Maxime CHATTAM et Jean-Joseph JULAUD : Histoire et Best-sellers – 20 octobre 2010

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Maxime CHATTAM et Jean-Joseph JULAUD : Histoire et Best-sellers – 20 octobre 2010 – Espace Pré Botté – Ouest-France – Extrait

Dans le cadre de la manifestation LES AUTEURS SE LIVREnt à Rennes, Maxime CHATTAM et Jean-Joseph JULAUD se sont livrés à un entretien croisé sur la thématique « Histoire et best-sellers ».

Maxime CHATTAM a traité pour la première fois un sujet historique dans son nouveau livre « Léviatemps » (le récit se déroule au XIX° siècle).

Jean-Joseph JULAUD explique simplement mais passionnément l’histoire à tous (L’histoire de France pour les Nuls, First).

Mercredi soir, peu avant la rencontre, Maxime CHATTAM et Jean-Joseph JULAUD ont fait connaissance dans les superbes bureaux historiques de Ouest-France.

Puis la conférence s’est ouverte sur la présentation du terme « best-seller », son histoire. (Ces livres sont souvent populaires au sens étymologique du terme, proches du peuple, de tous…)

Comment fabrique-t-on un best-seller, y a-t-il une recette ?

Maxime Chattam
Photo : Jean-François Robert

Maxime CHATTAM : c’est impossible. Si il y a avait une recette, on ne publierai que des best-sellers… Le plus important c’est le PLAISIR que l’on éprouve pour écrire un livre.Il y a effectivement des codes dans certains types de littérature, il faut savoir jouer avec…

Il ne faut pas se mentir, l’auteur a une envie de reconnaissance, de partage… Un livre c’est comme un enfant, c’est le fruit de vos entrailles, de votre cerveau….

Il y a une véritable adéquation entre le plaisir d’écrire, des goûts populaires, une volonté de partagé.

Lire c’est un choix volontaire de s’isoler, écrire c’est ce même choix.

Les lecteurs partagent quelque chose avec l’auteur ou avec certains personnages. Les solitudes mitoyennes se retrouvent…

On a peur de se part d’ombre. On cherche à s’évader, à se comprendre.

Jean-Joseph JULAUD : Ecrire pour le plaisir. Rendre l’histoire accessible à tous.

En tant que professeur, pour garder l’attention, Jean-Joseph JULAUD avait l’habitude de une petite histoire très courte. Il a écrit « L’histoire de France pour les Nuls » en visualisant ses élèves devant lui.

Il s’est appliqué dans cet ouvrage à travailler le contenu mais également l’écriture. Il était important de travailler la chute de chaque paragraphe, de faire passer des émotions et de l’humour.

Maxime CHATTAM : possède l’histoire de France pour les Nuls. Il aime beaucoup toutes les petites icônes qui indiquent une date importante, une anecdote…

JULAUD Jean Joseph
Credit: John FOLEY/Opale

C’est également un passionné d’histoire. Il a eu un professeur au collège qui savait leur transmettre sa passion, qui n’hésitait pas à monter sur le bureau pour mimer certaines scènes. Une machine à remonter le temps.

Jean-Joseph JULAUD : Tous les détails comptent. Même pour une tentative de meurtre. Lorsque des exécutions avaient lieu sur les places publiques, la foule était composée majoritairement de femmes.

– Petit aparté de Jean-Luc BIZIEN : C’est amusant de constaté que le lectorat de Maxime CHATTAM est composé en majorité de femmes (elles aiment les thrillers)

Jean-Joseph JULAUD : a envie d’offrir un panorama de l’histoire humaine.

Il y a-t-il des choses que vous vous interdisez dans vos écrits ?

Maxime CHATTAM : Il faut savoir s’arrêter et ne pas en faire trop. Il n’aime pas pas tourner du peau et aime être réaliste. Il est allé dans une morgue pour assister à une autopsie, il a refusé du baume pour sentir les véritables odeurs…. Lorsqu’on écrit, on travaille sur le texte, on ne voit pas . C’est le travail loers de la relecture qui permet de supprimer les scènes dites gratuites. Maxime CHATTAM travaille seul. Il y a des échange avec son éditrice qui lui donne son avis. Et ils discutent sur le bien fondé ou non de certaines scènes…

Jean-Joseph JULAUD : Lorsqu’il a commencé L’histoire de France pour les nuls, son éditrice est partie, personne ne lisait son ouvrage. Lorsqu’il est arrivé à la fin, une nouvelle éditrice est arrivée mais vu les circonstances il a estimé que personne n’avait à retoucher son travail.

C’était important pour lui de faire des portraits (Louis XIV…), de décrire des scènes qui tiennent en halène le lecteur. Pour présenter des doctrines comme le colbertisme, il a mis en face les propos de madame de Sévigné, il a ajouté des éléments d’économie.

A partir des années 79, on a décidé d’enseigner des idées, pas plus pour les petites histoires…

Vos parcours et vos projets ?

Jean-Joseph JULAUD : a enseigné pendant plus 30 ans. Il a travaillé à partir d’archives, dans les bibliothèques… L’Histoire de France pour les Nuls c’est une proposition d’écriture, plus qu’un contenu. Il s’adapte au lecteur…

Extrait de l’interview réalisé par Ouest-France

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