Interview de l’auteur Sébastien CAZAUDEHORE

0
144

interview Sebastien CazaudehoreSébastien Cazaudehore est anthropologue spécialisé sur la culture Huli de Papouasie Nouvelle Guinée. La Tourment du Serpent est née de son imagination, de son goût pour l’aventure et de ses expériences au sein du clan Pina près de Tari dont il a partagé le quotidien. A l’instar de son héros, Sébastien a découvert les mystères que ces montagnes

Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

De formation je suis anthropologue, docteur de l’Université du Queensland en Australie. J’ai fait ce PhD après mon diplôme d’ingénieur et je suis donc parti en Australie pour me rapprocher de la Papouasie. En trois voyages d’étude de quelques mois, j’ai passé une année entière au sein du Clan Pina, chez les Huli dans les Highlands. Après mon doctorat, je suis rentré en France durant une année pour chercher du travail… et j’ai décidé de reboucler les malles et de venir m’installer en Equateur, dans l’Amazonie, où je vis maintenant depuis 7 ans.

Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

J’ai toujours écrit, même si ces écrits étaient plus académiques, liés à des recherches particulières. De mes séjours en Papouasie, j’avais déjà écrit un long carnet de voyage peu de temps après que je sois parti, mais je n’ai jamais pensé à le publier. Un jour, alors que la nostalgie m’assaillait plus violemment que d’ordinaire, l’idée m’est venue d’écrire une fiction basée sur tous mes souvenirs et mes expériences.

A cela s’est liée l’idée d’avoir un inspecteur (le roman est un polar, quelque peu particulier c’est vrai, mais un polar malgré tout) qui soit le seul capable de comprendre les indices laissés par les criminels, le lecteur n’arrivant pas à comprendre l’importance de certains détails avant de réussir à comprendre un peu de la culture Huli.

Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Asimov, Lovecraft, Stevenson, Tolkien, Moorcock, Conan Doyle,… les classiques pour un garçon j’imagine.

Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

Avant de commencer à écrire, j’ai un plan relativement structuré, je n’ai pas forcément la fin, mais le plan se dessine au fur et à mesure de l’écriture. Dès que j’ai un début de fil conducteur, je commence à écrire la première ligne… et je ne m’arrête plus avant d’atteindre la fin du livre. Je ne reviens pas en arrière, l’histoire doit être écrite d’une traite. C’est une phase assez rapide, qu’i m’apporte beaucoup de plaisir et consume tout mon temps. Ensuite vient la phase de correction… long, pénible et franchement désagréable, donc très longue ! Mais le plan étant correctement structuré dès le départ, je n’ai pas d’énormes remaniements de paragraphes ou chapitres.

Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

Oui, plusieurs. Certains comme Hega ou Potabe par exemple sont des personnes avec qui je vivais en Papouasie et avec qui je partageais mon quotidien, d’autres comme Ulysse sont un mélange entre une partie de moi-même et de mon imaginaire.

Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Je ne sais pas, il faudra que je réserve cette réponse pour le moment où je serais publié officiellement ; pour l’instant, j’ai eu plusieurs offre positives que j’ai refusées parce qu’elles ne me correspondaient pas ou ne me plaisaient pas, alors j’ai préféré prendre le chemin de l’auto-édition et de faire ma promotion seul.

Que faut il écouter comme musique avec votre roman ? A moins que le silence suffise ?

Les deux me vont, le silence est parfois préférable (selon les humeurs j’imagine) mais la musique est souvent agréable, mais quelque chose de calme et reposant.

Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

A vivre dans l’Amazonie, on se laisse prendre par de passions un peu spéciales ; depuis que je suis arrivé ici, je me suis beaucoup tourné vers nos grandes rivières d’eaux blanches pour commencer le kayal et le rafting, et sur les eaux plus calmes du Napo pour de longues randonnées en canoé sur plusieurs jours pour explorer la jungle.

Ici, sinon, c’est le cinéma. Par choix, je n’ai pas la télévision dans ma jungle, mais j’ai accumulé par loin de 1200 films en DVD et la collection grandit.

Quels sont vos coups de coeur littéraires et Avez vous un site internet ?

Récemment, « In cold blood » de Truman Capote

http://cazaudehore.wordpress.com

 

Merci à Sébastien Cazaudehore de nous avoir accordé cette interview.

Retrouvez les article sur Sébastien Cazaudehore

Sponsor

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.