Gilles VINCENT : Ce pays qu’on assassine

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INFOS ÉDITEUR

Gilles VINCENT - Ce pays qu on assassine
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Parution aux éditions In8 en février 2017

Au coeur de Marseille, on exécute Tarek Bsarani de trois balles dans la tête. Il était le directeur de campagne d’une jeune députée du Vaucluse, espoir prometteur du Parti National de France. A l’autre bout du pays, on découvre dans la boue les corps meurtris de deux jeunes Erythréennes. Deux migrantes égarées sur les routes dévastées de l’exode. Forte de son expérience et d’une équipe soudée, la commissaire Aïcha Sadia tente de dénouer l’affaire marseillaise, tandis qu’au nord, dans ces territoires laminés par la crise, le capitaine Carole Vermeer, flic fragile et vacillante, butte sur la solitude et le mensonge. A mesure que l’échéance électorale approche, la tension politique vient brouiller les pistes…

Des houillères du Pas de Calais aux plaines brûlantes de Camargue, l’auteur livre un roman noir, lyrique, politique et social. Le portrait sans concession d’une terre au bord de l’abîme, un pays sombre et parfois lumineux : le nôtre.

(Source : In8 – Pages : 388 – ISBN : 978-2362240775 – Prix : 19,00 €)

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Dites-donc il tombe bien ce bouquin dans une année si riche, sic, électoralement causant.

Pensez-donc, du côté du Nord de la France, on retrouve les corps de deux petites migrantes qui ont été torturées et violées. Au Sud, à Marseille, C’est un type dénommé Tarek Bsarani qui se fait poinçonner son ticket pour aller claquer la bise à Saint-Pierre.

Le point commun entre tous ces morts ? Ben la ville du Nord est dirigée par un ponte du Parti National de France, le macchabée du Sud est directeur de campagne de la nièce de la patronne du parti suscité.

Bref un polar politique-fiction assez sombre. L’auteur prend quelques libertés avec la procédure, mais après tout, ça change. On en a un peu marre de l’ultra réalisme, il est bon aussi de se rappeler qu’un roman est une FICTION. Ce qui d’ailleurs n’est pas plus mal : préciser que c’est une fiction, histoire que l’auteur, fort sympathique au demeurant, ne risque point de procès par de gens tatillons qui pourraient penser que le PNF ressemble à leur parti. Des personnes mal attentionnées qui se mettraient d’un coup à imaginer qu’une patronne d’un groupe politique nationaliste tendance fachisant et sa nièce, ça ressemble à leur idéologie…

Pensez-donc, il y a des gens qui ont les idées courtes…

Gilles Vincent travaille un sujet dangereux, on a vite fait de sombrer dans la caricature, de franchir la ligne qui risque de vous faire tomber dans la facilité.

Des personnages émouvants, prenants, avec leurs faiblesses, beaucoup de faiblesses surtout pour Carole…

Puis des salauds, des vrais de vrais, de ceux qui se croient à l’abri de tout, des suffisants, des qui se cachent derrière le fric, derrière des immunités…

Mais derrière ce livre sombre, il y a une déclaration d’amour… une déclaration d’amour à la devise de notre pays : Liberté, Égalité, Fraternité.

Où est donc passé le noble sens de ses trois petits mots, symboles du pays des droits de l’homme ?

Ce pays qu’on assassine, un histoire sombre ancrée dans un présent que nous pouvons changer. A lire pendant qu’il en est encore temps.

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Stanislas PETROSKY
Stanislas PETROSKY
Après avoir passé 30 ans à préserver les corps des défunts, Stanislas Petrosky est aujourd'hui enseignant en thanatopraxie dans un centre de formation spécialisé. Auteur de nombreux ouvrages, il débute aujourd'hui une série autour de l'une de ses passions, l'anthropologie criminel et ses fondateurs. Prenant pour base de véritables affaires traitée par le professeur Alexandre Lacassagne, Stanislas Petrosky plonge avec érudition dans ce monde si particulier qu'est le monde du crime au tournant du XIXe siècle.

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