Torsten PETTERSSON : Au fond de ton coeur

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Finlande

INFOS ÉDITEUR

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Parution aux éditions Télémaque le 14 mars 2013

Parution aux éditions Points Policier le 27 mars 2014

Traduit du suédois par Carine BRUY

Petra Nilsson, neuf ans, a disparu dans la nuit du 1er octobre. La brigade criminelle de Forshälla interroge au petit matin ses parents paniqués. La ville tout entière est bientôt suspendue à l’avancée de leurs recherches. Les traces de la fillette se perdent dans un bois où une femme a été assassinée quelques années plus tôt. Pourquoi Petra a-t-elle quitté l’appartement familial ? Qui a-t-elle voulu rejoindre ? Où est-elle ? Le commissaire Lindmak et son équipe, encore sous le choc de la découverte d’un tueur au cœur même de leur service, sont confrontés à leur enquête la plus angoissante.

(Source : Télémaque – Pages : 320 – ISBN : 9782753301672 – Prix : 21,00 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Chaque heure qui passe nous éloigne peut-être d’elle…

Toute la ville est en émoi : une petite fille a disparu. Pour retrouver les traces de la fillette de 9 ans, la police suit toutes les pistes : drame familial, fugue, enlèvement, acte pédophile… Les médias se font l’écho du drame. Il faut agir vite et intelligemment dans ce genre de situation.

La ville a déjà vécu d’autres scènes douloureuses : disparition jamais résolue d’un petit garçon, une femme qui a été retrouvée tuée, violée, cheveux rasés.

L’équipe de police n’a pas été épargnée car un des leurs s’est révélé être un tueur.

Ce sont des coéquipiers meurtris qui tentent d’aller malgré tout de l’avant. En essayant de trouver le juste équilibre entre l’empathie pour l’entourage des victimes et le recul nécessaire pour tenter de résoudre l’affaire.

« Au fond de ton coeur » c’est à la fois l’immersion dans la vie d’une communauté avec certaines familles qui sont un peu dans la misère sociale comme les parents de Petra (la jeune disparue) avec une vie famille un peu rythmée par des cris, des bouteilles vidées. C’est également une enquête vécue dans les « entrailles de la police ». L’emploie du pronom personnel « je » pour le commissaire Lindmark intensifie cet effet. On suit presque minute par minute ses interrogations, les pistes qu’il veut suivre sans oublier les impacts sur sa vie personnelle. Il est maintenant grand-père et il ne peut s’empêcher de penser aux siens quand un enfant disparait. C’est parfois le poids du remords de ne pas avoir passer assez de temps avec sa femme et les petits… Le temps est passé et il y a des choses que l’on ne peut changer.

On sent un commissaire bourru qui est tout de même à l’écoute de son équipe notamment de Sonja. Il suffit parfois d’une parole de trop pour blesser quelqu’un déjà meurtri alors que l’on tient à cette personne.

Torsten Pettersson manie parfaitement l’art des fausses pistes. Il donne au lecteur l’impression de vivre l’enquête in vivo. Des rebondissements surprenants mais crédibles. Une découverte très agréable.

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