Louise MEY : La deuxième femme

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Louise MEY - La deuxieme femme
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Présentation Éditeur

Sandrine ne s’aime pas. Elle trouve son corps trop gros, son visage trop fade. Timide, mal à l’aise, elle bafouille quand on hausse la voix, reste muette durant les déjeuners entre collègues.

Mais plus rien de cela ne compte le jour où elle rencontre son homme, et qu’il lui fait une place. Une place dans sa maison, auprès de son fils, sa maison où il manque une femme. La première. Elle a disparu, elle est présumée morte, et Sandrine, discrète, aimante, reconnaissante, se glisse dans cette absence, fait de son mieux pour redonner le sourire au mari endeuillé et au petit Mathias.

Mais ce n’est pas son fils, ce n’est pas son homme, la première femme était là avant, la première femme était là d’abord. Et le jour où elle réapparaît, vivante, le monde de Sandrine s’écroule.

OrigineFrance
ÉditionsLe Masque
Date15 janvier 2020
ÉditionsPocket
Date28 janvier 2021
Pages300
ISBN9782702449462
Prix20,00 €

L'avis de Hélène

La deuxième femme s’appelle Sandrine, elle se trouve grosse, moche, disgracieuse et pourtant, celui qu’elle nomme l’homme qui pleure est tombé amoureux d’elle et l’a invitée à vivre chez lui et son fils. Sandrine vient donc après la première femme, celle qui a disparu après un jogging, celle qui n’a jamais été retrouvée laissant sans réponse un homme et un petit garçon. Sandrine est tombée amoureuse d’un homme anéanti par la disparition de son épouse, elle est tombée sous le charme d’un père démuni, mais elle ne sait pas qu’elle est tombée sous les griffes d’un homme puissant, violent et manipulateur. Le jour où la première femme réapparaît, Sandrine va découvrir la véritable personne qui se cache derrière l’homme qui pleure.

Ce thriller psychologique aborde avec finesse les violences conjugales. L’auteur montre que l’emprise d’un individu sur un autre peut être d’une violence inouïe. Ces personnalités qu’on appelle des manipulateurs pervers sont redoutables. La victime est au cœur d’un dilemme permanent, prise par l’envie de partir devant la violence mais redoute ce départ. En effet, rabaissée, violentée, critiquée, la femme se sent incapable de partir comme si elle n’avait pas les épaules pour s’assumer. C’est ce que le conjoint lui fait comprendre sans cesse et le message infusé devient la vérité pour la femme.

IL est clair qu’on a parfois envie de dire à Sandrine de vite partir, d’arrêter de tergiverser et puis d’autres fois on a juste envie de l’aider, de la prendre par la main et de l’inciter comme le fait si bien cette femme, policier qui a tout compris … seulement seule la victime peut s’aider en portant plainte et en quittant le domicile. Et c’est là que le lecteur comprend toute la difficulté qu’ont ces femmes à porter plainte ou à partir. Il y a la peur certainement mais également la soumission involontaire à ces hommes qui rend la décision difficile à prendre. La deuxième femme est un roman difficile, les scènes de violence ou d’humiliation sont éprouvantes. Rappelons qu’en 2020, 90 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint sans compter toutes celles qui subissent des violences quotidiennes.

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