Eric OLIVA : Le vase rose

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France
Eric OLIVA - Le vase rose
Le vase rose
  • Éditions Taurnada le 3 mai 2018
  • Pages : 240
  • ISBN : 9782372580427
  • Prix : 9,99 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir,
connaître la vérité.

 

Né à Casablanca en 1967, Éric Oliva embrasse très tôt une carrière dans la Police nationale. Exerçant à Paris puis à Marseille, il travaille aujourd’hui à la PJ de Nice. Passionné par son métier et les fonds sous-marins, c’est après avoir lu les livres de Clive Cussler que se déclenche sa passion pour l’écriture. S’ensuivent 4 romans très bien accueillis, dont « Du soleil vers l’enfer » qui obtient le Prix Fondcombe 2014. Avec « Le Vase rose », Éric Oliva nous entraîne dans une sombre histoire d’un père en quête de vérité.

L’AVIS DE LAURENT FABRE

Le Vase rose d’Eric Oliva, un roman sombre, noir et tragique sur la quête de la vérité à tout prix …

Quand votre vie bascule d’un instant à l’autre, un joli conte de fée qui se transforme en un cauchemar sans fin, comment s’en relever ?
Pour Frédéric Caussois, survivre à l’une des pires épreuves à affronter dans la vie va devenir sa seule et unique obsession, surmonter l’immense peine pour connaître la vérité …

Je remercie les éditions Taurnada et Joël Maïssa pour cette lecture qui m’a permis de découvrir la plume d’Eric Oliva.
L’auteur n’en est pas à son premier livre puisqu’il a déjà publié trois polars et un récit intitulé  » Chroniques d’une vie de flic « .
Eric Oliva exerce dans la police depuis 27 ans.
S’il est bien précisé que c’est une fiction, son expérience professionnelle sert ses romans pour les rendre le plus crédible et réaliste possible.

Pour ses trois premiers polars, le cadre choisi était principalement la Côte d’Azur, cette fois, l’auteur situe l’intrigue dans la campagne lyonnaise, un décor bucolique, une bourgade rurale avec ses habitants tantôt joviaux tantôt rustres, chacun vaquant à ses occupations et à son propre rythme.
Le café du coin, la pharmacie locale, les « originaux » inévitables comme on peut trouver dans tous les villages de France … ou presque.

Un roman noir, une histoire humaine, des scènes bouleversantes pour décrire tout le ravage causé par un terrible coup du sort dans la vie d’une famille.
En lisant ce roman, une question qui hante et qui interpelle, comment trouver la force et l’énergie pour faire face après un drame, continuer à espérer quelle dessein, quel sens à donner à sa propre existence …

La vengeance est un thème qui a déjà été décliné à toutes les variations possibles au théâtre, au cinéma et surtout en littérature, la culpabilité, la haine et la colère indissociable, la rédemption d’un homme qui est prêt à tout pour découvrir la vérité, quitte à sortir des limites imposées par la loi, rien n’est jamais définitif, il y a des moments de folie et de mauvais rêve qui surgissent, des désirs inassouvis, la peur du vide, la spirale de la violence et du désespoir qui entraîne les personnes dans un cercle vicieux et par extension des proches dans leur sillage, quand vous n’avez plus rien à gagner ou plutôt tout à perdre, tout reste possible.

Descente aux enfers …

Les prismes de l’être humain dans tous ses états d’âme, une construction maîtrisée, une enquête qui piétine, des policiers déterminés mais débordés, des zones d’ombre et de mensonges, un dosage subtil de décrire tout le désarroi d’une famille, toute la souffrance exprimées par des non-dits, le climat pesant et étouffant, l’angoisse de l’existence, la vacuité d’être, l’absence de l’autre, la culpabilité du survivant, une histoire terrible pour comprendre comment un château de cartes savamment construit au fil des années peut s’écrouler d’un jour à l’autre, le mal qui ronge les nerfs et l’esprit, la douleur incommensurable et quasi insurmontable, faire le deuil demande du temps et des ressources mentales et psychologiques, chaque être humain a ses limites et la réaction qui lui sied, pour le meilleur et le pire.

La plume de l’auteur excelle à alterner des points de vue différents pour se substituer à tous les personnages, chacun cache des secrets ou des souffrances à peine dissimulées, l’empathie à l’égard du protagoniste prime sur les autres, c’est le rouage, le point d’ancrage qui détermine le tempo de la narration à la troisième personne, insufflant à chaque chapitre un indice supplémentaire, des éléments nouveaux qui incriminent ou pas des potentiels coupables, tout se sait dans un village, les rumeurs, les petits regards qui en disent long, il suffit de lire entre les lignes pour découvrir, pour ensemencer une piste prometteuse, pour se rapprocher toujours plus près de la vérité, ce qui donne une lecture rapide, lu quasiment d’une traite, il m’a semblé important de faire ressortir ici quelques points mais sans dévoiler plus avant, respecter la quatrième couverture qui est minimaliste et efficace, suffisamment intrigante en tout cas pour se laisser tenter par ce roman puisant davantage dans la noirceur des hommes, dans la dimension psychologique et psychique de ses personnages, certes l’objectif avoué est de découvrir l’origine de la cause de tant de souffrances et de ses dommages collatéraux, c’est d’apprendre également comment certaines personnes sont prêtes à puiser et à atteindre parfois des points de non-retour, de sortir de leur zone de confort pour traquer, pour déchiffrer et comprendre, pour dénicher la moindre parcelle d’informations, les risques encourus et les sanctions promises, la compassion et les émotions sont palpables, il ne m’a pas été possible de ressentir, de réfléchir à ce revirement, à ce chamboulement qui peut toucher n’importe quelle personne, jusqu’où peut-on aller ?

