M.A. GRAFF : Echo funèbre

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France

INFOS ÉDITEUR

M.A. GRAFF - Echo funebre
Echo funèbre

Parution aux éditions Ramsès VI en mai 2015

Harald Freyss, grand reporter, a bien du mal à surmonter sa surprise : on lui a légué une fortune ! A son ahurissement, il découvre que cet héritage lui a été transmis… par un tueur en série décédé en prison ! Pourquoi ? Selon sa confession posthume, il n’était pas coupable de l’un des crimes reprochés. Harald va-t-il relever ce défi d’outre-tombe ?

(Source : Ramsès VI – Pages : 251 – ISBN : 9782919578207 – Prix : 18,00 €)

L’AVIS DE CHRISTOPHE DUBOURG

Harald Freyss, grand reporter, a bien du mal à surmonter sa surprise : on lui a légué une fortune !

A son ahurissement, il découvre que cet héritage lui a été transmis… par un tueur en série décédé en prison !

Pourquoi ? Selon sa confession posthume, il n’était pas coupable de l’un des crimes reprochés…

Harald va-t-il relever ce défi d’outre-tombe ?

Lire ce roman de M.A. Graff, c’est un peu comme enfiler une paire de Charentaises, de vieux chaussons confortables. Ce qui n’est pas du tout péjoratif, bien au contraire. Il faut lire « Echo funèbre » comme on le ferait d’un bon vieil Agatha Christie, accepter de se retrouver plongé dans un roman qui rappelle parfois les grandes heures de la « reine du crime ». Surtout de par la structure et les personnages qui gravitent autour de l’histoire.

Le suspense est avant tout psychologique (sans forcer le trait) et repose sur une intrigue fort bien menée. Il est davantage ici question d’atmosphère vénéneuse que de débordements sanglants, lesquels sont d’ailleurs totalement absents. Ce qui prime réside en la galerie de personnages qui évoluent avec le duo d’enquêteurs vedettes, Harald Freyss et Coralie (Coco) Bécherel. Nous faisons connaissance avec les habitants d’une petite bourgade de l’Essonne, Mareuil-Le-Pont ; des notables établis tels qu’un pharmacien, un docteur, le maire, ainsi que d’autres, retraités, policiers, ou « petites gens ». Le récit s’articule autour de secrets enfouis, de non-dits, et M.A. Graff fait preuve d’une belle maitrise pour entrelacer, puis dénouer les fils de son intrigue « à tiroirs ».

« Echo funèbre » est assez atypique dans le paysage actuel. C’est un pur roman policier, non un thriller, et il se dégage du livre un charme d’un autre temps, délicieusement rétro. L’histoire est contemporaine mais pourrait tout aussi bien être ancrée dans les années 50. Plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis d’ailleurs pris à « regretter » que l’auteure n’ait pas situé le récit durant cette période. L’histoire s’y prêtait bien, l’atmosphère et les personnages tout autant, et cela aurait renforcé le lien avec les romans ou films de cette époque. Celle des Agatha Christie, des Hitchcock ou des H.G. Clouzot par exemple. C’est bien là mon seul « regret ».

L’écriture de M.A.Graff est fluide, dégraissée de superflu et son intrigue, qui réserve quelques surprises, est parfaitement huilée, tient parfaitement la route. Nous sommes clairement dans un « whodunit » (Qui l’a fait ? Qui est l’assassin ?), à l’échelle d’un village. Un peu comme une partie de Cluedo.

J’ajoute que « Echo funèbre » est je crois, le dixième livre des onze que l’auteure a écrit à ce jour. Une bonne lecture à entamer avec un plaid et un chat sur les genoux, une tasse de café dans la main et un feu de cheminée qui crépite dans l’âtre.

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