Fabrice PICHON : Retours amers

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France

INFOS ÉDITEUR

retours amers - fabrice pichon
Retours amers

Parution aux éditions Lajouanie en janvier 2017

Concarneau. Marianne Bracq commissaire en disponibilité a rendez vous avec un contact qui doit enfin lui révéler les secrets de ses origines familiales.

Besançon : L’équipe du SRPJ, en l’absence de son chef, Marianne Bracq, est sur la piste d’un serial killer particulièrement inventif quant à sa façon de mutiler ses victimes.

Le psychopathe assouvit-il une vengeance ? Cherche-t-il à faire sortir Marianne Bracq de sa demi retraite ? Ces meurtres ont-ils un lien avec la secte qui avait enlevé le frère de la commissaire ?

Mais au fait qu’est devenu ce mystérieux frangin ?

Autant de questions qui poussent l’héroïne à prendre les choses en mains et pas avec des pincettes.

Retours amers est le troisième épisode des aventures de Marianne Bracq. La commissaire à ses fans, nombreux, qui attendent depuis longtemps son retour.

(Source : Lajouanie – Pages : 488 – ISBN : 9782370470782 – Prix : 21,00 €)

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Quand j’ai lu au départ du bouquin que Marianne Bracq, une flic de Besançon en disponibilité avait rendez-vous avec un contact à Concarneau, je me suis dit : Les cons, ils ont merdé chez Lajouanie. Le titre ce n’est pas Retours amers, mais Retour à mer… Genre Marianne à la plage. Ben non, il n’y a pas d’erreur, c’est bien Retours amers. Et ne va pas croire que le bouquin traite de remontées gastriques, loin de là, quoi que, vu l’état des scènes de crime, pourquoi pas ?

Pichon a eu l’idée un jour de prendre une jolie nana (oui enfin tu vois ce que je veux dire) au caractère bien trempée et d’en faire son héroïne. Dans les aventures précédentes son géniteur c’est retrouvé en cabane, tu penses bien que cela ne lui a pas arrangé le caractère de la rombière. Un Pitt bull en Cacharel prête à en découdre avec le moindre mâle arrogant, ou con, voir les deux à la fois.

Ici Fabrice est un sadique envers sa commissaire de papier, non content de l’avoir humiliée avec son vieux dans les épisodes précédents, (comme on dit à la télé) là il a décrété qu’elle avait certainement un frangin. Une histoire qui remonte une histoire qui remonte à quelques décennies, des enfants « vendus ».

Pendant que Marianne tente de retrouver ses racines familiales en Bretagne, il y en a qui commencent à manger les pissenlits par les racines dans le Doubs. Et de façon assez violente, un peu façon puzzle comme le dirait Blier. D’ailleurs faut vraiment que le modus operandi soit gore pour retrouver le fondateur du Bloody Weekend, Loïc Bugnon comme TIC.

Des romans avec des tueurs en série, il n’y en a, beaucoup, pas facile de renouveler le genre, des meurtres sanguinolents aussi, bref pour se faire remarquer, faut s’accrocher aux branches, et Pichon s’en sort très bien, haut la main. J’irai presque jusqu’à dire que son Retours Amers a un gout de Favan, et Claire Favan dans le genre tueurs en série bien barrés avec du rebondissements c’est la patronne…

Le seul hic de ce livre, car oui, faut bien trouver un défaut… Ce n’est pas bien monsieur Pichon de me piquer mes vannes, non franchement là, vous me décevez, oser faire ça : Puis il se dit que le commissaire venant de Dijon, une boutade n’étais pas exclue.

J’avais déjà bien apprécié Plusdeproblème.com l’an dernier, mais là je trouve que Fabrice monte d’un cran, et j’attends de pied ferme la suite des aventures de Marianne Bracq !

Retours amers, un bon roman pour commencer 2017, à lire et surtout, une très belle fin, je ne peux faire aucun spoile, mais la scène de la banquette arrière (non n’y penses même pas !)… Bravo Fabrice.

L’AVIS DE JEAN-MARC VOLANT

Fabrice Pichon s’est parlé aux femmes, s’est parlé des femmes. Il sait les mettre en valeur dans ses romans et faire d’elles, une héroïne tout en gardant leur part féminine. Dans son nouveau roman policier (mais pas que…) l’auteur qui a écrit de nombreux polars et conquis un public nombreux de lecteurs nous revient avec un ancien personnage : le commissaire Marianne Bracq, devenu en disponibilité depuis sa dernière enquête. Un personnage féminin fort apprécié de ses lecteurs et ce n’est pas moi qui dira le contraire.  Le personnage de Marianne Bracq est une découverte pour moi : une femme flic, ca nous change un peu des confrères masculins qu’ils soient lieutenants, capitaines ou commandants. Ca nous change tellement que l’on sait que l’on va lire forcément autre chose, même si la dame en question sait se faire fort bien entourée.

Une enquête sordide sur un assassin retors qui mutile ses victimes. Toute l’équipe du commissaire Bracq (mais sans elle) est à l’affût et sait déjà que cette enquête ne va pas être simple. Marianne Bracq en disponibilité donc, elle, est à la recherche d’un frère disparu… Elle part retrouver sa trace en Bretagne, assisté par un ancien collègue qui enquête toujours sur cette mystérieuse disparition. De fil en aiguille, les investigations vont se révéler dangereuses, tortueuses, avec beaucoup de suspects et d’interrogations sur les teneurs de cette enquête qui sent la vengeance froide.

Comme à son habitude, Fabrice Pichon fait la part belle à ses personnages : des personnages de flics, toujours à fond dans leurs boulots, mais qui montrent (ou pas) leurs fêlures, leurs faiblesses mais aussi leurs joies quand cela est utile. Le personnage de Marianne Bracq que je découvre pour ma part est fort bien mis en valeur et présentée tout au long de ce polar. On apprend très vite à la connaitre, et on s’y attache très vite. Dans cette enquête parsemée d’embûches, on la suit avec plaisir, on ressent ses joies, ses peines, sa souffrance de ne pas trouver ce frère disparu. Un excellent personnage que j’ai, moi aussi, envie de retrouver c’est certain.

Une enquête policière fort bien menée, avec son lot de suspens, de retournements de situations, ses dialogues courts, carrés… des scènes qui vont à l’essentiel, tout en maintenant un rythme approfondi, sans trop de temps morts. Ce nouveau roman de Fabrice Pichon est une vraie réussite et un excellent polar. On y retrouve son humour habituel, les situations amusantes dont il sait parsemer ses romans. Un vrai plaisir de lecteur ! Ajoutez une couverture superbe, qui m’a fait penser à celle d’une ancienne bande dessinée du Lieutenant Blueberry (ah non je vous laisse chercher !) et vous obtenez un bel objet digne de figurer dans votre bibliothèque, à côté des autres romans de l’auteur que vous possédez déjà.

Comment ? Vous n’en avez pas dans les rayons de votre bibliothèque ? Eh bien qu’attendez-vous ? Foncez chez votre libraire et procurez-vous sans attendre les romans policiers de Fabrice Pichon, si vous voulez ne pas vous faire enguirlander par la belle Marianne…

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