Interview de l’auteur Gilles CAILLOT

Gilles caillot« J’ai toujours été un grand passionné de littérature fantastique et de romans noirs. J’ai connu mes premiers émois littéraires en lisant des auteurs tels que Stephen King, Dan Simmons, Jean-Christophe Grangé et plus récemment Maxime Chattam et Franck Thilliez. »

(sources : Site officiel)

 

Lucie MERVAL : Bonjour Gilles Caillot, pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Gilles Caillot : Mon parcours n’est vraisemblablement pas très classique mais y-a-t-il réellement une voie pour le devenir ? Je n’en sais rien. Alors voici mon histoire : Ingénieur de formation puis un DESS CAAE (Certificat d’aptitude à l’administration des entreprises) en poche, j’ai commencé à travailler comme chef de projets informatiques dans la banque et l’assurance. Assez rapidement, je suis devenu consultant dans les systèmes d’informations avec notamment une spécialité cryptographique et cartes à puce. Cette spécialité m’a valu une mission de 2 ans en Italie (Milan) pour un projet de porte-monnaie électronique. En 1997, je suis revenu sur Lyon et depuis, n’en ai plus bougé. C’est très tardivement que je me suis mis à l’écriture. Depuis, je n’ai jamais arrêté.

Comment vous est venue l’envie d’écrire ? A quelle période ?

J’ai commencé à écrire il y a peu de temps. 6 ans pour être exact : fin juillet 2006. Je venais de terminer la lecture de la trilogie du mal de Maxime Chattam qui m’avait marqué au point de me donner l’envie de me mettre moi-même dans la peau d’un raconteur d’histoires. Son univers morbide, ses explications médicolégales et scientifiques m’avaient clairement interpellé et je souhaitais retrouver ce plaisir au plus vite. J’ai commencé à écrire quelques lignes, puis quelques pages et j’ai pris du plaisir… Beaucoup de plaisir.

Quel est votre « modus operandi » d’écriture ? (Rythme de travail, connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages ? Faites-vous un plan ?)

Pour le rythme de travail, je n’en ai aucun. Je suis un homme pressé. Jamais assez de temps pour tout faire, donc je profite du moindre moment qui m’est accordé pour poser les mots sur le papier (enfin mon P.C.).

Concernant la construction de mes romans, cela diffère. Pour mes premiers romans, je me suis laissé porté par mes personnages. J’avais une vague idée de la fin de l’histoire et de la trame, je rebondissais de proche en proche, jusqu’au final. C’est étonnant comme une intrigue a propension à se développer toute seule ! Pour l’apparence de la chair, j’avais la fin dès le démarrage. Et c’était d’autant plus difficile car savoir précisément où l’on doit aller, disséminer des indices mais pas trop, tout au long du récit est une sorte de carcan, limitant la créativité et la spontanéité. L’écriture doit être pesée, chaque chapitre précisément orienté pour aboutir exactement là où l’on veut. Bref, beaucoup plus compliqué.

Si je devais rajouter quelque chose sur mon modus operandi d’écriture, ce serait ma façon de me réapproprier l’histoire et les personnage après un temps laissé au repos. Relecture des 2 derniers chapitres et des fiches des personnages. Indispensable avant d’attaquer une nouvelle scène.

Il y a-t’il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

Non, mes personnages sont purement fictifs. Ce sont bien souvent des patchworks de composantes psychologiques piochées au hasard de mes rencontres, des choses qui m’ont marqué ou aiguisé ma curiosité. C’est toujours plus facile d’avoir ces traits de caractères en tête et surtout les avoir vécu pour mettre en place une scène crédible.

Le parcours a t’il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Pour mon premier roman (l’ange du mal), cela a été très rapide. A peine 2 mois entre l’envoi du manuscrit et la signature du contrat. Bon, après, c’était un petit éditeur (Editions du Polar). Certainement beaucoup plus simple.

