Pascal DESSAINT : Le chemin s’arrêtera là

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France

INFOS ÉDITEUR

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Parution aux éditions Rivages en février 2015

Parution aux éditions Rivages/Noir poche en mars 2016

Sur une côte nordiste fantomatique, des hommes survivent au jour le jour, hantés par un passé mortifère. Mais qui sont ces laissés-pour-compte de notre époque, qui semblent camper dans un temps suspendu ? Des êtres qui, derrière l’apparence de normalité qu’ils essayent de préserver, ont été broyés ou souillés, à l’image du pays qu’ils habitent, marqué par les stigmates d’une industrie lourde moribonde et d’une nature qui reprend ses droits, de plus en plus inquiétante.

(Source : Rivages – Pages : 256 – ISBN : 978-2743636029 – Prix : 8,00 €)

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Une région en bord de mer, quelques marginaux, paumés, des cassés de la vie qui vivent là au rythme du pont levant qui laisse passer les bateaux.

Ils sont là fouettés par les embruns, quelques fois coupé du monde lorsque le pont est relevé, seuls, plus seuls encore face à leur vie morose.

Pascal Dessaint nous décrit des hommes qui vivent hantés par leur passé, des hommes qui ont des plaies à l’âme, des plaies qui ne cicatrisent pas pour certains. Des blessures qui en entrainent de nouvelles, qui font de certains de ces hommes des salauds, d’autres des victimes…

Cassés par la vie, le chômage, la maladie les amours défuntes, ils tentent de survivre.

La vision n’est pas enchanteresse, loin de là, c’est même sombre, très sombre, comme si la misère s’était concentrée sur cette côte. Les gens qui vivent ici, y vivent pour souffrir, mentalement ou physiquement, mais ils n’ont pas vraiment droit à leur part de bonheur.

Chaque personnage est tour à tour un narrateur, il va nous confier sa vision des choses, des actes qu’il fait,  de ceux qu’il subit, de ceux qu’il apprend. Des regards croisés sur un horizon bouché.

Pascal Dessaint est un habitué des galeries de personnages, il cisèle les portraits de ses personnages, les burine de sa plume, quelques fois acide, son écriture est sans appel, elle incise dans le vif.

Une tranche de vie noire, un peu glauque, Aznavour chante que la misère doit être moins pénible au soleil, certains héros de ce livre la supportent mieux au bord de la flotte avec les mouettes qui gueulent à leurs oreilles, l’air iodé, les cargos et le paysage maritime semblent atténuer leur destin parfois lourd à porter…

Un roman noir très sympathique comme sait les faire Pascal (Lire impérativement Le bal des frelons aussi)

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