Michel VIGNERON : Qu’ils crèvent !

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France

INFOS ÉDITEUR

qu-ils-crevent - michel vigneron

Parution aux éditions Pole Nord en avril 2016

Quelques heures de la vie de deux policiers de la BAC de Cayenne, à la poursuite de tueurs qui ont massacré une vieille femme et un adolescent dealer de crack. Sur fond de règlements de comptes et de trahisons, une traque violente dans les bas-fonds de la capitale de la Guyane.

(Source : Pole Nord – Pages : 228 – ISBN : 979-1092285475 – Prix : 12,00 €)

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Si tu as déjà lu Vigneron, tu sais que le gus ne fait pas dans la dentelle de Calais, pourtant il est du coin. Mais Vigneron est un dur, un ténébreux, un type en colère, alors souvent avec lui, ça pue, c’est violent, c’est trash, c’est vulgaire, mais souvent aussi hyper réaliste. Le gars est flic, il a vu des choses pas très belle, il les a ingurgité, et comme il sait faire un peu plus avec un clavier que taper un rapport, il retranscrit tout cela dans ses bouquins.

Cette fois-ci, Michel nous entraine dans la noirceur de Cayenne, on part en patrouille avec deux flic, un binôme de deux types, deux bacmans dans l’enfer de la Guyane, de sa violence… Un double homicide répugnant, une innocente flinguée, et voilà les deux hommes en colère, prêt à rendre justice eux-mêmes. S’en suit une excursion dans les bas-fond, la lie de la Guyane, rien ne vous est épargné, que cela soit les comportements obscènes et violents des autochtones que la corruption latente.

Même si le réalisme est bien présent, que la trame est assez soutenue, moi qui ne suis quand même pas une pucelle effarouchée, je trouve que c’est un peu trop. Que trop de description de la fange, de la merde et de la violence cassent un peu le rythme de ce roman noir et c’est bien dommage. Comme si l’auteur avait eu un haut-le-cœur de cette crasse et de cette violence qui gangrène cette région. Car ce n’est pas la Guyane qu’il la déteste, mais que de la voir dans cet état. Cela le révulse et sa colère se retrouve sur le papier. Vigneron a envie de nous faire comprendre à nous, « métros » comme il est temps d’agir, mais ce n’est pas l’effet que j’ai ressenti à la lecture. Non du coup j’ai eu du mal, j’ai trouvé que cette surenchère enlevait un peu de l’hyperréalisme du roman noir.

Je ne déconseille pas pour autant la lecture, je préviens juste les âmes sensibles que certaines scènes sont assez insoutenables, et pas forcément par leurs violences.

Michel Vigneron est un pote, mais je ne fais pas faux semblant, Michel Vigneron est flic, armé, et certainement dangereux, cette chronique est peut-être ma dernière, mais j’assume…

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