Gilles CALAMAND : Le chagrin de Balto

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France
Gilles CALAMAND - Le chagrin de Balto
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  • Éditions De Borée le 15 novembre 2018
  • Pages : 240
  • ISBN : 9782812923357
  • Prix : 7,00 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Le commissaire Émile Loubet enquête sur la mort d’un juge en retraite, Georges Danton. C’est son chien Balto qui a prévenu le voisin, un certain Boisorieux, policier. La décapitation post-mortem du juge semble être en lien avec le dossier d’une affaire que ce dernier avait ressorti récemment de son armoire d’archives : la disparition d’un jeune garçon, Stéphane Gardinier, à la fin des années 1960. Or, cette affaire, classée sans qu’on ait véritablement trouvé de coupable crédible, vient d’être exhumée par le biais d’une émission de télévision. Pour l’occasion, les témoins et acteurs de ce drame ont été à nouveau interrogés, et le juge Danton avait laissé entendre que les tueurs de Stéphane étaient à chercher dans l’entourage du gamin. Le commissaire Loubet décide de relancer l’enquête.

L’AVIS DE CATHIE L.

Le chagrin de Balto a été publié en 2018 par les éditions De Borée. Le style est fluide et agréable à lire. Les passages en italique restituent les pensées de Balto, chien de la victime, qui promène son regard placide et bienveillant sur les monde des hommes, pourvu qu’on lui assure le couvert et un gîte confortable.

Le prologue constitue une présentation du commissaire Loubet, responsable de l’enquête. On y apprend ainsi qu’il est père d’un garçon adoptif après avoir perdu le sien; qu’il est passionné de littérature, de musique et de peinture. Je vous laisse le plaisir de découvrir la suite…

L’intrigue

Georges Danton, juge à la retraite, est retrouvé mort chez lui, dans sa chambre, par Balto, son chien, assis sur une chaise les chevilles et les poignets entravés, sa tête posée par terre, les yeux tournés vers le plafond. Les analyses révèlent que la décapitation a eu lieu environ deux heures après sa mort. Dans ce cas, s’agit-il d’un meurtre ou d’une profanation ?

En examinant de près la mise en scène autour du cadavre, le commissaire Loubet se demande s’il ne faudrait pas rechercher le mobile dans une ancienne affaire de justice dans laquelle le juge aurait joué un rôle. Quelques semaines avant sa mort, le juge avait reçu une lettre anonyme dans laquelle l’auteur faisait allusion à la disparition non élucidée du jeune Stéphane, survenue quarante années plus tôt.

Il semble que le juge pensait que cette affaire devait être réexaminée. Le commissaire Loubet décide alors de s’occuper des deux enquêtes, sans penser un seul instant que de vieux fantômes du passé vont resurgir apportant enfin une réponse à une mystérieuse affaire classée.

En conclusion

Le chagrin de Balto, roman policier de construction classique, se lit d’une traite avec beaucoup de plaisir : meurtre en apparence sans mobile ; disparition mystérieuse jamais élucidée ; rebondissements ; enquête menée d’une manière peu conventionnelle… et beaucoup d’humour, notamment dans les patronymes des personnages : « -Commissaire ! On a tué Georges Danton, on lui a coupé la tête ! -Ce n’est pas un scoop. Ça s’est passé le 5 avril 1794. Je pense qu’il y a prescription d’autant que les assassins ont été guillotinés trois mois après. » (Page 16)… « Bientôt, après la musique d’attente, non dénuée d’humour puisque le chanteur Marc Ogeret chantait « Merde à Vauban », chanson anarchiste contre les prisons, la voix du procureur Gibert retentit dans le combiné. » (Page 37)

Le + : les apartés de Balto qui émaillent le récit de ses pensées et de ses réflexions à propos de ce qui l’entoure, des événements et des personnes qui évoluent autour de lui; on apprécie son regard bienveillant, dénué de méchanceté et des sentiments négatifs qui animent les humains : « Bien sûr que je comprends, pour qui ils me prennent! pensa Balto. Je crois que c’est un bon endroit, ici, un peu petit, mais bon, ils ont dit qu’ils allaient me « sortir ». Ce sera toujours ça. » (Page 87)… « Il y a vraiment des moments où j’aimerais pouvoir parler. Bon, le méchant sentait le poisson, mais encore plus la trouille! Surtout, c’est lui qui a écrit le papier. Même odeur de poisson, mais pas de trouille! « (Page 126). =>Je ne sais pas vous, mais moi il me fait penser à Dagobert, le chien du Club des Cinq !!

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