Olivier NOREK : Code 93

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France

INFOS ÉDITEUR

Olivier NOREK - Code 93
Code 93

Parution aux éditions Michel Lafon en avril 2013

Parution aux éditions Pocket en Octobre 2014

Victor Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges – un cadavre qui refuse de mourir, un toxico victime d’autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Écrit par un « vrai flic », Code 93 se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur. Mais il témoigne aussi d’une belle maîtrise des sentiments et relève un véritable défi en matière de suspense, dans un environnement proche et pourtant méconnu. Cette plongée inattendue dans un monde de manipulations criminelles au sein des milieux de la politique et de la finance nous laisse médusés.

(Source : Michel Lafon – Pages : 304 – ISBN : 9782749917788 – Prix : 18,95 €)

L’AVIS DE LUCIE MERVAL

Que l’invisible devienne visible au prix du sang

Première scène, à la morgue. Une jeune fille sur la salle d’autopsie. Une vieille dame et son fils appelés à reconnaître le corps, résultat négatif…

Presque un an après, le Capitaine Coste de la police judiciaire du 93 et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Il s’avère que la victime n’est pas véritablement morte, quand elle se « réveille » sur la table d’autopsie…Commence alors une enquête qui nous entraîne dans le monde des cités obscures où règne la pauvreté, la délinquance, la drogue mais aussi dans les plus hautes sphères avec leurs magouilles financières et un réseau de prostitution haut de gamme…

En parallèle, Coste reçoit des lettres anonymes évoquant le fameux Code 93…Lettres qui vont l’entraîner sur des chemins un peu plus personnels…

L’auteur est policier dans le 93. Code 93 est son premier roman. Il y a forcément matière à écrire une bonne intrigue, la réalité dépassant parfois la fiction. Encore faut-il savoir écrire et entraîner son lecteur au fil des pages. Pari réussi ! Une écriture sans fioritures, qui va droit au but…C’est très rythmé même si cela ne dézingue pas de tous les côtés. C’est très visuel, on est complètement immergé au coeur de ses tours sombres…Une touche d’humour est présente pour dédramatiser un contexte difficile (« C’est pas Hollywood ici, c’est la Seine-Saint-Denis ») ou parler de l’intégration d’une nouvelle collègue dans une équipe d’hommes…Une construction qui fait la part belle à la psychologie des personnages, à leur évolution…

Un des points forts du livre est son personnage principal, flic charismatique et attachant qui contrairement aux policiers dépeints dans la plupart des romans policiers, n’est ni alcoolique, ni dépressif, il va plutôt bien. Un flic ouvert à la discussion, fier de son travail, qui est là pour aider les victimes, pour qui le travail en équipe est indispensable, même quand un collègue a déconné…Une solidarité omniprésente tout au long du récit. Le deuxième point qui m’a plu, est que sous couvert de fiction, l’auteur ne mâche pas ses mots concernant l’institution policière et cette fameuse politique du chiffre, la politique ou les grosses transactions financières… Il fallait oser !!!

Difficile d’en dire plus, sans tout dévoiler mais c’est un roman policier qui se démarque par sa grande humanité. Le dénouement est déroutant, plusieurs sentiments viennent à l’esprit : empathie, dégoût, respect…Et si parfois la société poussait certains d’entre nous à devenir à des monstres ?

Un livre qui incite à ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure…Un roman policier qui prend aux tripes et qui me restera en mémoire ! Vivement les prochaines aventures de Coste et son équipe !


L’AVIS DE PEPITA SONATINE

Une 4ème de couverture qui commence ainsi : « Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie… », je me dis ‘il va y avoir du sang’. Et bien non !

Pas de violence gratuite dans Code 93.

Olivier Norek nous fait grâce d’un déballage d’horreur de bas-étage ; il préfère la réalité des faits. Un homme de terrain ce monsieur Norek et cela se sent dans la trame de son enquête.

Au cœur des cités du 93, une immersion totale et réaliste dans les banlieues difficiles pour les jeunes mais aussi pour les flics. Plongé dans les coulisses de la PJ aux côtés du Capitaine Coste, l’enquête nous  révèle les dessous d’une police parfois en déroute. Un flic sympathique et attachant, contrairement aux clichés habituels ni dépressif, ni alcoolique ; bien au contraire un homme vrai, sincère et franc, attaché à son équipe qu’il a modelé à son image.

Chapitres courts, écriture directe et percutante, l’intrigue s’installe d’emblée et nous embarque au sein de manipulations politiques et milieu pervers d’une bourgeoisie dépravée.

Bienvenu Monsieur Norek dans le monde des écrivains du polar français. Pour un premier roman, c’est une très belle réussite. et j’ai vraiment hâte de vous retrouver dans « Territoires » édité chez Michel Lafon pour suivre les aventures de du capitaine Coste.


