Henri LOEVENBRUCK : Cycle d’Ari Mackenzie – Tome 3 – Le mystère Fulcanelli

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France

« Une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

Henri Loevenbruck

INFOS ÉDITEUR

Henri LOEVENBRUCK - Cycle Ari Mackenzie - Tome 3 - Le mystere Fulcanelli
Le mystère Fulcanelli

Parution aux éditions Flammarion en octobre 2013

Parution aux éditions J’ai Lu en octobre 2014

Un meurtre dans une vieille église de Séville…

Un assassinat dans une bibliothèque parisienne…

Un ancien manuscrit dérobé…

Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli ! Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

(Source : Flammarion – Pages : 413 – ISBN : 9782081246294 – Prix : 21,00 €)

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Un homme se fait brutalement assassiner alors qu’il contemplait un mystérieux tableau dans une vieille église de Séville…

En France, un riche collectionneur d’ouvrages anciens est lui aussi assassiné dans sa bibliothèque et par la même occasion, un vieux manuscrit est volé…

Et tout d’un coup, resurgit comme par enchantement, le nom d’un mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli !

Alerté par un flic de la BEI qui enquête sur le meurtre du collectionneur et le vol du manuscrit, notre cher Ari McKenzie, ancien commandant des services secrets, délesté de son précédent boulot suite à une précédente affaire, va aller de surprise en surprise en découvrant des facettes du mystérieux personnage qu’est ce fameux Fulcanelli.

Travaillant de concert avec Radenac, le fameux flic de la BEI, ou en solo, McKenzie va explorer de nombreuses pistes pour savoir ce qui se cache derrière ce mystérieux personnage et d’un carnet de notes rédigé par ce fameux Fulcanelli…

Il y a des personnages récurrents que j’aime retrouver dans un nouveau roman et si il y en a un c’est bien celui là : Ari McKenzie ! Le bien nommé commandant des services secrets, spécialisé dans la recherche d’œuvres disparues ou volées est enfin de retour dans le nouveau roman de l’écrivain-compositeur-chanteur français (oui que de cordes à son arc) Henri Loevenbruck !

Un roman qui comme à l’habitude nous embarque dans une histoire incroyable, pleine de mystères et de rebondissements comme l’auteur français sait écrire. Dans celui ci, et comme dans son précédent « L’Apothicaire » (que je vous recommande vivement) le romancier aux multiples talents nous offre un extraordinaire voyage dans l’histoire avec un grand H, tout en faisant plaisir au lecteur, en l’embarquant dans un récit plein d’aventures, de rebondissements !

Ari McKenzie, toujours égal à lui même, bougon, têtu, cynique, mais ô combien connaisseur dans son domaine des mystères anciens, et enquêteur hors pair va nous entrainer une nouvelle fois dans un récit qui défie l’imagination !

L’auteur a le talent aussi de nous écrire des personnages auxquels on ne peut que s’attacher, car ceux là font partie intégrante de l’histoire écrite et on prend un réel plaisir à lire leurs trépidantes aventures, riches en action et réflexion.

Embarquez donc dans un voyage à travers l’histoire d’un des plus grands et mystérieux personnages de l’ésotérisme moderne, auteur de nombreux ouvrages tout aussi étranges et mystérieux…

A ce sujet, en complément de votre lecture, n’hésitez pas (si le sujet vous intéresse bien sûr) à aller explorer l’excellent site web sur ce mystérieux alchimiste à l’adresse suivante : http://www.mystere-fulcanelli.com/ un site riche en documents sonores et imagés sur cet homme étonnant !

D’ici là, n’hésitez pas ! Plongez dans les mystères de l’ésotérisme en compagnie de Fulcanelli… et aussi Ari bien évidemment !


L’AVIS DE CATHIE L.

Le Mystère Fulcanelli est le troisième roman de la série « Ari Mackenzie, le premier étant Le Rasoir d’Ockham (2008) et le second Les cathédrales du vide (2009). Il a été publié en 2013 par les éditions Flammarion. Il propose une réponse au mystère de la véritable identité de Fulcanelli, le fameux alchimiste du 20 ème siècle, réponse qui s’appuie sur des recherches très sérieuses et documentées. Les amateurs d’histoire, d’ésotérisme et de mystères adhéreront à ce récit avec bonheur, tandis que les lecteurs en quête de frisson et de divertissement seront également comblés.

