Gilles DELMOTTE : Nom de code – Tome 1 – Un tueur en héritage

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France
Gilles DELMOTTE - NOM DE CODE – Tome 1 - Un tueur en heritage
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  • Éditions Pavillon Noir le 3 mai 2018
  • Pages : 600
  • ISBN : 9782367990408
  • Prix : 16,00 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Un tueur en héritage est le premier tome de la trilogie Nom de code

Quatre milliardaires décrépis, un soldat viré, une orpheline gâtée, il n’avait pas fallu longtemps à Edgar pour comprendre qu’il s’était fait piéger. Fouiner dans les secrets des milliardaires ne pouvait que mal finir. Il ne manquait qu’un hacker prétentieux, un général zélé et un agent dégradé du FBI pour l’entraîner plus profondément dans cet enfer. À bien y réfléchir, se terrer dans un village abandonné n’était pas une si bonne idée…

Sur leur déclin, les hommes qui le traquent s’acharnent à récupérer leur secret volé. Mais celui-ci dévoile bientôt les fractures du passé qui les font trembler. Les contours de la vérité se dessinent dans les flammes de leur colère, ou n’est-ce qu’une nouvelle trahison qui finira par les perdre tous ?

L’AVIS DE CATHIE L.

Un tueur en héritage a été publié par Pavillon Noir, une marque de Corsaires Editions, éditeur indépendant, en 2018. Le style, sans prétention et parfois approximatif (certains détails sont parfois difficiles à saisir), est teinté d’un humour parfois cynique :

« Vingt mille dollars… pour une somme pareille, j’irais passer l’après-midi en enfer. -Ça tombe bien, je pense que ça fait partie du plan. » (Page 10)…

« Vraiment ? Considérant qu’il fut la dernière personne à parler à Mitt vivant…Roseinberg écarta les bras: -Il n’aurait pas eu un grand bénéfice à lui parler mort. » (Page 58)…

« Quand la courbe tend vers une valeur unique, ça veut dire que notre homme n’a aucune chance de nous échapper. -Bien, voilà qui nous avance! Surtout considérant a posteriori qu’il nous a échappé ! » (Page 397).

Cela dit, les dialogues sont réalistes et tendent vraiment à faire progresser l’intrigue, les scènes d’action sont bien construites, notamment la poursuite de voitures entre Ed et la Ford grise, le rythme haletant ne laisse la place à aucun temps mort, et l’intrigue s’appuie sur de solides connaissances, notamment dans le domaine du piratage informatique.

L’intrigue

Mitt Douglas, milliardaire magnat de l’industrie de l’armement, confie à Edgar, un ancien Marine, une mission quelque peu insolite: trois millions de dollars pour chaperonner une jeune fille de quinze ans :

« Personne ne devra connaître ton existence, ni la sienne, ni le lien qui vous unit. Des personnes mal intentionnées pourraient montrer un intérêt pour cette enfant. » (Page 31).

Mais Mitt est surveillé à son insu par les hommes de la Firme, instrument de pouvoir et de manipulation que Mitt a créé dans sa jeunesse. Destitué par ses collaborateurs qui l’estiment devenu une menace, il manigance une vengeance, vengeance que les autres, bien entendu, veulent empêcher.

La mort du milliardaire vient pourtant changer la donne, déchaînant aux trousses de Ed et sa protégée les Cavaliers de l’Apocalypse. Est-il en danger ? « Par quel miracle le FBI ou la police ne frappent-ils déjà à sa porte. Encore une question à laquelle il ne peut répondre. Chaque détail fait de lui un coupable idéal: l’anonymat de sa rencontre avec l’avocat, la remise du dossier, les micros… »(Page 48). Il est évident qu’il s’est fait piéger, mais dans quel but ?

Désormais, une course contre la montre s’engage afin d’échapper à ses poursuivants, la jeune Lara restant son seul espoir de s’en sortir vivant…

La Firme

Organisme privé de pouvoir créé par Mitchell Douglass, s’associant aux meilleurs éléments de sa promotion à Harvard, autour de concepts patriotiques; une sorte d’autorité dont le but était de gérer le monde, de redresser l’économie, la morale et la puissance militaire des USA. Son dogme: infiltrer le pouvoir pour le détourner à l’avantage de la Firme.

« Après avoir créé la Firme, chacun d’entre nous se spécialisa dans une branche spécifique avec le serment que nous mettrions nos intérêts en commun. Nous avions mis en route une machine infernale (…) Comme prévu, mes amis de la Firme gravirent les échelons de leurs industries en cooptant leurs confrères. Tous les coups étaient permis, malversation, corruption, et même plus tard exécution quand cela était nécessaire. » (Page 28)

En conclusion

Un tueur en héritage, thriller de manipulation politique, de corruption pour le pouvoir suprême dont l’originalité réside dans le fait qu’une partie de l’action est suivie par l’intermédiaire des images fournies par un satellite, un peu comme si le lecteur se retrouvait assis dans son fauteuil à regarder un film d’action aux accents de thriller politique, ces histoires où les agences gouvernementales américaines emploient des mercenaires pour faire le sale boulot en Irak, par exemple.

Une intrigue solide, beaucoup d’action, pas de temps morts, des qualités certaines pour ce premier roman bien conçu. Un tueur en héritage propose une vision cynique du monde du pouvoir, donne au lecteur matière à réflexion. Même si les requins nous entourent et nous menacent de leurs gueules pleines de dents acérées, une autre vision des choses est possible, en tout cas envisageable. Infime espoir, mais espoir quand même…

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