Peter LOUGHRAN : Jacqui

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Peter LOUGHRAN : Jacqui
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Présentation Éditeur

Vous avez déjà essayé de faire disparaître un cadavre ? Pire : celui de quelqu’un que vous adoriez ? Avant Jacqui, pour moi, le mariage, c’était l’esclavage. Se saigner à blanc pour sa famille et finir seul… Pourtant avec Jacqui, j’ai été le plus heureux des hommes, prêt à la ribambelle de marmots pour lui plaire. Et tout a basculé… Ça a dérapé… C’était elle ou moi.

Peter Loughran est une légende. Comme toutes les légendes, on n’en sait presque rien. D’origine irlandaise, né à Liverpool en janvier 1938, il abandonne rapidement sa formation de prêtre pour enchaîner les petits boulots – docker, monteur d’échafaud, garde du corps… Le reste demeure pur mystère.

Origine Royaume-uni
Éditions Tusitalia
Date 17 mai 2018
Éditions Points
Date 10 octobre 2019
Traduction Jean-paul Gratias 
Pages 288
ISBN 9782757874578
Prix 7,20 €

L'avis de Stanislas Petrosky

Sur la couverture de ce poche est inscrite une citation de Jean-Patrick Manchette : « Un dingue. » C’est exactement ça !

Peut-on pousser plus loin la provocation et le cynisme dans un roman noir, tout en restant drôle ? Je doute…

Jacki, le narrateur l’a aimé, enfin je crois, enfin peut-être, toujours est-il qu’il a fini par la tuer et que maintenant il se retrouve avec un cadavre sur les bras. Et c’est le genre de truc dont on a du mal à se débarrasser, tout au long de ce roman, en nous expliquant pourquoi il flingué sa belle, ce misogyne que l’on adore détester, va tenter par tous les moyens de se débarrasser de ce corps qui encombre son congélateur.

Un ouvrage corrosif, qui pourrait déplaire aux personnes n’ayant pas le sens de l’humour assez développé et qui le prendrait au premier degré. Certains passages n’étant pas fait pour rendre honneur à la gent féminine :

« Beaucoup de filles ont des sourcils à la King Kong, alors elles s’acharnent dessus, encore pire qu’un type qui taille sa haie. Elles les épilent avec des pinces, elles les ratiboisent au rasoir, pour qu’il ne reste plus rien de cette épaisse broussaille de primate. Ensuite, elles repeignent par-dessus le visage d’une femme raffinée.

Mais sous la surface, il y a toujours la guenon, la pauvre idiote mal dégrossie et pas très propre, et, croyez-moi, vous allez vite vous en rendre compte si vous la serrez de trop près. »

On parle souvent à tort d’ovni dans le paysage littéraire, cette fois-ci, on en tient un !

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