Livre premier: In Ictu Oculi: expression latine qui signifie « En un clin d’œil »: c’est le titre d’un tableau du peintre baroque espagnol Juan de Valdes Leal (1622-1690) présentant une allégorie de la mort, oeuvre réalisée vers 1671 et mesurant 2,2 mètres de haut. Il constitue l’une des deux vanités ( nature morte à implication philosophique qui évoque à la fois la vie humaine et son caractère éphémère) peintes pour l’hôpital de la Charité de Séville. Le personnage central est un squelette; sur le sol, se trouvent un cercueil ouverts et des symboles de richesse et de pouvoir. Le squelette éteint une chandelle qui symbolise la vie, au-dessus de laquelle figure le titre du tableau. Un volume des croquis de Rubens de l’arche de Triomphe d’Anvers, honorant la visite du cardinal-infant Ferdinand, nouveau gouverneur, en 1634, constitue un symbole de désillusion politique. La deuxième vanité de la paire s’intitule « Finis Gloriae Mundi » qui signifie  » la fin de la gloire du monde »; elle représente un évêque mort et un chevalier.

Livre second: Nimas Nimenos: qui signifie « Ni plus ni moins ».

Livre troisième: Finis Gloriae Mundi: qui signifie « La fin de la gloire du monde ».

Les thèmes

Le fil rouge du roman, comme l’indique le titre, est la question de savoir si Fulcanelli a réellement existé ou non. Car, en réalité, personne ne le sait vraiment: « Cela reste la plus grande énigme de l’alchimie moderne. Il y a souvent eu un manque de rigueur scientifique dans les recherches qui ont été menées jusqu’à présent. A ma connaissance, aucun historient officiel, rattaché à une université par exemple, ne s’est penché sur la question. Il y a cependant eu de nombreuses hypothèses, certaines intéressantes, d’autres fumeuses.(…)Régulièrement, il se trouve un petit malin pour sortir un  nouveau nom comme on sort un lapin d’un chapeau de magicien. Mais aucune de ces hypothèses n’est historiquement étayée. » (Pages 40/41).

Ainsi, les thèmes développés sont l’alchimie, l’ésotérisme, la bibliophilie, Le Mystère Fulcanelli constituant une véritable enquête historique sous forme d’un roman extrêmement bien documenté.

Grâce à Henri Loevenbruck, la définition de l’ésotérisme devient très accessible et beaucoup plus crédible que toutes les fadaises que l’on peut lire ou entendre de la part des ignnorants : « Je ne vais pas te faire un exposé, rassure-toi, mais disons que l’alchimie repose sur l’idée que tout est perfectible. L’esprit, la matière, l’homme. C’est donc une quête de purification, qui n’est pas seulement spirituelle, mais bien physique. En gros, pour la plupart des alchimistes, l’homme, la nature, la matière se sont abîmés au moment du péché originel. Par la recherche, par la connaissance, les alchimistes entendent redonner à la matière et à l’homme leur pureté première. Ainsi, c’est en effet une pratique dont l’objet n’est pas simplement de transformer le plomb en or, mais d’accomplir le grand Oeuvre, lequel, en effet, permettrait la transmutation des métaux mais aussi celle de l’homme, avec la découverte de ce qu’ils appellent la « médecine universelle (…)Il n’en reste pas moins que l’alchimie a historiquement permis de mettre au point des procédés comme l’hydrolyse, la fermentation, la distillation et même de comprendre la photosynthèse, ou de découvrir l’acide sulfurique ou le phosphore. » (Pages 30/31).

L’intrigue

Tout commence avec l’assassinat d’un homme dans l’église de la Santa Casidad de Séville, ville où Canseliet aurait croisé Fulcanelli alors âgé de 113 ans, en 1952. Afin d’en savoir plus, Radenac demande à son ami Ari, sachant l’intérêt et les connaissances de ce dernier pour l’alchimie, d’éclairer sa lanterne en lui expliquant qui était Fulcanelli.

