Maxime CHATTAM : La conjuration primitive

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France

INFOS ÉDITEUR

LA CONJURATION PRIMITIVE - maxime chattam

Parution aux éditions Albin Michel en mai 2013

Parution aux éditions Pocket le 13 novembre 2014

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?

Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.

D’un endroit à l’autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.

Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?

Très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.

Pour mettre fin à cette escalade de l’horreur, pour tenter de comprendre, une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Ecosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive au cœur des pires déviances de la nature humaine.

(Source : Albin Michel – Pages : 300 – ISBN : 9782226241405 – Prix : 22,50 €)

L’AVIS DE LEA D.

Enfin, un nouveau livre de Maxime Chattam, et surtout un Thriller, le genre où cet auteur excelle, même si j’aime bien le lire également en fantastique. La Conjuration Primitive est en passe de devenir un de mes livres préférés (comment ça, Joshua Brolin y fait une apparition ? Non, non, ça ne joue pas du tout…)

En France, une épidémie de meurtres semble se propager. Très vite, cela se propage hors du pays pour aller dans les pays voisins. Chaque meurtre est signé d’un *e mystérieux. Ce symbole est-il le signe que les meurtriers se rassemblent, se connaissent ? Un signe de ralliement, de reconnaissance ? Le symbole d’un club sélect de tueur ? On suit principalement les meurtres du Fantôme, violant, étranglant et réanimant ses victimes jusqu’à leur mort ; il y a la Bête, qui semble dévorer ses victimes avec une mâchoire monstrueuse. A ces deux-là s’ajoute des photos à caractère pédophile, mais aussi les actes de violence d’un squatter. A chaque fois, le symbole *e est là…

Alexis Timée est adjudant à la Gendarmerie Nationale de Paris. Avec ses collaborateurs, Ludivine Vancker et Segnon Dabo, il va tout tenter pour résoudre cette vague de crimes. Dépassé par les événements, il va solliciter l’aide de Richard Mikélis, un criminologue, pour tenter de comprendre ce qui se trame dans la tête des meurtriers.

La Conjuration Primitive se classe définitivement parmi mes préférés de Maxime Chattam, avec la Trilogie du Mal et Le Diptyque du Temps. Evidemment, c’est dur de passer au-dessus de la Trilogie du Mal, mais ce dernier roman tient vraiment toutes ses promesses de qualité !

Découpé en trois partis : Lui, Elle et Eux, on commence par suivre Alexis, puis Ludivine, et enfin on finit avec les conclusions de Richard Mikélis. Des personnages toujours aussi intéressants ! Alexis, comme beaucoup de policier que l’on retrouve dans les Thrillers, est très bon professionnellement, même excellent. Il a cependant ses failles et ses doutes, il est beaucoup moins sûr de lui dans sa vie personnelle. Ludivine est l’un des personnages que j’ai préféré, elle est vive, elle se repose à la fois sur les techniques et sur son instinct. Tout comme Alexis, elle a une fragilité au niveau émotionnelle, qu’elle répugne à montrer. Et surtout, j’ai apprécié le fait qu’elle ait fait des arts martiaux (notamment du Krav Maga), ce qui lui donne un autre point commun avec Annabelle dans La Trilogie du Mal. Enfin, Mikélis. Un autre de mes personnages préférés, car il ressemble beaucoup à Joshua Brolin. La même faculté à comprendre et à traquer les tueurs, à se mettre dans leur tête, à mettre leur instinct de prédateur dans la chasse. Et justement, en parlant de Joshua Brolin : nombreux était les fans de La Trilogie du Mal à avoir hurlé de joie en apprenant qu’il ferait une apparition dans La Conjuration Primitive. Juste un bref passage, mais le revoir a fait du bien à mon cœur d’artichaut ! A part ça, j’espère qu’il nous sera donné la possibilité de le revoir ultérieurement. Peut-être dans un nouveau roman qui lui sera consacré, pour expliquer comment son chemin a croisé les protagonistes de La Conjuration Primitive ? Et, apparemment, Maxime Chattam n’en a pas tout à fait finis avec ses héros, donc peut-être que Brolin refera une autre apparition, qui sait !