L’AVIS DE CÉLINE MARION

Quand j’ai fermé ce roman, je me suis dit que j’étais bien, en dehors de ce département 93, au calme dans ma province.

L’histoire racontée par ce « vrai » flic frôle forcément beaucoup avec la réalité qu’il a vécue sur le terrain et ça fait froid dans le dos. La description qu’il fait de sa banlieue ne m’incite pas vraiment à m’y balader.

Son récit se lit très aisément, pas de fioriture, le style est direct, on va droit à l’essentiel. On enquête point barre. Mais c’est bien dit, bien écrit et on s’attache aux personnages même si le roman est court et qu’il est fait peu de place à leur passif.

J’espère sincèrement revoir cette petite équipe au boulot sous peu. On les connaîtra mieux plus tard, peut-être, mais cela ne nuit en rien à l’histoire c’est juste que lorsqu’on s’attache, on aime bien en savoir plus… Les ingrédients sont là pour que tout fonctionne, un flic solitaire mais qui n’est pas alcoolique malgré l’histoire de son amie (ouf un bon point pour lui), une nouvelle recrue féminine, le comique de service, bref une belle petite équipe soudée. Un peu comme celle de Braquo d’Olivier Marchal, mais là, pas de pourri dans l’équipe.

Bref un bon premier roman qui mérite que l’auteur ne s’y arrête pas…


L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Quid de mieux qu’un flic pour raconter des histoires de flics ?

On est sûr que la procédure est la bonne, que les états d’âmes de condés sont inspirés par le vécu, l’expérience du narrateur.

Dans ce roman, Olivier Norek nous entraine dans des homicides aux frontières de l’étrange, du paranormal, mais ne serait-ce pas tout simplement un meurtrier qui se joue de la police ?

Comme son titre l’indique, ce roman policier se déroule dans le 9-3, bon, cela ne va pas vous inciter à louer là-bas pour vos vacances. Non  pas que cela soit un pamphlet contre « la racaille de banlieue », bien au contraire d’ailleurs, ce n’est pas cela que dénonce ce livre, mais plus les alliances contre-nature, difficile d’en dire plus sans trahir la trame.

Norek fait juste ce qu’il faut, malgré une quatrième qui pourrait faire croire que vous déguster sévère dans la violence : Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie… Ben non, juste ce qu’il faut pour le ça bouge, pour que l’histoire se déroule.

Des personnages bien campés, les bons flics avec l’équipe de Coste, des pourris aussi. Coste et de Léa sont attachants, on sent que l’auteur les a travaillés pour en faire des héros récurrents, et ce n’est pas une mauvaise idée. C’est même extrêmement intéressant d’avoir d’autres histoires dans ce lieu, les banlieues dites chaudes, c’est un lieu qui se prête au roman noir, sociétal.

Une intrigue qui tient la route, les pages se tournent sans effort.

Pas de fin surprise qui vous explose à la gueule, on se doute, on sait, mais on a besoin de comprendre, la dérive et tout le reste…

Un super bon point, pour l’épilogue, mais ça c’est mon côté  romantique.


L’AVIS DE YANNICK SCOTTO

« Il y a des visages plus beaux que le masque qui le couvre ».
– Jean-Jacques ROUSSEAU –

Olivier NOREK est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 (Service Départemental de la Police Judiciaire de Seine-Saint-Denis).

Dans ce polar, il est question des « (més)aventures » du capitaine Victor COSTE et de son équipe avec tout ce qu’il faut de la maîtrise du jargon judiciaire, des bases médico-légales de l’enquête criminelle avec une pointe d’humour noir.

BOBIGNY, mars 2011, le corps d’une jeune femme est découvert dans un squat de la commune des Lilas à dans l’ombre d’un coma hypertonique.

Alors que l’équipe du capitaine COSTE, « Groupe Crime 1 » est sur le qui vive, un deuxième corps est découvert, celui d’un homme, un « géant » de deux mètres : émasculé..

« Les morts ressuscitent à la morgue de Paris »
Tandis que l’autopsie est réalisée sur le colosse par la légiste Léa MARQUANT, l’impensable se produit, il se redresse sur ses coudes !!!

Devant cette situation ubuesque, l’horreur continue de la sorte :

« Faudra prévenir le légiste qu’il y a un cadeau à l’intérieur, comme dans les Kinder ».

Un troisième corps, celui d’un toxicomane, est découvert calciné et une musique provenant de ses entrailles se met à retentir, un téléphone portable est à l’intérieur.
Quel est ce corps 11-1237 ?
Qui est ce géant émasculé ?
À quoi correspond cette macabre mélodie qui retentit dans un corps momifié par la chaleur ?
Alors que l’enquête se poursuit, des lettres anonymes surgissent de l’ombre..

Saurez-vous voir au delà du masque et éviter le choc hypovolémique d’un carton d’invitation ?

Du « Grand-Palais » à la réalité, il n’y a qu’un pas : CODE 93 les amis !!

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