Gilles CAILLOT : L’apparence de la chair

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France

INFOS ÉDITEUR

apparence de la chair - Gilles CAILLOT

Parution aux éditions Toucan en janvier 2012

Sylvie Branetti est hospitalisée en soins psychiatriques depuis l’enlèvement de sa fille de 12 ans par un tueur qu’elle poursuivait depuis longtemps. Elle a dû quitter ses fonctions de capitaine de police à la PJ de Lyon.

Cinq ans plus tard et alors qu’elle a perdu tout espoir de retrouver un jour son enfant, il semble que le tueur ressurgisse. Mais il semble aussi qu’il ait de nombreux points communs avec son psychiatre…

(Source : Toucan – Pages : 407 – ISBN : 9782810004669 – Prix : 9,95 €)

L’AVIS DE LUCIE MERVAL

Cauchemar ou réalité ? Chair ou Âme ?

Sylvie Branetti, capitaine de police est une femme traumatisée par l’enlèvement de sa fille 15 ans, auparavant, par un psychopathe surnommé « Le Tanneur » en raison de l’état des cadavres de ses victimes. Elle est d’autant plus assommée qu’elle a déjà été confrontée physiquement à lui. Elle essaie de reprendre goût à la vie, avec la certitude que sa fille est toujours vivante. Mais le chemin de la reconstruction est difficile, elle est suivie par un psy et a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Quand des crimes portant la marque du Tanneur sont commis à Lyon, Sylvie va alors s’insérer dans l’enquête de Paul, son ancien amant, afin de retrouver, le salopard qui a gâché sa vie.

Le personnage de Sylvie est attachant, elle est à la fois fragile et très déterminée. Elle n’hésite pas à prendre des risques seule pour traquer son ennemi, malgré son état psychologique vacillant. La relation entre Sylvie et Paul est aussi très intéressante, mélange de tendresse, d’intérêt…

Ce que je retiens surtout de ce livre est son intrigue complexe (mais pas fouillis), à multiples tiroirs. Selon les chapitres, on va, soit s’immerger totalement dans l’enquête, soit avoir l’impression de pénétrer dans les souvenirs de Sylvie, parfois dans ses cauchemars, ou quelques fois être aux côtés du tueur. Peu importe, c’est angoissant à souhait mais jamais trop gore. Nous assistons à des scènes morbides (les cadavres du tueur), à des scènes éprouvantes (les relations de Sylvie avec sa fille, ou son ex-mari). J’avoue avoir été quelques fois déroutée mais n’est-ce pas le but recherché ? A un moment du texte, j’ai ressenti comme une cassure (comme deux parties d’un même livre) dans le récit (je citerais le passage seulement à l’auteur pour ne pas vous gâcher la surprise), tout part en vrille…

On a soudain l’impression, comme Sylvie, de faire des cauchemars, de plus distinguer le rêve de la réalité. On ne sait plus où va l’intrigue mais on sent au fond de nous que rien n’a été laissé au hasard, que le puzzle va se rassembler à la fin. Du coup, on a de cesse de tourner les pages, encore et encore…

Jusqu’à l’ultime vérité, qui est bluffante, même si j’ai eu quelques légers soupçons. J’espère que je n’ai pas été trop confuse dans mes explications mais le texte est tellement dense et complexe qu’il est difficile de trouver les mots exacts tout en conservant le suspens. En tout cas, je vous conseille grandement ce livre qui se dévore et qui vous fera bien perdre la tête !!!

Vivement le prochain livre !

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