Interview de l’auteur Michel BUSSI

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France

Michel BUSSI -interviewVous êtes à la base prof de géographie. Comment vous est venu un jour l’envie de d’écrire un roman policier ? Quelle est la genèse de « Code Lupin » ?

Michel BUSSI : J’ai toujours écrit même si auparavant c’était des essais. Toujours lu des romans. Lorsque j’ai eu l’idée de « Code Lupin » c’était l’envie d’allier mes connaissances de géographie avec la collaboration avec un éditeur régional. Créer une sorte de jeu de piste ludique pour faire découvrir l’univers d’Arsène Lupin. Il y a de nombreuses citations de Maurice Leblanc.

Vous serez un des auteurs les plus sur les plages cet été, cela fait quel effet ?

Michel BUSSI : Je ne le ressens pas spécialement. Le nombre de lecteurs, cela reste très virtuel. Ce que j’aime c’est lorsqu’un lecteur me dit qu’il a eu du plaisir à lire mon roman. C’est merveilleux mais cela ne change pas mon quotidien. Cela me plait de raconter des histoires, des choses simples. Et maintenant avec les blogs, les livres vont « de l’artisan au lecteur ». C’est un circuit. On peut de moins en moins avoir des « succès programmés. »

Comment êtes-vous passé de l’éditeur régional PTC à l’éditeur national Presses de la Cité ?

Michel BUSSI : C’est grâce à l’auteur Yves Jacob. J’en profite pour le remercier chaleureusement. J’avais un texte en projet « Nymphéas Noirs ». Il m’a donné un conseil précieux : savoir attendre. Il a présenté mon roman à l’éditeur et c’est ainsi qu’une nouvelle aventure a commencé.

La Normandie est-elle un décor idéal pour les romans policiers ?

Michel BUSSI : Le rouennais Maurice Leblanc offre ici, en Normandie, ses lettres de noblesse au roman policier, et son héros éternel, Arsène Lupin, est indissociable des falaises d’Etretat et de son aiguille. Autre pionnier, Gaston Leroux, fait flotter son parfum de la dame en noir au Tréport. Cela peut être une terre sociale comme dans les romans de Philippe Huet. La Normandie est une terre de contraste, de patrimoine avec ses châteaux. Ce mélange de sorcellerie dans les terres à la haute société de Deauville.

« Nymphéas Noirs » fait référence à l’art. Avez-vous prévu d’autres romans dans ce domaine ?

Michel BUSSI : Non. Pour moi, Nymphéas Noirs est avant tout un roman sur un don.

Comment arrivez-vous à gérer votre métier de prof et celui d’écrivain ? Quel est votre modus operandi ?

Michel BUSSI : Il est vrai que c’est de plus en plus compliqué de concilier les deux. L’écriture c’est une passion mais j J’écris selon le temps dont je dispose. Je n’ai pas de rituel particulier. Je peux ainsi bien écrire dans le train ou chez moi avec les enfants dans la pièce.

Avez-vous envie d’écrire une série avec un (ou plusieurs) personnage(s) récurrent(s) ?

Michel BUSSI : Non, je n’ai pas envie d’une série. J’ai des idées « unitaires ». Je pense que ceux les gens aiment dans mes romans c’est que mes personnages personne ne sait où ils vont aller. Il n’est pas possible de faire ça avec des héros dont on a besoin dans le tome suivant. De plus ce sont souvent des flics, des détectives… alors que je préfère choisir des gens ordinaires et les mettre dans des situations où les choses basculent pour eux et l’où je m’amuse à faire des twists.

Quels sont vos projets ?

Michel BUSSI : Mon prochain roman se déroulera en Corse. Je pars en repérage cet été.

Parution dans le journal Côté Caen
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