Suite à la disparition de Giacomo Mazzoleni, bibliophile et collectionneur, retrouvé mort d’une crise cardiaque dans son fauteuil par sa propre fille Gabriella, et au vol d’un mystérieux carnet lui appartenant qui serait de la main de Fulcanelli, Ari, engagé par la dite Gabriella, décide de mener sa propre enquête afin de retrouver le carnet et surtout de satisfaire sa curiosité personnelle en répondant à cette question: ce carnet est-il authentique ou, comme le pense Mackenzie, une supercherie.

Commence alors une enquête au sein des milieux ésotériques qui le mèneront aux quatre coins de Paris, mais également à Séville et sur l’île de Jersey, sur les traces du plus fameux et aussi du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle: Fulcanelli.

Mais qui est Fulcanelli? C’est sous ce nom que furent publiés deux ouvrages, Le Mystère des cathédrales en 1926 et Les Demeures Philosophales en 1930, se proposant de décrypter la symbolique alchimique de certains monuments tels que Notre-Dame de Paris, la cathédrale d’Amiens et l’hôtel Lallemant de Bourges. Ces deux ouvrages furent préfacés par Eugène Canseliet (1899-1982) qui se présente comme le disciple en alchimie de Fulcanelli qu’il aurait fréquenté de 1916 à 1922; c’est grâce à lui que les principaux éléments de la biographie du maître furent connus du grand public, à savoir qu’il serait né en 1839 et aurait consacré à l’alchimie et au mystère de la pierre philosophale afin de percer le secret de la transmutation du plomb en or et de la vie éternelle.En réalité, personne ne sait qui se cachait sous ce nom malgré de nombreuses hypothèses émises au cours des années. Le Mystère Fulcanelli se propose donc, sous forme de fiction, d’explorer les différentes voies qui résoudraient le mystère de l’identité de Fulcanelli en proposant une hypothèse qui, comme toute hypothèse, n’a rien de définitif ni de sûr à 100%, mais à au moins le mérite de s’appuyer sur des recherches sérieuses et extrêmement bien documentées.

Le travail de la police: Henri Loevenbruck attache beaucoup d’importance aux plus infimes détails afin d’offrir à ses lecteurs un roman le plus réaliste possible; ainsi, quand il explique le travail d’enquête de la police: « Il s’agissait -travail fastidieux- de rédiger et d’envoyer des réquisitoires judiciaires à tous les opérateurs téléphoniques du territoire. D’abord à celui qui assurait la ligne fixe de M. Mazzoleni – le vieil homme n’avait pas de téléphone mobile- afin qu’il envoie un fichier avec les factures détaillées, ou « fadettes » de la dite ligne, sur une période d’un an. En général, cela ne prenait que vingt-quatre heures. Ensuite -et c’était plus long – il fallait obtenir de tous les opérateurs mobiles la liste des numéros ayant déclenché le relais de la rue Vivienne le samedi 1er juin entre midi et dix-huit heures.  Une fois toutes ces données récupérées, elles pourraient être intégrées par un agent spécialisé de police scientifique dans un logiciel d’analyse criminelle. » (Page 157).