Sombre, noir, avec une angoisse permanente tout au long du récit, Maxime Chattam frappe de nouveau très fort ! Tout comme après la lecture d’In Tenebris et les peurs qu’un tueur ne rentre chez moi pour m’enlever etc, j’ai de nouveau eu peur que le Mal ne rentre chez moi ! Maxime Chattam fait ressortir ce qu’il y a de plus noir dans le genre humain, ce qui rend à chaque fois notre vision du monde très pessimiste et dénué d’espoir. Le don de Maxime Chattam est de faire ressortir cette noirceur, mais aussi de nous y rendre complétement accro. Il décrit la violence et la façon dont elle se répand de manière très clinique, à la fois psychologique et sociologique, ce qui la rend très présente et effrayante.

Vous l’aurez compris, un nouveau thriller qui fait mouche, une nouvelle fois !


L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Maxime Chattam nous revient en grande forme pour son nouveau thriller. Bien sûr (et surtout pour celles et ceux qui l’ont lu) impossible de ne pas penser à l’univers opressant et terrifiant de sa Trilogie du mal, qui comprenait « L’Ame du mal », « In tenebris » et « Maléfices » une fois la lecture entamée et achevée de cette conjuration primitive tant on retrouve l’ambiance torturée de l’écrivain nous racontant par force détails scabreux (mais sans aucune gratuité il est bon de le rappeler) les meurtres perpétrés par deux assassins particulièrement retors à qui les gendarmes et la presse ont donné les deux noms très évocateurs du « Fantôme » et de « la Bête ».

Abandonnant le style efficace et sombre mais plus romanesque et qui faisait quand même la force de son « Diptyque du temps », le romancier de la terreur fait preuve d’une écriture un peu plus sèche, avec un style brutal, phrases et paragraphes courts quand besoin est. Distillant avec délectation les péripéties et rebondissements alléchants, Maxime Chattam se paye le luxe de jouer avec les nerfs de ses lecteurs en les mènant à la baguette, nous amenant là où il le désire, en nous fichant la frousse, et quelquefois il faut avouer la trouille de notre vie quand on vit les péripéties de l’équipe de gendarmerie enquêtant à travers plusieurs pays pour trouver les meurtriers.

Une fois n’est pas coutume, l’auteur français sait aussi fabriquer de très bons personnages, auxquels on s’attache forcément : si vous êtes des lecteurs réguliers de ses romans policiers ou de la saga d’Autremonde, vous savez de quoi je parle. Les équipiers de la gendarmerie et les personnages secondaires (dont le fameux profiler qui les assiste) ont la part belle et on prend plaisir à les suivre dans leur différentes péripéties tout au long du livre.

Pour moi, le dernier thriller de Maxime Chattam est du tout bon : j’ai apprécié de retrouver l’auteur dans ce genre qu’il maitrise à merveille, en usant d’une plume plus acérée, plus pointue, plus pénétrante… le sujet s’y prêtait aussi il faut l’avouer, l’histoire se déroulant de nos jours. L’écrivain a su justement s’approprier son histoire et l’écrire avec un nouveau style d’écriture, sortant du style plus romanesque qui caractérisait les récits ténébreux de Guy de Timée à l’époque de la Grande Exposition Universelle.

Maxime Chattam, une fois de plus, prouve qu’il est capable de jouer sur les deux tableaux (thriller glaçant et oppressant et héroic fantasy) et c’est pour ça que je l’aime. Cela confirme son grand talent d’écrivain.

Cher Maxime, dans l’attente de vous revoir pour évoquer avec vous cette chasse contre le Mal, je n’aspire qu’à une seule chose : frissonner de nouveau et tant pis si vous jouez encore mes nerfs de lecteur… J’adore ça !!!


L’AVIS DE LAURE CHIRON

La conjuration primitive, visite guidée au cœur de la violence la plus extrême.

Bon. Comment vous dire ? J’sais pas trop par où commencer.

Vous avez du temps devant vous, là de suite, pour une plongée en enfer (en apnée la plongée, en apnée) ?

En ouvrant ce Maxime Chattam, vous avez la certitude de passer un moment horriblement bon, violemment addictif, irrémédiablement marquant, un peu comme une empreinte au fer rouge.

