Myra ELJUNDIR : Kaleb

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kalebOù étiez-vous quand les cendres du volcan Eyjafjöll se sont dispersées dans le monde entier ? Etes-vous un EDV ?

Le premier tome d’une trilogie qui, à l’instar de la série Dexter, offre aux jeunes adultes l’un de leurs fantasmes : être dans la peau du méchant.


À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.

Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Saison 1

kaleb 01

Parution aux éditions Robert Laffont en juin 2012

C’est si bon d’être mauvais…
SAISON 1. À 19 ans, Kaleb se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

(Sources : Robert Laffont – Pages : 456 – ISBN : 9782221126820 – Prix : 18,00 €)

L’AVIS DE LEA D.

Avec son père, le jeune Kaleb a beaucoup déménagé, avant de revenir se fixer un peu plus longtemps en France, à Paris, le pays d’origine du jeune homme. Malgré un parcours peu ordinaire, c’est à 19 ans que Kaleb va voir se réveiller un don extraordinaire, celui de l’empathie. Il ressent les émotions des gens qui l’entourent, et apprend à les canaliser et à les manipuler. Ce don va l’amener au bord de la rupture, en se faisant envahir par toutes sortes d’émotions, ce qui le conduit à des bagarres, des coups de sang, mais aussi, au bout d’un moment, à se rendre irrésistible aux yeux des autres, en leur disant ce qu’ils veulent entendre.

Mais un don extraordinaire signifie aussi ennemis, une société secrète qui traque les êtres comme Kaleb. C’est le colonel Bergsson, responsable de la société, qui va traquer Kaleb, pour le détruire ou le ramener dans sa société. Personnage connu et basique, c’est son assistante, en revanche, qui va apporter plus de questionnements, d’interrogations, un personnage intrigant !

Le point qui m’a surprise, c’est l’accroche dans le synopsis : « C’est si bon d’être mauvais ». Je pensais que Kaleb serait un personnage abusant de son don pour faire du mal aux gens qui l’entourent, mais il se révèle simplement un garçon découvrant son pouvoir, essayant de le comprendre, ce qui le conduit parfois à des débordements, mais sans tomber dans le mal pur et simple. Hormis cela, Kaleb est un personnage intéressant, il évolue au cours du récit, et je suis curieuse de voir comment va se dérouler le second tome ! Kaleb réussit à introduire une atmosphère plutôt pesante, tous les personnages sont en nuances de gris, ni bons ni mauvais, certains sont à cheval sur la limite…

J’ai cependant trouvé que Myra Eljundir n’avait pas assez approfondi certains éléments (ce qui viendra peut-être dans la suite), et j’aurais aimé en savoir plus sur différents personnages et leur histoire. Le style d’écriture est plutôt haché, et j’ai eu du mal à me plonger dans l’histoire avant de m’y habituer.

Donc, globalement, une bonne surprise ! Pas le livre qui m’a emporter et fait vibrer tout du long, mais un récit intéressant, où l’univers est le point fort avec la mythologie esquissée par Myra Eljundir.

Si vous aimez les histoires fantastiques, à la super-héros, avec des personnages découvrant leurs pouvoirs, une société secrète, je pense que Kaleb vous plaira !


L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Kaleb est un jeune homme un peu spécial. Il sait se montrer charmeur, voir manipulateur. Pendant des années, il a parcouru le monde avec son père (fuyant une menace invisible) et ils se sont enfin posés à Paris. Le jeune homme est bouillonnant d’énergie. Il est également obsédé par sa mère : il ne lui reste d’elle qu’une boite à musique avec une plaque gravée en islandais (la langue maternelle de cette dernière).

Kaleb sent ses forces se décupler mais surtout il ressent de plus en plus celles des autres. Il semble avoir une empathie surdéveloppée. Il fait des recherches sur le net pour mieux comprendre les troubles qui l’agitent. C’est ainsi qu’il tombe sur le forum des E.D.V c’est à dire des Enfants Du Volcan…

De l’autre côté de l’Atlantique, une organisation très particulière observe le don du garçon évoluer. Les Sentinelles veillent. Elles sont formées à maitriser et parfois parfois à supprimer les EDV. Et Kaleb devrait bientôt devenir le plus dangereux de tous. Le colonel Bergsson a modelé son assistante comme une arme contre l’adolescent.