Les personnages

  •  Ari Mackenzie: quadragénaire, a ses habitudes au Sancerre, a quitté la DRCI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) 4 ans avant cette présente enquête; depuis le précédent roman, il a grossi, a vieilli ( cernes, traits tirés, joues légèrement bouffies, cheveux poivre et sel) mais il a toujours une lueur espiègle dans le regard; il professe un humour noir; a du succès auprès des femmes, surtout les jeunes; il a le cœur sur la main mais est très orgueilleux.  « Si tu savais le nombre d’amis qui m’ont planté des couteaux dans le dos quand je suis parti de la DRCI, y compris des amis de vingt-cinq ans, des vrais, des purs, des « qui ne te trahiront jamais »…Tu te souviens de ces deux enflures de Marsac et Nevers aux RG? Ces grands humanistes, mes « meilleurs amis du monde », qui m’ont sodomisé jusqu’à la moelle dès que ça a commencé à sentir le roussi? Pour sauver leurs fesses, ces merdeux ont piétiné vingt-cinq ans d’amitié et de beaux discours, sans même sourciller. » (Page 195).
  • Béné:  serveuse du Sancerre.
  • Radenac: 40 ans,  brigadier-chef au poste de police du Palais-Royal, dans le premier arrondissement, service spécifique où l’on s’occupe d’affaires dont l’auteur des faits n’a pas encore été identifié.Bâti comme un joueur de rugby. « Radenac était un genre d’autodidacte. Son bac en poche, il était devenu policier auxiliaire pendant son service militaire, et c’était ainsi que cette force de la nature était entrée dans la « maison Poulaga »(…)Ce solide gaillard au franc-parler, qui venait d’un milieu modeste, s’était forgé tout seul une culture générale assez étonnante… »
  • Lola Azillanet: ex petite amie d’Ari, 30 ans, travaille dans une librairie place de la Bastille.
  • Thomas: compagnon de Lola au début du roman.
  • Maxime: fils de Thomas et Lola.
  • Marcelo: propriétaire de la librairie où travaille Lola.
  • Gabriella Mazzoleni: fille de Giacomo Mazzoleni, propriétaire d’une galerie d’art. Belle quadragénaire à la figure pâle, gracile, aux traits délicats, aux cheveux noirs de jais frisottants, d’origine italienne.
  • Giacomo Mazzoleni: collectionneur d’art, passionné d’ésotérisme, père de Gabriella.
  • Florence Ginhoux: capitaine de police, supérieure de Radenac.
  • Jacques Mackenzie: père d’Ari, flic à la retraite.
  • Guillaune Briand: bibliophile, historien du livre, ami de Radenac.
  • Krysztov Zalewski: polonais, ami de Mackenzie et de Lola, garde du corps SPHP (service de protection des hautes personnalités).
  • Iris Michotti: ancienne collègue d’Ari qui, à l’occasion, lui fait des recherches.
  • Jacquet: collègue de Radenac; « Jacquet, figure atypique du poste de Palais-Royal, était une sorte de biker tatoué des pieds à la tête, le visage fin, les traits taillés à la serpe, avec des cheveux jusqu’aux épaules. Il parlait dans un argot désuet qui collait parfaitement à son parcours de flic syndicaliste, ce qui en faisait, nécessairement, le collègue préféré de Radenac, mais aussi un pitre beaucoup moins apprécié de la hiérarchie. »… »Jacquet était un excellent flic, peut-être même l’un des meilleurs qu’il avait rencontrés dans sa carrière, mais il mettait un point d’honneur à ne jamais marcher dans les clous, ce qui obligeait tous ceux qui le rencontraient à s’interroger un peu sur le sens de leur propre soumission… »
  • Le couple Ari/Lola: « Ari avait l’impression de ne pas être lui-même dès qu’il était question de Lola. Soudain, il perdait de sa superbe, de son flegme, de son détachement. Soudain, il devenait un enfant, irrationnel, incapable de prendre la moindre décision, de formuler le moindre jugement. Et il n’y avait rien de plus humiliant que d’en avoir conscience (…) Quel idiot! Pourquoi ne l’avait-il pas embrassée? Pourquoi ne l’avait-il pas prise dans ses bras, serrée contre lui? Par fierté, par respect ou par lâcheté? »… »Il y avait eu des mots et des regards impudiques – car quand on aime on est vite nu. Malgré leurs dix ans d’écart, ils avaient partagé plus vite que de raison une intimité, une complicité de corps et d’esprit dont la magie ne pouvait porter d’autre nom que celui de passion. Et puis, comme souvent, c’est en s’abandonnant aux flammes de celle-ci qu’ils s’étaient brûlés l’un et l’autre. La réalité, cette vieille garce, les avait rattrapés. Une réalité d’une pathétique banalité: elle voulait un enfant, il voulait être libre. Et leurs chemins s’étaient séparés, laissant des plaies ouvertes, et chacun avait fait semblant de croire que c’était la meilleure solution. » (Page 105).
  • Fraternité d’Héliopolis: Sophronos; Archo; Orthon; Epistémon.

