise du noir, de l’art de créer un malaise. Avec, Un(e)secte , je suis revenu dans l’inconfortable. Cela fait du bien.

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1 COMMENTAIRE

  1. Me voici réconciliée avec Maxime Chattam dont je m’étais éloignée depuis La Patience du Diable, un livre qui m’avait semblé assez racoleur, auquel je n’avais adhéré.

    Un(e) Secte: le titre interpelle, le jeu de mots est éloquent et donne envie d’en savoir plus. Je me lance donc et traverse ce pavé à grande vitesse, très concentrée pour ne pas en rater une miette car l’intrigue est consistante… J’émerge de ces 450 pages, ébahie, posant un nouveau regard sur chaque insecte ailé, scolopendre, araignée et autres bestioles… Le récit, qui mêle policier et science-fiction, débute par un premier chapitre prometteur, une scène d’attaque par le « petit » peuple des insectes ( dont on compte tout de même en moyenne un milliard cinq cent millions d’individus pour un être humain…) très réussie. Il faudra toutefois être patient et atteindre la seconde moitié du livre avant de revivre une telle expérience horrifique… Le temps aux deux principaux protagonistes de mener chacun de leur côté et par alternance de chapitre, leurs enquêtes respectives… Dans un zoo abandonné de Los Angeles, le squelette d’un nommé Oscar Riotto est retrouvé dépourvu de ses chairs. La quarantaine, Atticus Gore, policier du LAPD dans une mauvaise phase, accepte malgré lui cette affaire qui n’est pas de son ressort, mais qui pourtant va le combler : ancien étudiant en entomologie, il retrouve sa passion première lorsque le médecin légiste lui assure que la victime a été dévorée en quelques heures par une multitude d’insectes… A New York, une détective privée, Kat Kordell est chargée de retrouver une jeune femme, Lena, disparue en laissant derrière elle un message énigmatique. Ces deux enquêtes finiront par s’entremêler lorsque sera mise en cause une firme multinationale, EneK, dont le dirigeant, Edin Kowalski aux bras tentaculaires, tente de convaincre Atticus Gore de lâcher l’affaire… Mais Gore, qui pourtant est un homme pétri de contradiction, ayant du mal à s’assumer, est « un flic au service des hommes et de la liberté« , intègre et déterminé, convaincu que l’heure est grave et que sa mission doit être menée jusqu’au bout.

    Outre une psychologie des personnages principaux assez bien « disséquée » (deux êtres solitaires, en proie au doute, qui vont au-delà de leurs préjugés…), ce roman soulève quelques réflexions sur notre société : la surconsommation, le capitalisme, l’hégémonie des grandes firmes multinationales, le pouvoir et l’argent… C’est assez grandiloquent mais efficace et divertissant.

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