Lucie BRASSEUR : Les larmes rouges du citron vert

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INFOS ÉDITEUR

Lucie BRASSEUR - Les larmes rouges du citron vert
Les larmes rouges du citron vert

Parution aux éditions Bookly en Janvier 2014

Amy a 29 ans, elle est assistante de prod’ chez Téléjachète.com, genre de téléshopping sur le web. La startup a récemment été rachetée par un groupe suédois, le groupe Scaab. Les nouveaux dirigeants invitent leurs collaborateurs à s’engager dans des actions de RSE, (Responsabilité Sociale et Environnementale). C’est ainsi qu’Amy atterrit un peu par hasard au Galaxie, le centre d’accueil de jour pour SDF du Xe arrondissement de Paris. Là, personne ne lui parle, personne ne semble la voir. Transparente. Pourtant, un matin, Mélanie, jeune SDF de 20 ans lui adresse enfin la parole. Et, tous ceux avec qui elle tissera enfin des liens, seront retrouvés morts, assassinés violemment. N’y tenant plus, Amy troque son costume d’assistante de prod pour celui d’apprentie enquêtrice. Les chemins qu’elle empruntera changeront sa vie. Bienvenus au pays du Citron Vert…

(Source : Bookly – Pages : 238 – ISBN : 9782810404773 – Prix : 13,90 €)

L’AVIS DE PIERRE-MARC PANIGONI

Nous voilà projetés dans le quotidien d’Amy, jeune femme solitaire, peu sociable, qui se complait dans son quotidien métro-boulot-dodo, mais qui s’évade malgré tout par une lecture intensive de romans.

Suite à la fusion de son entreprise, le DRH l’incite à faire du bénévolat ce qui pourrait l’aider à sortir de sa coquille. Là, commence sa seconde vie. Tous les soirs dans un centre d’hébergement pour SDF elle s’investit autant qu’elle peut jusqu’au jour où une des SDF se fait assassiner. C’est alors qu’Amy mène son enquête….

Quand on lit cela, on se dit que tout démarre bien dans ce roman d’autant plus que les personnages sont intéressants et assez bien construits. Au niveau de l’intrigue ça se tient également, mais…

Désolé, mais oui… il y a des mais…

Tout d’abord, l’écriture très girly m’a gêné, mais ce qui m’a globalement dérangé c’est le fait qu’Amy semble s’adresser au lecteur en continu sans que cela apporte une réelle plus-value au récit et cela est dommage.

Le pitch est prometteur, je m’imaginais avoir un polar avec un soupçon de roman noir, car toutes les conditions étaient présentes : un cadre entrepreneurial prononcé, du social via le centre d’hébergés, une intrigue qui tourne autour du monde des SDF. C’est le cas, mais pas assez exploité, comme si Lucie Brasseur écrivait avec le frein à main.

Celle de ce roman me parait n’être pas assez approfondie pour accentuer le désarroi d’Amy qui s’enferme dans son esseulement et son côté peu sociable.

En revanche quand il s’agit du centre d’hébergement nous sentons tout le travail de documentation qu’il y a eu derrière, et cela nous donne un cadre fort bien rendu.

Précédemment, je parlais des personnages qui sont intéressants et bien construits. Pris isolément ils sont relativement creusés et fournis, ce qui est un plus surtout quand nous savons qu’il s’agit d’un 1er roman, mais nous y reviendrons plus tard.

Je me rends compte que je ne n’ai parlé que des mais, or il n’y a pas que des mais !

L’intrigue je n’en ai encore rien dit. Cette dernière est bien trouvée, assez menée rondement et l’histoire du citron vert est très intéressante et originale je dois bien l’avouer.

Pour conclure il faut garder en tête un élément : ce roman est un primo roman. Beaucoup d’auteurs tombent dans des pièges par manque d’expérience, mais il y a néanmoins des qualités prometteuses pour l’avenir. Je vais assurément suivre les prochains écrits de Lucie Brasseur, car les idées sont là, le style est bon et la maîtrise des ficelles de l’intrigue me semble être là. Il faut juste que l’auteur enlève son frein à main pour écrire et tout ira bien pour la suite.

Vous l’aurez compris… je suis plutôt mitigé sur ce roman, mais je crois sincèrement qu’il faut le lire, car si vous êtes moins tatillon que moi et si vous accrochez au style direct utilisé par Lucie Brasseur vous passerez un très agréable moment.

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