Les lieux et les ambiances

Une partie de l’histoire se déroule dans la librairie où Lola travaille. Voici comment l’auteur la décrit :

 » La boutique, après 40 ans de résistance, était devenue une figure emblématique du quartier. La dernière librairie indépendante de la Bastille. Ici, les clients pouvaient rester des heures à papoter, feuilleter des livres, échanger des avis, refaire le monde. » (Page 27).

Paris :

« Ils étaient arrivés à mi-hauteur des grandes marches du square Louise-Michel et s’installèrent sur l’un des quatre bancs situés au milieu de la pelouse, depuis lesquels, dos à l’inélégante architecture pâtissière du Sacré-cœur, on avait une vue imprenable sur la capitale. » (Page 35) => Quelle délicieuse manière de décrire la basilique de la discorde !! ….Une autre vue, un autre quartier, comme une visite guidée des endroits inconnus ou insolites de la capitale : « C’était un bel immeuble haussmanien, à quelques pas du Châtelet, depuis lequel on pouvait admirer le clocher gothique du XVIe siècle, qui se dressait au milieu d’un square, dernier vestige de l’église Saint-Jacques de la Boucherie, si chère aux alchimistes et, selon la légende, à un certain Nicolas Flamel ». (Page 197).

Le Temple de l’Amitié :

« Le bâtiment dans lequel entrèrent les trois hommes, aux environs de vingt heures, est sans doute l’une des curiosités les moins connues de la ville de Paris, mais son histoire, pourtant, ne manque point de piquant…Baptisé temple de l’Amitié, cet édifice se cache parmi les arbres, au fond d’une parcelle privée de la rue Jacob, dans le VIe arrondissement de la capitale (…)Construit au tout début du XIXe siècle, cet insolite bâtiment, dont la surface dépasse à peine les trente mètres carrés, imite, à  petite échelle, un temple de l’Antiquité. Quatre colonnes doriques quadrillent sa façade, dont le tympan est orné de moulures en couronnes de fleurs, et sur son fronton sont gravés en lettres capitales les mots A l’Amitié. » (Pages 54/55).

Enfin un lieu beaucoup moins poétique, le commissariat :

« (…)vieux poste de police du 1er arrondissement, un endroit familial où la plupart du temps on travaillait sous ses ordres en bonne intelligence. Au premier étage de cet immeuble haussmanien désuet, prêté à la police nationale par la Banque de France, la petite équipe de 7 enquêteurs vivait dans une promiscuité où la courtoisie était de mise; l’étage se résumait à quatre bureaux(…)Tout le monde se connaissait bien et, en l’absence d’un commissaire, l’ambiance était plus détendue ici que dans la plupart des antennes de police de la capitale. A quelques pas des Halles, il y avait néanmoins beaucoup de travail pour cette unité d’investigation et, si l’on savait se détendre en temps voulu, on résolvait ici suffisamment d’affaires pour que le ministère ne se décide pas -pour l’instant- à fermer cette succursale peu ordinaire. » (Page 85).

Mon avis

De loin le meilleur thriller que j’ai lu ces cinq dernière années. L’enquête est bien menée, les personnages sont très plaisants et crédibles illustrés dans une galerie de portraits savoureuse, notamment avec le personnage de Jacquet, les dialogues sont fluides, dans une langue accessible, simple et directe, comme dans la réalité, ce qui facilite l’entrée du lecteur dans ce récit qui aborde pourtant des thèmes qui sont loin d’être aisés à pénétrer. On sent que l’auteur est passionné par son sujet et qu’il défend sa version avec passion, compétence relevée d’une pointe d’humour très agréable.

Toutefois, je dois avouer que les passages relatant les biographies des « fulcanellisables » m’ont parfois semblé un peu longs. Bémol tempéré par les prises de position de l’auteur concernant les librairies, son amour des livres qui transparaît ici et là au cours du récit. J’ai également beaucoup apprécié sa passion discrète mais bien réelle pour son sujet qui donne envie au lecteur d’en savoir plus, de creuser les pistes développées, ce qui donne à son roman autant de valeur que les nombreux essais et exposés sensés révéler l’identité du maître, avec à la clé une bibliographie.

Et la cerise sur le gâteau : le happy end…

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