San-Antonio : L’archipel des Malotrus

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San-Antonio -archipel des Malotrus
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Présentation Éditeur

Ne le cherchez pas trop sur la carte, encore que sur l’océan Pacifique vous ayez quelques chances. Mais pacifiques, les Malotrus ? Parlons-en, hein ! Surtout lorsque Béru vient semer la panique et fomenter des révolutions dans un pays vraiment pas comme les autres. Heureusement qu’il a un gros ticket avec la reine, ce qui doit lui porter bonheur, car il a rudement besoin de veine. Et moi, donc ! Deux condamnations à mort dans la même journée pour chacun de nous, ça commence à bien faire. On ne sait plus où donner de la tête.

Origine Flag-FRANCE
Éditions Fleuve
Date Décembre 1967
Éditions Pocket 
Date 12 juillet 2018
Pages 256
ISBN 9782266286053
Prix 6,50 €

L'avis de Stanislas Petrosky

Un ami m’a dit, « tu devrais relire L’archipel des Malotrus, et me donner ton avis, surtout la seconde partie… »

Comme je ne suis pas un type compliqué et que je ne veux jamais décevoir quelqu’un, surtout un pote, je l’ai relu.

Sur le style, tout ça, ben c’est du San-Antonio pur jus, une langue que l’auteur s’approprie pour mieux l’aimer, des jeux de mots et autres calembours à foison. Des digressions qui t’emmène dans le monde de San, une aventure rocambolesque, bref c’est bien.

Ce qui choque de nos jours, c’est dans la seconde partie. Quand ce bouquin a été écrit, on était en 1967, outre certains mots que l’on utiliserait plus de nos jours pour qualifier des personnes, il y a aussi une vision très coloniale, qui, si elle passait à l’époque, aujourd’hui choque. Tu sais, un peu comme le sketch de Michel Leeb qui faisait rire dans les chaumières : « Ce ne sont pas mes lunettes de soleil, ce sont mes narines… » Tu fais ça maintenant, tu as plus de chance de te retrouver au tribunal qu’à l’Olympia.

C’est aussi ça l’avantage d’une œuvre étalée sur plusieurs décennies, quand tu te replonges dedans, tu te replonges dans une époque, tu te rends compte de l’évolution du monde, de la politique, de la culture. Ce qui est assez drôle, c’est que l’on est en droit de se demander si Frédéric Dard savait qu’un jour tout ça ne serait plus d’actualité, car il à découpé son livre en deux parties, et précise que l’on est pas obligé de lire la seconde, il a placé un résumé à la toute fin du livre de celle-ci.

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Auteur de romans. Né en Arménie, Stanislas Petrosky quitte son pays à l’âge de dix-sept ans pour rejoindre la France. Les articles sur Stanislas PETROSKY présent sur Zonelivre ici

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