Interview de l’auteur Didier BONNET

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Rencontre avec l’auteur Didier BONNET à l’occasion de la sortie de son roman policier historique « Le déshonneur des Sainte-Croix », paru aux éditions Ravet-Anceau en avril 2018

Didier bonnetJérôme PEUGNEZ : Bonjour Didier Bonnet, pouvez-vous me décrire votre parcours ?

Didier BONNET : J’ai 57 ans, je suis marié, père de 3 enfants, grand-père de 3 petits enfants, j’ai démarré ma carrière de sapeur-pompier à la brigade des SP de Paris où je suis parti à l’âge de 18 ans (1978) y faire mon service militaire. Ensuite, je suis devenu sapeur-pompier professionnel à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Après quelques années de terrain, j’ai décidé de me lancer dans les concours pour devenir officier et j’ai progressé tout au long de ma carrière. J’occupe actuellement le poste de chef d’état-major du SDIS du Pas-de-Calais.

JP : Comment vous est venu l’envie d’écrire ? À quelle période ?

DB : J’ai toujours aimé l’écriture, j’ai écrit un roman à 17 ans qui est dans un tiroir chez moi mais ma carrière professionnelle a pris l’ascendant sur le reste : concours, postes (chefs de casernes comme Boulogne s/mer ou Calais m’ont accaparé. À 1 an de la retraite, il m’a semblé que c’était le moment de le faire et c’est assez fou le plaisir que je prends.

JP : Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

DB : Je lisais beaucoup de romans, un peu de tout, des bouquins d’aventures surtout puis à l’adolescente, des romans plus noirs, beaucoup de policiers, pas de la grande littérature, Paul Kenny, les SAS, San Antonio, brigade mondaine etc.

JP : Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

DB : Pour ce premier roman, j’avais dès le départ les principaux personnages, ressemblant étrangement à ceux du roman écrit à 17 ans, j’ai bâti l’histoire en allant. J’ai écrit 8 chapitres du deuxième roman en ayant un début et une fin et rien au milieu ; c’est différent, surprenant, plus riche car on doit sans arrêt surprendre et créer et en fin de compte, c’est très exaltant.

JP : Quelle est la genèse de votre roman « Le déshonneur des Sainte-Croix » ?

DB : Des bouquins d’Arlette FARGE décrivant le XVIII siècle, la découverte d’une atmosphère, d’un climat, d’une époque…

Didier BONNET - Le deshonneur des Sainte-Croix
Le déshonneur des Sainte-Croix

JP : Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

DB : Non pour la plupart. Quelques personnages historiques que je reprends pour donner de la crédibilité mais ce ne sont pas des personnages centraux. Les autres viennent de mon imagination. Parfois des personnes que je rencontre aujourd’hui m’inspirent…

JP : Pouvez-vous nous parler de votre intérêt pour les romans historique et pourquoi particulièrement le XVIII e siècle ?

DB : Le XVIII siècle est assez passionnant. On se dirige doucement vers la révolution, c’est une époque très troublée ou la délinquance dans les villes est omniprésente, furtive, mouvante. J’aime les films et les séries d’époque : Outlander, Versailles, le pacte des loups, Spartacus, Peaky Blinders etc. C’est l’ambiance, l’atmosphère des différentes époques qui me plait. Tenter de plonger le lecteur dans une époque différente de la sienne est très difficile mais quand on y parvient, le plaisir est au rendez-vous ! j’écris un peu comme on construit une série. Il faut que ça bouge, qu’il y ait des rebondissements et qu’on ne découvre le dénouement de l’intrique qu’à la toute fin du livre.

JP : Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

DB : Oui le temps littéraire est assez long entre le moment où l’on envoie son manuscrit et la parution du livre. Je suis assez impatient de nature et c’est bien aussi d’apprendre à attendre le bon moment pour que les choses se fassent.

JP : Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs, à propos de votre roman ?

DB : Surprenante oui et non. Beaucoup me disent qu’elles sont troublées car elles plongent très vite, dès les premières pages, dans l’époque et son insécurité, son instabilité, sa fureur urbaine, ça c’est plutôt bien. D’autres me disent que mon écriture s’affine au fil des pages, que je suis peut-être un peu trop précis au début du roman puis que ça s’estompe au fil des pages. J’assume, c’est mon premier et je dois progresser en fonction des avis. En tout cas, ils sont impatients de lire le prochain. En général, les critiques sont plutôt très bonnes…

JP : Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

DB : Non je suis quelqu’un de plutôt tranquille, un peu casanier. Ma famille, mes amis et le calme de mon bureau pour écrire (ma tanière) me suffisent.

JP : Quels sont vos projets ?

DB : Écrire une suite à celui-là. Elle est entamée (j’en suis à huit chapitres puis ensuite faire un point avec les lecteurs ? parfois, l’envie d’écrire un roman contemporain me taraude, mais les lecteurs seront-ils, le moment venu, de cet avis ? Préfèreront-ils qu’Adrien et Bartholomée vivent de nouvelles aventures au xviii siècle ? Les lecteurs auront finalement le dernier mot puisque sans eux …

JP : Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

DB : J’ai lu beaucoup jusqu’à 30 ans puis avec le boulot, les concours, j’ai fait une grosse pause. Il y a quelques années, après des ennuis de santé qui m’ont contraint à me poser. Un ami proche m’a offert deux livres : Ce que le jour doit à la nuit de Yamisna Khasdra, un chef d’œuvre et Parle-leurs de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard, je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai dévoré ces 2 romans et je me suis dit que j’avais perdu assez du temps et je me suis remis à lire régulièrement.

JP : Une bande son pour lire en toute sérénité votre roman ? À moins que le silence suffise ?

DB : J’aime écrire en écoutant en sourdine des musiques de films, ça m’inspire beaucoup : Hans Zimmer et ses grands classiques, ça, c’est top.

JP : Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

DB : Didierbonnet62@gmail.com

DB : Ma Page Facebook : Didier Bonnet Auteur

JP : Merci Didier Bonnet d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

DB : C’est moi qui vous remercie. Les meilleures relations ne sont pas toujours celles qui démarrent le mieux. Je vais vous suivre avec beaucoup d’intérêt. Bien à vous Didier BONNET

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