Mouloud AKKOUCHE : Les ardoises de la mémoire

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France

INFOS ÉDITEUR

Mouloud AKKOUCHE - Les ardoises de la memoire
Les Ardoises de la mémoire

Parution aux éditions Gallimard collection série noire le 13 janvier 1999

«Pierrot n’était plus qu’un bout de chair dénué d’histoire et rangé dans un tiroir. J’essayais d’imaginer le quartier sans lui, la ville sans lui… Le monde sans lui. Peut-être qu’un infime coup de patin avait ralenti la rotation de la terre, un léger retard pour saluer le départ de Pierrot. Pourquoi l’avait-on descendu dans le camion qu’il squattait depuis 14 ans ? Ce vieil utopiste inconnu et équipé d’un cœur plus gros que le cerveau. Pas le genre de type à avoir son nom sur une plaque officielle… J’avais beau me dire que c’était la vie, qu’il était vieux et que des gosses à peine nés y passaient ; rien n’empêchait l’ébullition sous mon crâne. Et encore une bonne raison pour ne pas partir en vacances !»

(Source : Gallimard – Pages : 288 – ISBN : 9782070498512 – Prix : 5,55 €)

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Il y a des romans noirs qui fleurent bons l’humanisme. Qui, si d’un côté des personnages vous dégoutent par certains comportements, la jalousie, la cupidité, la bêtise… d’un autre côté, ils vous réconcilient avec l’âme humaine, c’est le cas de ce livre. Il y a un côté optimiste, non poétique-utopique dans Les ardoises de la mémoire.

Même si les textes écrits sur des petits cahiers par pierrot sont parfois emplis de désarroi, ils nous touchent néanmoins, le regard de cet homme sur la vie est bourré d’intelligence et de simplicité.

Mais qui est Pierrot ?

Pierrot était une sorte d’ermite, de père la cloche qui vivait dans un petit camion, un tôlé. Vivait parce que le Pierrot il s’est fait dessouder dans son fourgon. Une querelle de semi marginaux sur fond d’alcool qui aurait mal tournée, une dette d’argent entre deux vieux copains.

Une découverte de cadavre qui ne plait pas à Nassima, elle l’aimait bien le vieux Pierrot, une figure du quartier. Mais demain elle est en vacances, et puis c’est cousu de fil blanc cette histoire…

Cousu de fil blanc pour tous, sauf Nassi, qui n’y crois pas, il y a un truc qui cloche. Puis elle sait que pierrot n’aimait pas être en dette, et que le bonhomme avait la manie d’écrire, sa vie, ses pensées, sa vue sur le monde dans des cahiers, qu’il laissait en caution chez les commerçants.

Alors Nassi va partir en chasse de ces cahiers, les récupérer, les lire, comprendre la vie de pierrot mais surtout sa mort…

Un très joli roman, avec un cadavre attachant, un personnage sympathique, d’autres beaucoup moins. Une belle plume, proche de celle du copain Benotman parti tutoyer les anges trop tôt

 

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