Premier opus surprenant, captivant et troublant. Dès les premières pages, le lecteur est fasciné et charmé par Kaleb alors que le jeune semble parait porter le Mal en lui. A-t-il vraiment un libre-arbitre ? Se délecte-t-il des pensées sombres qui l’envahissent ? Comment peut-on être attiré par un personnage aussi sombre c’est la question que je me suis posée. J’ai eu du mal à analyser mes propres émotions, ouvrir « Kaleb » c’est se faire mordre par un reptile et laisser le poison se distiller dans ses veines tout en ressentant une légère torpeur et même une jouissance.

La sensualité est très présente dans ce texte qui s’adresse aux lecteurs de plus de 15 ans et aux adultes.

Myra Eljundir en quelques mots en su camper un décor réaliste (être au coeur de Paris) ainsi que des personnages que l’on voit réellement prendre vie au fil du récit. Elle tisse une toile très riche avec plusieurs « épaisseurs ». Véritable Parque littéraire, elle donne ou ôte la vie d’un coup de plume.

Les scènes contemporaines ne sont que le feuillage d’un récit qui ancre ses racines dans les plus profonds de la terre, de ses origines. Les chapitres sont des strates, des siècles que l’on parcoure. Une voix lointaine nous rattache à l’Islande et aux mystères de la mythologie nordique…


Saison 2 – Abigail

Myra ELJUNDIR - Kaleb - 2
Kaleb, Saison II (2)

Parution aux éditions Robert Laffont en février 2013

Le mâle dans la peau…
SAISON 2. Magnétique et sensuelle, Abigail est l’arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l’extase.
Inutile de lutter : l’attraction qu’elle suscite est irrésistible.
Même si faire l’amour avec elle, c’est s’unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l’empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l’empathe l’attire comme un aimant.
Au terme d’un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

(Sources : Robert Laffont – Pages : 312 – ISBN : 9782221126837 – Prix : 17,50 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

L’Islande. La terre noire, volcanique. Berceau des ancêtres de Kaleb. Le jeune homme est empli de rêve et d’espoir : ce lui de retrouver d’autres E.D.V « ces gens qui, comme lui se sont réveillés un matin avec des facultés extra-sensorielles hors du commun, tout ça parce qu’ils descendent d’une même lignée d’Islandais trop longtemps exposé aux cendres du volcan Eyjafjöll ».

Ce voyage ne sait pas fait sans embûches, sans souffrances : la douleur de son père, les incidents en Irlande… Mais la donne a changé, il y a maintenant la troublante Abigail, celle qu’il voit depuis des années en rêve. Elle aussi possède un Don particulièrement développé.

Kaleb apprend l’existence du « Livre du Volcan, qui explique d’où ils viennent et pourquoi ».

Tensions, pulsions sensuelles ou destructrices. Le rapprochement de ces deux êtres est-il possible ? La prophétie est en marche. Et du fond de son tombeau l’homme en noir martèle la cadence…

Deuxième opus, la montée en puissance continue. Ce n’est pas que le destin de deux jeunes gens qui est en jeu c’est également leurs semblables qui attendent l’Elu(e ?). Les Dons de chacun sont précieux et le fait d’être réunis amplifie leurs pouvoirs. Mais l’imminence de leur perte semble poindre au détour de chaque page.

La narration se pose et accélère en même temps. J’ai eu la sensation d’assister à une partie d’échecs où je voyais avancer des pièces blanches et des pièces noires. Mais étais-je victime d’une illusion provoquée par un EDV ? Les protagonistes pouvaient passer d’une couleur à l’autre au fil des mots. Qui est adepte du Bien ou du Mal ? Et encore plus troublant, je ne voyais pas le visage de celui (ou de ceux) qui poussai(en)t les pièces de l’échiquier.

Ce texte est bien plus qu’un récit d’aventure, qu’un texte initiatique ou qu’un thriller fantastique, il m’a replongé dans le souvenirs des récits cosmogoniques (récits mythologiques de la création) ainsi que des récits eschatologiques (récits mythologiques de fin du monde). Myra Eljundir m’a donné le sentiment d’être le démiurge (terme désignant le créateur du monde). Et comme dans certains récits cosmogoniques, elle donne vraiment son corps pour faire créer ses créatures de papier qui prennent vie sous nos yeux et nous fascinent dès le premier regard. Comme si elle ne faisait qu’un avec son texte…

Heureusement que j’avais le tome trois à porté de main car je suis certaine que les cendres du volcan se répandent dans mes veines et qu’elles ont pris contrôle de tout mon être.


