Karine GIEBEL : Satan était un ange

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France

INFOS ÉDITEUR

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Parution aux éditions Fleuve Noir le 13 novembre 2014

Parution aux éditions Pocket en le 12 novembre 2015

Deux hommes en bout de course qui n’auraient jamais dû se rencontrer se retrouvent dans la même voiture pour vivre ensemble ce qui pourrait bien être leur dernière ligne droite.

(Source : Fleuve Noir – Pages : 334 – ISBN : 9782265098398 – Prix : 18,90 €)

L’AVIS DE SOPHIE PEUGNEZ

François était un avocat important mais son médecin lui a annoncé qu’il a une tumeur au cerveau. Pour lui, tout bascule, il refuse les soins qui ne pourraient lui apporter que deux ans de sursis tout au plus. Il part sans même en parler à sa femme. Un compte à rebours inéluctable s’est déclenché dans sa tête.

Dans sa fuite vers l’inconnu, il croise un auto-stoppeur. Le jeune homme semble avoir des bagages bien lourds… Et le visage qu’il montre n’est certainement celui d’un ange, quoique… Qui doit-on craindre le plus : une balle de colt ou une tumeur ? Personnalisation volontaire car l’une d’elle est le visage de la mort !

Karine Giebel nous entraine dans un roman vraiment différent de ses précédents. Cette fois, nous ne sommes pas dans les codes du thriller, mais plutôt ceux d’un road-movie. Ce n’est pas la destination finale qui compte (notre « héros » ne sais pas où il veut aller et le bout de la route semble tellement rimer avec le mot fin), mais le chemin parcouru et les variations de son esprit selon les étapes par lesquelles il passe. Comme si à chaque kilomètre parcouru sa vie passée s’effaçait pour laisser place à l’instant présent. Courts moments de jouissance car souvent interrompus par de violentes migraines.

Deux personnes qui auraient pu se croiser pendant des années sans se voir se retrouvent dans une forme de « galère » et de road-trio qu’ils décident de partager malgré les zones d’ombres qui les entourent. Une complicité particulière va naitre, peut-on parler de filiation ? Je préfère vous laisser une part de découverte.

Certains parmi vous seront peut-être troublés car ce texte est plus un roman noir. Avec une ambiance qui nous immerge dans le monde de la pègre. Son réalisme peut faire froid dans le dos car autant la probabilité de croiser un tueur en série est vraiment très faible, celle de faire face à un diagnostic douloureux est, hélas, plus probable.

Mais le thème le plus fort que j’ai senti se dessiner dans ce livre est certainement celui de la rédemption, que l’auteur avait déjà traité dans son œuvre. Elle positionne son lecteur dans un axe très particulier car il s’attache à un personnage qui commet des actes qui ne sont pas normalement acceptables mais en même temps il est capable d’empathie. Quelle attitude adopter ? J’ai vraiment aimé cet axe.

Une vraie réflexion sur la frontière du Bien et du Mal mais surtout sur le fait que ces deux parts co-existent dans l’individu. J’avoue que Karine Giebel m’a peut-être plus surprise dans d’autres titres mais j’aime qu’un auteur s’aventure dans d’autres styles que celui dont ses fans sont habitués, c’est intéressant.

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