Pour « L’apparence de la chair », cela a pris plus de temps. 5 ou 6 mois. Je cherchais un éditeur sérieux, national et avec une diffusion digne de ce nom donc j’ai dû patienter. C’est Pierre Fourniaud (que je remercie à nouveau dans ces lignes) qui a débloqué la situation. Il a eu le manuscrit entre les mains et l’a remarqué. Le thriller n’étant pas vraiment dans la ligne éditoriale de la Manufacture de livres, il l’a transmis à Damien Sérieyx (patron du Toucan). Ce dernier l’a lu et l’a adoré. Quand Damien m’a envoyé sa proposition, j’avais déjà reçu 2 autres contrats mais je suis vraiment heureux d’avoir signé avec cette belle maison. qu’est le Toucan.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de vos lecteurs ?

J’ai souvent des petits messages de mes lecteurs (enfin surtout lectrices 😉 ) et je suis assez surpris par leurs envies d’histoires glauques. Bon, d’un autre côté, cela m’arrange puisque mon univers l’est aussi.

En fait, pour répondre à la question, ce qui me marque vraiment c’est qu’un livre, c’est l’occasion d’une belle rencontre : un auteur et un lecteur. Et ça… ça vaut tout l’or du monde.

Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture, de votre métier (Musique, peinture, cinéma…) ? Avez-vous une facette cachée ?

Oui. Énormément. Je suis un passionné. J’adore toucher à tout et me fixer des challenges. J’ai pratiqué la peinture, la sculpture, fabriqué des meubles, des fringues, réalisé des reliures, … j’ai même commencé une BD.

Bref, je suis un créatif et j’ai besoin de ça pour vivre. Je suis un passionné. Quand j’aime un truc, j’essaye d’aller jusqu’au bout.

Quels sont vos projets ?

Beaucoup de projets. Personnels bien sûr, mais aussi d’écriture. 3 ou 4 romans me trottent en tête et doivent se concrétiser rapidement dans mon traitement de texte. Les personnages ont horreur d’attendre. Je dois les satisfaire et leur faire vivre ce qu’ils doivent vivre. Ils pourraient devenir violents à mon égard si je les délaisse un peu trop. A moins que ce ne soit moi qui m’occupe de leur sort 😉

Plus sérieusement : Lignes de sang devrait ressortir en octobre prochain. Il n’a vécu qu’une vie très intimiste dans sa première édition et une réédition aux éditions du Toucan lui permettra de toucher le public qu’il mérite. Les âmes noires est écrit aux 2/3 (C’est un polar psychologique d’une noirceur abyssale. Un pédophilie récidiviste, un couple meurtri qui s’enfonce dans les affres de la vengeance. Pour tout vous dire, j’ai vraiment du mal à l’écrire car, les sentiments sont tellement forts, que même moi, je n’en sors pas indemne). Un huit clos angoissant est également en cours d’écriture. Enfin, le 5eme épisode de Massimo Zanetti est entamé et n’attend plus que je trouve du temps pour s’épaissir.

Quels sont vos coups de coeur littéraires ?

Mes derniers coups de coeur littéraires ne sont pas très nombreux car je n’ai malheureusement plus le temps de lire vu que j’accorde tous mes moments de liberté à l’écriture. Mais au niveau des intemporels, je dirai : Shining, Dolores Claiborne, Misery, la ligne verte du Maître King. La trilogie du mal de Maxime Chattam (sans lui, je n’aurais jamais existé dans ce monde littéraire), Train d’enfer pour ange rouge et Deuil de miel de Franck Thilliez, Shutter island de Denis Lehane. L’échiquier du mal de Dan Simmons.

Par contre, j’ai un grand faible pour la nouvelle génération de romanciers français : Jean-Luc Bizien, Axelis Aubenque, Aurélien Molas, Marin Ledun, Thierry Brun, Fabio M Mitchelli, Laurent Scalèse, Paul Colize… Je ne vais pas tous les citer car je n’aurai jamais assez de place pour l’écrire mais je peux vous dire que leur plume est d’une excellente qualité. Enfin une belle résistance aux américains et autres nordiques. Cocorico !!!

Avez-vous un site internet ou un blog où vos lecteurs peuvent laisser des messages ?

Oui. J’ai un blog : http://gillescaillot.blogspot.fr/ , un forum : http://gillescaillot.forumactif.org/ et une page Facebook : https://www.facebook.com/#!/gcaillot

 

Merci à Gilles Caillot de nous avoir accordé cette interview.

Retrouvez les romans de Gilles Caillot en cliquant ici

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Lucie Merval est libraire

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