Iain LEVISON : Un petit boulot

0
111
Etats-unis

INFOS ÉDITEUR

Iain LEVISON - Un petit boulot
Un petit boulot

Parution aux éditions Liana Levi en aout 2003

Parution aux éditions Liana Levi collection Picolo en septembre 2004

Traduit par Fanchita Gonzalez Batlle

Une petite ville américaine est ravagée par la fermeture de l’unique usine, délocalisée au Mexique. Jake Skowran a non seulement perdu son travail, mais aussi sa petite amie partie vers des cieux plus cléments. Autant dire qu’il est prêt à accepter n’importe quel «petit boulot» pour s’en sortir, y compris celui que lui propose Ken Gardocki : tuer sa femme. Avec sérieux et application, il s’attelle à son nouveau travail… et y prend goût, ce qui le plonge dans des situations complètement extravagantes.

Derrière ce burlesque s’impose un portrait au vitriol de l’Amérique des laissés-pour-compte, jusqu’au final inattendu.

(Source : Liana Levi – Pages : 210 – ISBN : 9782867463693 – Prix : 8,50 €)

L’AVIS DE LUCIE MERVAL

Un bijou d’humour noir

Suite à la fermeture de son usine et à la perte de sa petite amie, Jake se retrouve sans le sou, sans travail et le moral en berne. Un de ses amis lui propose alors de venir travailler avec lui dans une station service, pas de quoi vivre, mais plutôt survivre. Alors quand Ken Gardocki lui propose un job plus lucratif, il n’hésite pas. Première mission : tuer sa femme. Voilà notre paumé, tueur à gages !

Le récit à la première personne nous permet d’entrer directement dans le personnage. Jake qui prend goût à son nouveau boulot, avec un certain détachement, est attachant. C’est un homme qui essaye de s’en sortir, alors certes, son nouveau métier est immoral, mais comme il ne lui reste que ça, il n’a pas le choix. L’appât du gain est trop fort pour qu’il s’arrête en si bon chemin. Il est méthodique, il essaye de faire son travail proprement, il est sûr de lui mais quelques fois, a peur de se faire attraper par la police, la routine quoi !

« Un petit boulot » est surtout prétexte à passer au vitriol le rêve américain et là, nous sommes bien loin de ce concept, dans cette ville qui tournait autour de son usine. L’usine fermée, c’est tout un pan de l’économie qui s’effondre, des hommes qui travaillent dans une station service cernés par des chefs qui ne cherchent que le profit, des hommes qui traînent au bar et qui vivent de petites combines…

Un livre noir et grinçant à la frontière de la littérature blanche et du roman policier. Un régal !

Sponsor

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.