Saison 3 – Fusion

Myra ELJUNDIR - Kaleb - 3
Kaleb, saison III (03)

Parution aux éditions Robert Laffont en novembre 2013

Tout est bien qui finit mal…

Puissant et dévorant, le don d’empathie de Kaleb n’a cessé d’évoluer, le conduisant par-delà le Bien et le Mal…
Avant d’incarner l’Élu redouté de tous et de livrer son ultime bataille à ses ennemis pour sauver celle qu’il aime, le jeune homme doit accomplir une dernière mission : partir à la rencontre de ses ancêtres en se plongeant dans Le Livre du Volcan…
Organique, prophétique et vivant, l’ouvrage porte en lui l’empreinte des premiers enfants du volcan Eyjafjöll.
Son encre a coulé avec leur sang, et ses pages palpitent de leur fureur et de leurs passions.
Car ce livre millénaire se nourrit des personnages qu’il rencontre, qu’il nous raconte…

Un final aussi bouleversant qu’explosif.

(Sources : Robert Laffont – Pages : 439 – ISBN : 9782221126844 – Prix : 18,50 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

Kaleb évolue encore, son empathie ne cesse de croitre mais a-t-il choisi son camp ? L’histoire des anciens est inscrite dans « Le Livre du Volcan ». « La mère doit mourir » cette terrible sentence, cette litanie incessante, résonne au fil des années, des siècles et des générations. Dans la grotte l’Oracle est bien seule mais ses visions sont nécessaire pour l’avenir de son peuple. Est-il légitime de sacrifier un être pour permettre au plus grand nombre de survivre.

Le Livre du Volcan s’ouvre sur les premiers clans, sur la genèse des enfants aux yeux bleus et à leurs dons qui provoquent à la fois envie et effroi… Les premières tribus se fondent et la mythologie s’inscrit peu à peu…

Et il y a les scribes qui ont figé l’oral dans l’écrit pour le conserver.

De nos jours, Glenn permet à Kaleb de rencontrer la scribe Myra Eljundir. L’Histoire est en marche. Mais restera-t-il un seul témoin pour écrire le mot fin ou à suivre …. ?

Troisième et dernier opus. Chaque tome a véritablement son identité propre et en même temps ils forment une trilogie parfaite. Dans celui-ci nous plongeons véritablement dans l’histoire des premiers peuples d’Islande. Et nous n’avons jamais été aussi près des portes de l’Enfer, les vapeurs du Volcan nous envahissent alors que nous pénétrons dans ses entrailles.

La sensation que j’avais eu à la lecture du second volume se confirme (ais-je également reçu des cendres du volcan Eyjafjöll ?) Myra Eljundir est véritablement le démiurge, elle a fusionné avec son texte jusqu’à devenir un des personnages du roman.

Il y a une vraie beauté dans toute cette oeuvre et notamment dans cette dernière partie. On touche du bout des doigts une dimension historique/mythologique. Tout à l’air tellement réel. Etant passionnée par les divinités anciennes depuis mon plus jeune âge, j’ai aimé retrouvé Loki et Hell malgré tout ce qu’elles représentent.

Avec Kaleb, on va bien au-delà de l’archétype de l’anti-héros comme peut l’être les personnages de Dexter (héros de Jeff Lindsay, également adapté en série TV) et Docteur House (série TV), les lignes bougent au fil du récit et le lecteur tremble qu’elles s’arrêtent sur le néant et le chaos.

Comme vous l’aurez compris, j’ai adoré cette saga moderne de « l’islandaise Myra Eljundir ». Auteur que nous pourrions appeler aussi Myra Ingridsdottir (traduction : Myra fille d’Ingrid). Dans le troisième tome, la scribe offre à son lecteur une révélation : « C’est pourquoi Glenn se résolut enfin à lui (à Kaleb) présenter cette femme (Myra Eljundir). Oh, Kaleb la connaissait déjà… De nom. Qui ne la connaissait pas, en France ? Enfin, elle y était connue sous un autre nom, le sien, le vrai… » (p22) Elle jour même la carte de l’auto-dérision « D’ailleurs, elle avait une drôle de réputation. Elle pouvait être absolument charmante un instant et se comporter comme un ours la minute d’après… » (p23). Et ce n’est que lors du salon du livre St Maur en poche que les lecteurs auront appris que Myra Eljundir et Ingrid Desjours ne faisaient qu’une.

Oseras-tu franchir le pas et franchir le seuil de l’Enfer ne sachant pas si le retour est possible ?

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