Nicolas LEBEL : Dans la brume écarlate

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France
Nicolas LEBEL - Dans la brume ecarlate-
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  • Éditions Marabout collection Blab Lab le 27 mars 2019
  • Pages : 320
  • ISBN : 9782501122696
  • Prix : 19,90 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Une femme se présente au commissariat du XIIe et demande à voir le capitaine Mehrlicht en personne.. Sa fille Lucie, étudiante, majeure, n’est pas rentrée de la nuit. Rien ne justifie une enquête à ce stade mais sait-on jamais… Le groupe de Mehrlicht est alors appelé au cimetière du Père Lachaise où des gardiens ont découvert une large mare de sang. Ils ne trouvent cependant ni corps, ni trace alentour. Lorsque, quelques heures plus tard, deux pêcheurs remontent le corps nu d’une jeune femme des profondeurs de la Seine, les enquêteurs craignent d’avoir retrouvé Lucie. Mais il s’agit d’une autre femme dont le corps exsangue a été jeté dans le fleuve. Exsangue ? Serait-ce donc le sang de cette femme que l’on a retrouvé plus tôt au Père Lachaise ? La police scientifique répond bientôt à cette question : le sang trouvé au cimetière n’est pas celui de cette jeune femme, mais celui de Lucie…

Un roman gothique dans un Paris recouvert de brouillard à l’heure où un vampire enlève des femmes et les vide de leur sang. Un roman choral qui laisse la parole à plusieurs protagonistes : à ceux qui perdent ou ont perdu, à ceux qui cherchent, à ceux qui trouvent ou pensent trouver. Un roman qui est l’histoire de six hommes qui aiment ou croient aimer chacun une femme : celui qui la cherche, celui qui l’aime de loin, celui qui veut la venger, celui qui la bat, celui qui la veut éternelle, et celui qui parle à ses cendres. Un roman parle des femmes comme premières victimes de la folie des hommes, même de ceux qui croient les aimer.

L’AVIS DE YANNICK P.

Un caractère de daube, un argot bien à lui, une gitane coincée entre ses lèvres, une tronche de kermit jaune sur un imper défraichi, tu l’auras deviné, le capitaine Merhlicht est de retour dans un 5ème opus.

Nous sommes en avril après l’escapade irlandaise de Merhlicht. Une mare de sang au cimetière du Père Lachaise. Pas de cadavre. Une jeune femme nue et exsangue avec deux trous rouge retrouvée dans la Seine.

L’intrigue paraît jouer avec le mythe du vampire dans un Paris saturé par un épais brouillard – une pensée à Stocker et à Shelley – on y retrouve les fameuses sonneries de téléphone et bien entendu Questions pour un Champion. Merhlicht, dénué de charme sexy mais tellement attachant, traine sa crève tandis que des jeunes femmes disparaissent et personne ne croit aux vampires. Pourtant les codes gothiques des copains de Vlad s’inscrivent dans les rues nébuleuses de Paris. La Roumanie obscure durant et après Ceausescu, aussi. Mais l’essentiel est ailleurs.

Les personnages de Nicolas évoluent. Ces retrouvailles sont un vrai plaisir. Aucune lassitude car Nicolas les fait grandir. Ils sont toujours très bien travaillés. Comme tout à chacun, leurs vies sont en mouvement. Chaque protagoniste paye le prix de ses décisions, de son mode de vie trainé durant les tomes précédents.

Les réfugiés syriens de la Porte de la Chapelle, les extrémistes, sont bien sûrs présents, mais il s’agit avant tout d’amour. Ceux de Sophie Latour, ceux de Mickaël Dossantos, quoique, et ceux de Merhlicht bien entendu, mais pas que. Chaque homme porte l’amour pour une femme. Car il y a toujours une femme désirée. L’amour et ses conséquences sur la vie, la mort.

On déchire le brouillard au fil des pages, de ce polar vif où il n’y a pas une seconde d’ennui. On dévore l’enquête de l’équipe qui vient de toucher un nouveau patron. Les dialogues peuvent être drôles, mais l’écriture sait se faire subtil si besoin. On ne parlera pas de la fin. J’ai hâte de lire le 6ème tome. Même si je crains le pire. Bref, Dans la brume écarlate est un parfait polar qui démontre si besoin était que Nicolas Lebel fait désormais parti du cercle restreint des auteurs à suivre.

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Nicolas Lebel a su créer un vrai personnage, un vrai flic qui diffère de tous ceux que l’on croise au fil de nos lectures.

Pas facile de créer un héros qui va marquer le lectorat… non, plus un anti-héros qu’autre chose. Mehrlicht n’a rien pour plaire au départ, pas forcément pourvu d’un physique avenant, un sale caractère, pas un pro du sport de combat et du tir, à l’opposé de ce que l’on nous offre d’habitude.

Rien pour te séduire tu vas me dire, sauf que le Nicolas il l’a rendu plus qu’attachant son condé… tu ne sais pas pourquoi, mais tu l’aimes ce con !

Et dans ce nouvel opus, encore un peu plus…

Quand Mehrlicht est confronté au surnaturel, il s’en fout, royalement, complètement, ça ne l’effraie pas plus que ça, vu que pour lui, tout est logique.

Alors une brume où les femmes disparaissent pour être entre les mains, voir les canines d’un vampire, très peu pour lui…

Alors, tel un sanglier têtu, il va avancer, faire son bonhomme de chemin, tenter de comprendre, de démasquer.

Puis il n’y a pas que Mehrlicht, il a aussi Dossantos, Latour, ses assistants et tout les autres.

Un roman qui vous balade dans un Paris gothique, dans des milieux défavorisés, qui vous transporte en Roumanie, avec un joli suspens, et surtout cet humour magnifique que possède Nicolas, qui vos accompagne tout au long du livre.

Lebel fait parti de cette jeune génération montante du polar, avec un univers, des personnages qui lui sont propres, qui diffère de la production actuelle, et ça, ça n’a pas de prix.

Il est donc impératif de lire ce livre, et tous les autres écrits par Nicolas.

Je sais, une fois de plus j’ai peu causer de l’histoire, à toi de la découvrir, de le lire, je ne veux que te donner mon ressenti, et te donner envie de te plonger dans le roman.

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