Henri DUBOC : 77 assassins

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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Je m’appelle Damien Hachett : 34 ans, légiste et, à peine sorti de ses diplômes, catapulté médecin chef à l’Institut Médico-Judiciaire.

Tard le soir, entre deux macchabées carbonisés ou livrés coupés en morceaux dans un joli paquet cadeau, j’écris des bouquins.

Jusqu’à ce qu’une nuit, mon plus vieux lecteur, à qui j’ai dédicacé le 77ème exemplaire de mon 1er roman, m’attende sagement sur ma table d’autopsie.​

Bien… et maintenant, que les ennuis commencent !

Origine France
Éditions Beta Publisher
Date 11 juin 2019
Pages 348
ISBN 9782490163168
Prix 16,00 €

L’AVIS DE YANNICK P.

Damien Hatchett, jeune légiste à l’Institut Médico-Judiciaire à peine sorti du moule et encore pas tout à fait cuit sur les bords (tout ça pour dire qu’il n’a que 34 ans) a déjà vu passé du macchabé. Du grand, du petit, du entier, du en morceaux. Mais rien ne le préparait à ça. Ça, c’est un de ses clients allongé sur sa table froide qui a eu la délicieuse idée de manger ce qui semble être un des 77 exemplaires d’un de ses bouquins. Un exemplaire dédicacé.
Ah, au fait, Damien est aussi écrivain à ses heures perdues.
Médecin, écrivain, ça me rappelle quelqu’un ! Mais j’ai comme un doute affreux.
Le livre ! Revenons-y. Et quel livre.

77 Assassins, se révèle dangereusement drôle. Après avoir joué dans la cours de l’anticipation avec une sacrée trilogie, et un ouvrage digne d’intérêt sur la médecine du futur, Henri se vautre dans l’hilarité mortelle avec une poilade insolente.

Caché derrière Hatchett, je suis parti dans une descente politiquement très incorrecte mais jouissive. J’ai mis les deux pieds dans un univers barré et saturé d’irrespect. Que ça fait du bien en cette période morose et trop sérieuse. Ce bouquin vaut tous les opiacés du monde. C’est en une grande gerbe foutraque,  que j’ai suivi entre deux éclats de rire, les frasques de M. Yanopeku Kanyakaka ou de Marc Du Bonbouquain mais surtout la longue litanie de victimes, dépouilles, cadavres et autres défunts.

Quand la littérature se venge et qu’elle s’allie à une imagination féconde, ça éparpille de la substance organique à tout va…

C’est avec une excitation non contenue, que j’ai bouffé les pages de ce livre. Au sens figuré. L’autre est risqué. Ils sont plusieurs à avoir bavé une bouillie blanche avant de voir leur avenir se raccourcir comme Marie Antoinette en arrivant Place de la Concorde le 16 octobre 1793. L’aliénation du lecteur va de pair avec la divagation, que dis-je, le délire, la douce folie d’un auteur qui a décidé de faire fi des limites, de se jouer d’une absence totale de raison pour aller au bout de ses envies. Je glousse, tu te bidonnes, il se marre.
Alors oui, 77 Assassins ne se sera sans doute pas sur la liste des nominés lors des prix de la rentrée. Je le regrette, cela aurait soufflé une bouffée d’oxygène saturée d’opioïdes dans quelques cercles visqueux. Car c’est bien la première fois qu’une ingestion de substances psychotropes se fait par voie littéraire.

Oui, bon Dieu, ce doux déséquilibre manié avec frénésie, nous égare dans un monde absurde, une histoire de vengeance truffée de bons mots.

A quand le remboursement par la sécu d’une pharmacologie éditoriale ? Car cela embaume le quotidien d’un humour sans borne.

Rien ne nous est épargné. Pas même les jolis petits mammifères carnivores de la famille des Félidés qui truffent nos pages de réseaux sociaux et que certains aimeraient voir broyés à grands coups de moissonneuse-batteuse. De l’irrespect vous-dis-je ! Enfin, un brin de liberté pour certains d’entre nous.

Les personnages d’Henri, pardon de Damien, sont cruellement burlesques. Personne n’aimerait être à leur place. Toutefois, s’ils ont chacun un pet au casque à moins que cela ne soit l’auteur, ces individus partagent un point commun. On ne s’y attache pas des masses car ils ont la fâcheuse tendance à devenir des victimes à leurs corps défendant. Personne ne semble vivre très longtemps au gré des pages. Et les raisons de mourir, sont… à mourir de rire.
D’un point de vue scientifique, cet opus est psychostimulant. Chaque chapitre agit sur le système nerveux.  Il provoque une humeur positive. Si cela ne fonctionne pas, c’est que le sujet est d’ores et déjà perdu pour la faculté. Je dénie toutefois, toute irresponsabilité à une potentielle dépendance psychique et psychologique ainsi que la moindre céphalée.
Enfin, j’avoue, j’admets, je concède, je confesse, Henri Duboc est un ami. Qui oserait dire que je ne suis pas impartial ? Oui, je suis débordant d’une affection ruisselante pour ce garçon talentueux, car en plus, il sait me surprendre et raviver mes souvenirs en évoquant la rue de la Pinterie à Fougères.
Bref, MMMEEUUURHHHA !

Quand la littérature se venge et qu’elle s’allie à une imagination féconde, ça éparpille de la substance organique à tout va, dans un univers barré et saturé d’irrespect. C’est truffé de bons mots. Cela embaume le quotidien d’un humour sans borne et c’est bien la première fois qu’une ingestion de substances psychotropes se fait par voie littéraire.

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