En ouvrant ce livre, vous savez d’avance que cette immersion dans l’univers sombre et glauque de cet auteur que vous connaissez si bien (d’ailleurs, en êtes-vous sûr(e) ?) vous procurera des frissons et des tremblements, perceptibles juste au creux de votre nuque…

En ouvrant ce livre, vous serez happé dès les premières pages, et vous regarderez l’heure fébrilement, redoutant le moment où vous serez obligé(e)) de le refermer.

Enfin, vous tremblerez pour chacun des nouveaux protagonistes de l’histoire, qui suent sang et eau, qui en oublient leurs vies personnelles, tout ça pour mener à bien une enquête qui semble perdue d’avance.

Je ne me trompe pas, n’est-ce pas ? Un Maxime Chattam, c’est forcément ça, tout le monde le sait, alors « pourquoi elle nous le répète, c’est bon, on est au courant ! Elle n’a rien d’autre à en dire ? », vous direz-vous en lisant ces quelques mots… Vous en êtes tellement convaincus que vous le jureriez sur la tête de votre chien, ou celui du voisin.

Et bien vous savez quoi ? Vous vous êtes royalement plantés !!

La conjuration primitive, c’est bien plus que ça. C’est largement plus que ça. Si vous pensiez que Maxime Chattam était déjà allé plus loin que loin, vous pouvez remballer cette certitude, trouver des superlatifs aux adjectifs ci-dessus, verser dans un shaker, secouer, et… Ouvrir.

Je dois vous avertir, prenez des précautions avant de commencer à lire ! Il va vous retourner le cerveau, vous pousser à tourner les pages à la vitesse du son. Voilà pourquoi je vous parlais de temps, tout à l’heure… Maintenant que vous avez franchi le seuil de la maison, vous n’avez pas d’autre choix que de l’explorer.

Donc, d’un côté, il y a bien sûr les faits, le début d’enquête et les déductions faites par l’équipe d’investigation, avec qui vous ferez la connaissance de la façon la plus brutale possible. Vous savez, les enquêtes qui vous mangent dès les premières pages, et vous mastiquent jusqu’à la fin.

De l’autre, il y a ce trio d’enquêteurs encore un peu verts, pas forcément aguerris aux crimes plus violents que la violence, mais que ne déméritent pas. Bien au contraire. Ils vont se jeter corps et âmes dans cette affaire, au mépris de leur santé mentale, et avec les conséquences que nous croyons connaître, parce que je vous le répète, toute cette histoire dépasse l’entendement.

A ce stade de ma chronique, je n’ai pas l’intention de vous en dire plus, parce que pourtant rompue aux lectures bien trash et noires, j’avoue volontiers avoir ressenti un certain malaise, fait de dégoût de tristesse, d’horreur et de compassion, une fois le livre fini. J’ai aussi été choquée à la lecture de certaines scènes… Et ce uniquement dans le but de ne pas vous influencer ou en dire trop alors que vous venez juste de commencer votre plongée.

Mais pour être tout à fait franche, non seulement je n’ai jamais ressenti ce genre « d’émotions », mais j’étais absolument convaincue que cela n’arriverait jamais. Même mon grand maître Stephen King n’y est pas parvenu. J’aurais pu vous jurer sur la tête de mon chat qu’aucun auteur y parviendrait un jour.

Moi aussi je me suis trompée : Maxime Chattam l’a fait. Et je ne sais pas si je dois le remercier ou le détester pour ça. J’aurai une idée plus précise dès que j’aurais fini « La patience du diable », suite de ce premier opus. Tiens d’ailleurs en disant ça, je ne peux que vous conseiller d’avoir ce second livre sous la main, parce que sinon, vous serez frustrés de ne pas savoir de suite comment se portent ces trois nouveaux persos.

Pour finir, et je parle en connaissance de cause, quand vous aurez ouvert ce livre, coupez-vous du monde, installez-vous confortablement dans votre fauteuil favori, préparez deux litres de café (ou de thé, peu importe, tant que ça vous empêche de dormir), verrouillez portes et fenêtres, et surtout… Laissez les lumières allumées. On ne sait jamais.

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