Julia CHAPMAN : Les Détectives du Yorkshire – 02 – Rendez-vous avec le mal

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Julia CHAPMAN - Les Detectives du Yorkshire - 02 - Rendez-vous avec le mal
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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Quand Mme Shepherd vient voir Samson O’Brien à l’Agence de Recherche des Vallons, convaincue que quelqu’un essaie de la tuer, le détective privé pense avoir affaire à une vieille dame un peu sénile. Pourtant, après une série de curieux incidents à la maison de retraite de Fellside Court, il se demande s’il n’aurait pas dû prendre la chose un peu plus au sérieux…

Alors que Noël approche, Samson se lance dans une enquête qui l’oblige à renouer avec les habitants de Bruncliffe, ceux-là mêmes qu’il a fuis une dizaine d’années auparavant et qui le traitent à présent comme un paria. Et qui mieux que la tempétueuse Delilah Metcalfe, propriétaire de l’Agence de Rencontre des Vallons, peut l’aider à regagner leur confiance ?

Origine Royaume-uni
Éditions Robert Laffont
Collection
La Bête Noire
Date 14 juin 2018
Traduction Dominique HAAS, Stéphanie LEIGNIEL
Pages 408
ISBN 9782221218440
Prix 14,90 €

L’AVIS DE ANNE-LISE

Le résumé éditeur donne le ton. Dans ce deuxième tome, on ne sait toujours pas pourquoi Samson est rentré en catastrophe à Bruncliffe, ni Delilah qu’il est au courant pour son divorce. On ne sait pas non plus ce que mijote Rick Procter, ni pourquoi Will déteste autant Samson. En même temps, on est à peine un mois après les évènements du premier, donc il n’a pas pu se passer grand-chose. Je ne demande pas à ce qu’on réponde à toutes ces questions, il faut bien faire une série, hein, mais au moins à l’une d’entre elles !

Encore une fois, l’enquête est intéressante, mais la chute décevante. Les personnages, les relations entre eux, sont abordés de manière encore plus brouillonne. J’ai eu cette fois réellement le sentiment qu’il me manquait des informations pour apprécier et les personnages, et l’action. La romance attendue entre Samson et Delilah (a-t-elle déjà eu lieu par le passé?) traîne en longueur et en guimauve. L’humour est forcé, la langue assez pauvre (pourtant, il.elle.s étaient deux pour la traduction cette fois…) et j’ai dû lire au moins trente fois l’expression « ombre grise » pour qualifier Calimero, le braque de Weimar de Delilah (qui est d’ailleurs un personnage très sympathique).

Cependant, le petit groupe de retraités de Fellside Court, et parmi eux le père de Samson, sont toujours aussi touchants et attachants. Ils me rappellent un épisode très chouette d’Inspecteur Barnaby, avec des vols et des meurtres dans une maison de retraire chic. (Ben il était mieux que ce roman.) On apprécie aussi de retrouver et de s’imaginer parmi les merveilleux paysages des Yorkshire Dales (les Vallons), et de découvrir les us et coutumes de cette région si particulière (comme la première fois, merci à Ida et George pour le folklore.) La couverture est très sympa et j’aime que cela se passe à Noël.

Une remarque sur l’autrice et la maison d’édition française :

Julia Chapman est une habituée de l’écriture, puisqu’elle a sorti toute une série de romans à haute teneur sentimentale se déroulant en Provence, non publiés en France (merci la vie). Pour en avoir lu des versions allemandes (des gens ayant séjourné en Provence et voulant tabler sur le potentiel touristique du lieu), je peux dire que je fuis ce genre de littérature comme la peste. En plus, elle a écrit cinq romans des Détectives du Yorkshire entre 2017 et 2019 (tout en publiant des romans dans l’autre série…), ce qui explique probablement la qualité discutable de l’écriture comme de l’histoire.

Robert Laffont n’est pas, et de loin, ma maison d’édition préférée. Je lis ses productions avec circonspection et là, je me suis laissée prendre parce que le thème me semblait original. Le nom de la collection, La Bête Noire, me fait mourir de rire. Et lire la description éditeur de sa collection en rajoute une couche :

« La collection de polars, thrillers et romans noirs. 
Des intrigues fortes et originales, une littérature populaire de qualité destinée tant aux inconditionnels qu’à la nouvelle génération, une maison et des auteurs en relation directe avec leurs lecteurs. La Bête noire traque ces derniers sur tous les territoires du polar : enquêtes âpres, thrillers abrasifs, suspenses éreintants, true-crimes glaçants, la bête gronde d’un constant désir d’adrénaline. »

Désolée, je pensais que c’était un nom à double-sens, avec l’humour contenu dans les romans, en mode « C’est ma bête noire. » mais non, ils sont sérieux en plus !

Rassurez-vous, je n’ai pas dépensé les 14,90€ que coûtent le tome 2 (plus cher que M.C. Beaton chez Albin Michel!) et je suis allée le lire à la bibliothèque.

Honnêtement, je pense que je continuerai à l’y emprunter mais pas tout de suite, quand j’ai des M.C. Beaton à découvrir, ou mieux, des Anne Perry en retard… J’ai besoin d’une pause.

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