Christos MARKOGIANNAKIS : Au cinquième étage de la faculté de droit

0
657
Christos MARKOGIANNAKIS - Au 5 etage de la faculte de droit
Au cinquième étage de la faculté de droit

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour.

Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités.
Markou trouvera-t-il la lumière ?

Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos.

Origine
Éditions Albin Michel
Date 28 mars 2018
Éditions Le Livre de Poche
Date 26 février 2020
Traduction Anne-Laure Brisac
Pages 288
ISBN 9782253241546
Prix 7,70

L’AVIS DE LEA D.

Un roman et un auteur découvert au Bloody Fleury, édition 2020 !

Faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie fait une macabre découverte : le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… Pour être tué également, juste après !

Pour enquêter sur ce double meurtre, c’est Christophoros Markou, jeune capitaine, qui est envoyé pour mener l’enquête. Mais en plus de résoudre ces meurtres, Christophoros plonge également dans l’intrigue, les complots et les conspirations de l’université. Pièges et faux-semblants sont au rendez-vous !

Je ne connaissais pas Christos Markogiannakis avant de le découvrir à Bloody Fleury, mais je suis maintenant très curieuse de découvrir ses ouvrages précédents (Scènes de crime à Orsay et Scènes de crime au Louvre), mais aussi de découvrir la deuxième enquête de Christophoros Markou, qui devrait arriver début mars.

Pour ce qui est de Au 5e étage de la faculté de droit, on ressent vraiment toute l’expérience de Christos Markogiannakis, et des études en droit et en criminologie qu’il a mené, tout comme son expérience de la vie universitaire. Que ce soit l’enquête parfaitement menée et décrite, ou cette guerre entre profs et maîtres de conférences, tout sonne juste ! Ainsi, même la description de la faculté, et de ce 5ème étage aux lumières vacillantes est parfaitement rendue, j’avais l’impression d’y être, et cela faisait parfaitement écho à ma brève expérience sur les bancs de la fac, même si j’étais à la Fac de Caen et en Lettres Modernes. L’ambiance est tendue, électrique, et le huit-clos ne fait que rendre le pression plus étouffante et pesante. On suit le quotidien d’une enquête, j’apprécie de voir les côtés « réalistes », tel la pression ressentie par un capitaine, le fait qu’il soit nouveau et doive faire ses preuves, mais aussi par la pression qu’il reçoive pour boucler l’enquête au plus vite, le fait de ne pas forcément avoir toutes les réponses ou finir l’esprit totalement satisfait, de le voir attendre pour certains détails (on ne reçoit pas des échanges téléphoniques ou des papiers similaires dans la minute par exemple !).

Au 5e étage de la faculté de droit est donc une excellente lecture, et je recommande vivement !

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

LA nouvelle voix du Whodunit !

Un jeune homme arrive au milieu de la nuit au 5 ème étage de la faculté de droit. Il est tellement impatient de se rendre à ce rendez-vous qu’il ne se rend pas compte de l’heure tardive ni que l’université est enveloppée dans un voile noir. Ce n’est qu’un dernier moment qu’il réalise que le vide l’entoure et il bute sur quelque chose au sol. La dernière chose qui lui traverse l’esprit est une balle.

C’est Christophoros Markou qui va mener l’enquête dans ce département qu’il connait bien : le département de criminologie. L’ambiance n’a pas vraiment changé depuis qu’il a quitté les bancs des amphis. Entre stimulations intellectuelles et jalousies, les professeurs forment des clans, s’admirent et se jalousent. L’ego est souvent plus fort que la transmission de la connaissance. Qui a pu vouloir tuer cette brillante professeure que l’on surnommait la vipère ? Et pour quelle raison cet étudiant a était tué à ses côtés, que faisait-il ici alors que quelques heures auparavant il était encore en France ?

La connaissance des lieux est peut-être un atout mais les langues ne veulent pas se délier. Christos ne doit pas se laisser abuser par les souvenirs qu’il a des différents protagonistes. Nous sommes en Grèce, berceau de la tragédie, il faut faire tomber les masques pour découvrir l’identité de l’assassin et ses motivations profondes.

« Au 5ème étage de la faculté de droit » du grec Christos Markogiannakis publié aux éditions Albin Michel et aux éditions Le Livre de poche est une véritable découverte. C’est un vrai plaisir de constater qu’un auteur contemporain a su puiser dans les racines du roman policier avec le Whodunit (« Qui a fait ça ? » comme dans les Agatha Christie) tout en amenant sa touche personnelle et une vraie modernité. C’est un genre qui se fait rare actuellement et c’est vraiment dommage. C’est très stimulant et ludique pour le lecteur. Et cette nouvelle voix nous susurre des pistes à l’oreille, trouverez-vous la vérité avant la fin ?

Un écriture dynamique et très agréable. Christophoros Markou est un personnage très attachant qui n’a rien du super flic c’est d’autant plus intéressant, on se sent proche de lui. J’ai également beaucoup aimé la façon dont Christos Markogiannakis brosse les décors, c’est très réaliste. Alors que j’ai lu le roman a sa sortie j’ai encore plein d’images dans la tête comme pour une excellente série TV. Et comme Léa, j’avais des images de l’université de la Fac de Caen : les bâtiments de droit ainsi que de Lettres Modernes et de Lettres Classiques, j’étais dans cette dernière section, mon attachement à la Grèce notamment pour l’époque greco-romaine remonte à loin ; j’ai foulé les mêmes dalles que notre chère chroniqueuse mais avec quelques années d’écart avouons-le. C’est fou combien on peut observer des comportements similaires dans des pays différents : que ce soient ces « guerres » fratricides qui peuvent déchirer des départements universitaires et également l’état des locaux.

J’admire la capacité qu’à Christos Markogiannakis de transmettre son savoir, à enrichir son lecteur sans jamais l’écraser. Bien au contraire, il se transforme en guide et pointe tous les petits détails pour observer les scènes avec un oeil neuf. Devenez pendant quelques heures (ou quelques jours) un criminologue à votre tour, lisez, observez et savourez les mots.

Et après avoir déambulé sur les lieux de son apprentissage, le troublant Christophoros est de retour dans une nouvelle enquête sur la Riviera Athénienne : Mourir en scène publié aux Editions Albin Michel.

 

Partagez votre lecture dans les commentaires !

Sponsor

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.