Florence RHODES : La confrérie des louves

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PRÉSENTATION ÉDITEUR

 Quatre amies d’enfance aux personnalités très différentes, Maud, Clara, Denise et Clémence, se réunissent un soir de janvier pour un dîner entre filles. Rien d’inhabituel, si ce n’est que ce soir-là, un témoin l’atteste, l’une d’elles vient d’assassiner le mari de Denise, le bel Edouard Schaeffer, un homme aussi charmant que vénéneux. Au moment où ses propres squelettes sont délogés de leur placard, le commandant Hamelin dispose de moins d’une semaine pour découvrir laquelle de ces quatre femmes, qui avaient toutes une bonne raison de tuer Schaeffer, est passée à l’acte et quel secret du passé lie à jamais ses suspectes. Composé de sept chapitres correspondant chacun à un jour d’une semaine effrénée, La Confrérie des louves se situe au croisement du roman à énigme et du polar noir contemporain.

Origine Flag-FRANCE
Éditions Caïman
Date 12 juin 2019
Pages 420
ISBN 9782919066766
Prix 16,00 €

L’AVIS DE CATHIE L.

Florence Rhodes est née à Cagnes-sur-Mer il y a maintenant un certain nombres d’années. Elle appris à lire avec Agatha Christie; il faut avouer qu’il y a pire comme professeur!! D’autant qu’elle s’est perfectionnée en lisant la prose de Steeman et de Stephen King. Lettres de noblesse oblige !! Actuellement, notre romancière est attachée de communication et vit à Vincennes.

Son premier roman, La Confrérie des louves, a été publié en 2019 par les éditions du Caïman. Le style est soigné, le vocabulaire choisi : « Il lissa entre le pouce et l’index sa barbe noire infiltrée de fils d’argent, semblables à ceux qui colonisaient le bas de ses tempes » (Pages 12-13), tout en étant vif, parfois musclé, sans s’encombrer de mots ou de tournures inutiles. Comme quoi ses années d’apprentissage littéraire ont été profitables !

Construction : quatre suspectes, quatre interrogatoires entrecoupés de passages en italique correspondant à des souvenirs de chacune d’elles. Captivant !!

Edouard Schaeffer, propriétaire du restaurant Paris-Boston, est retrouvé gisant dans une mare de sang par Ajay, son cuisinier indien, lequel déclare avoir vu une femme sortir par la porte arrière du restaurant, juste après la découverte du cadavre de son patron. Il décide de la suivre jusqu’à un immeuble du boulevard Malesherbes où vit la veuve. Hasard ? Mensonge ?

Denise, épouse du mort, et ses trois amies d’enfance: laquelle des quatre avait des raisons de vouloir tuer Edouard, ou à tout le moins, de le voir mort ? Au commandant Hamelin et son équipe de démêler les fils de cet écheveau incroyablement complexe.
Reconstituer les alibis, les emplois du temps de chacune, interpréter les non-dits, aller au-delà des apparences afin de déterminer laquelle aurait un mobile. Fouiller dans le passé, chercher les rancœurs, exhumer les trahisons. Un travail de fourmi éreintant mais passionnant.

Peu à peu, l’auteur dresse des portraits psychologiques des quatre amies laissant au lecteur la rude tâche de faire le tri et d’émettre une hypothèse solide, convaincante parmi tous les scénarii possibles? Laquelle en voulait assez à Edouard pour franchir le pas ? Ou lesquelles ??

Conditions de l’enquête : le fait que l’un des suspectes soit directrice de cabinet du ministre du budget complique singulièrement la donne et donne au roman une dimension supplémentaire : « La presse était à l’affût du moindre scandale susceptible d’affaiblir ce gouvernement impopulaire. La nécessité de jongler sans cesse entre les diktas de Bruxelles et l’opinion publique pour la préparation du budget chargeait ses épaules d’une pression colossale. Il n’hésiterait pas à la sacrifier, comme on se défausse au tarot d’une carte inutile. » (Pages 73-74).

Le + : même si l’on est passionné de polars et de sombres histoires de crimes, l’humour constitue toujours à mes yeux un petit plus pour, sinon alléger l’atmosphère, du moins soulager la pression : « Celui qui pensait que sa fille était dans une secte ? Par parenthèse, on a vérifié, les pseudo-activités louches de sa gamine se limitent à l’organisation de réunions Tupperware. Rapport à sa vue basse, il a pris des barquettes en plastique pour des maquettes de soucoupes volantes et un groupe de ménagères pour le staff de la secte Moon. » (Page 42).

La confrérie des louves : premier essai transformé avec succès !! rien à redire, que du bon. Maintenant, on attend le suivant…

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Ecrivain de romans historiques, chroniqueuse et blogueuse, passionnée de culture nordique et de littérature policière, thrillers, horreur, etc...

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