L’abattement, les regrets éternels, les tourments et l’esprit torturé qui paralysent les survivants, le jour et la nuit qui se confondent, la déprime qui se mue en dépression, la langueur des jours mornes qui se succèdent, le temps précieux et calculé, dans toute enquête de police, tout le monde sait que les premières heures sont déterminantes, Frédéric Caussois l’a bien compris, tout à son travail de deuil et de composer avec un chagrin infini, une surprenante rencontre qui va faire rebondir l’histoire, l’amener à réprimer ses larmes et ses sanglots pour avancer malgré lui dans la vie, j’ai apprécié l’évolution et la progression de sa psyché, de faire fi de sa pénitence et de son douloureux combat avec ses démons intérieurs, un calvaire qui ne peut prendre fin qu’avec une seule et unique résolution, le chemin est long avant d’entrevoir le bout du tunnel, le lecteur saisira toute l’ampleur de sa fatigue, de ses longues nuits sans sommeil, de tous ses délires et fantasmes hallucinatoires, de ses réminiscences qui le poursuivent sans cesse, de ses regains d’espoir ou de résultats, il est délicat et présomptueux de deviner le fin mot de l’histoire.
Un suspense qui monte crescendo pour atteindre le point culminant dans un climax délétère

« La vie est tellement ironique : il faut avoir connu la tristesse afin de savourer le bonheur, le bruit afin d’apprécier le silence et l’absence afin de profiter de la présence » (citation anonyme)

Le début de la lecture a été captivante et poignante, c’est pourquoi j’occulte volontairement les tenants et aboutissants de l’intrigue, si les causes ne font aucun doute rapidement, reste à trouver les variables et les déterminants qui les ont provoquées, le dénouement est tellement inattendu, achevant de définir Le Vase rose de page turner haletant pour suivre le rythme infernal cadencé par le principal principal.

Je vous invite à découvrir à votre tour cette plume incisive, un roman noir qui rivalise avec tous les éléments d’un thriller, un anti-héros abîmé par la vie, une enquête hors norme, une intrigue tortueuse à souhait, un sentiment d’urgence qui surplombe tout un chacun et surtout son personnage principal, il n’en faut pas plus pour le qualifier d’addictif, une plongée dans les profondeurs et les angoisses d’un pére de famille aux portes de l’agonie et de la désolation extrême.

Vous comprendrez le sens du mot douleur, de celle qui peut vous coller à la peau vous déchirer votre âme de l’intérieur, comme des plaies saignantes, dans toutes ses terminaisons nerveuses, les soupapes de sécurité envolées, une existence prête à imploser comme à l’extérieur, une épreuve de la vie indescriptible et baignant dans un climat de torpeur permanent, un final déchirant, Frédéric Caussois trouvera-t-il la voie de la sagesse ou au contraire sombrera-t-il dans une spirale descendante et incontrôlable ?

Une vidéo est également visible pour vous donner une idée de ce qui vous attend, mystérieuse et percutante.

L’AVIS DE CLÉMENCE

Pour mon premier livre de l’auteur, j’avoue que le résumé m’a intrigué.

On n’y apprend rien concernant cette histoire, l’auteur nous laisse volontiers dans le flou le plus total. Alors curieuse comme je suis, vous savez bien que je n’ai pas pu résister à la tentation…

C’est un roman noir, où le personnage principal n’a plus qu’une seule raison de vivre : découvrir à n’importe quel prix la vérité…

Frédéric Caussois a tout pour lui, une famille aimante, une jolie maison, une bonne place dans la société, un métier qui lui rapporte de l’argent, et la santé… jusqu’au jour où sa vie bascule…

Pour surmonter cette tragique épreuve et pour essayer d’atténuer sa douleur, il ne va vivre que pour une obsession : se venger…

L’histoire de Frédéric est somme toute banale et peut arriver à chacun d’entre nous. Il habite un petit village tranquille où il est habitué des commerces et connaît donc du monde.

On se demande où il puise ses forces pour continuer là où beaucoup auraient lâcher prise…

Ce livre nous recentre sur l’importance de profiter de ceux qu’on aime et de profiter de chaque jour comme si c’était le dernier …

L’auteur a volontairement laissé planer le doute dans son synopsis, je ne dévoilerais rien de plus… mais je vous incite à découvrir son œuvre qui est complètement addictive ! Un début prometteur et un rythme qui ne cesse de s’accélérer. Les personnages sont attachants et on ne peut que se reconnaître en Frédéric .

Je me suis posée plusieurs fois la question « comment je réagirai à sa place ? »

Vous en apprendrez beaucoup sur les capacités de chacun à réagir face à la douleur… douleur complètement subjective puisque parfois nos gros soucis semblent minables comparés à ceux des autres . La douleur est propre à chacun et il ne faut pas la négliger…

Merci Éric Oliva pour ce moment.

L’AVIS DE HÉLÈNE

Le vase rose est un thriller qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Le drame auquel est confronté Frédéric est annoncé dès le premier chapitre et capte le lecteur d’emblée par son intensité dramatique et par sa brutalité. Comment envisager de perdre son enfant quand on lui donne un médicament qu’il a l’habitude de prendre ? Survivre après une telle tragédie est une affaire personnelle, Frédéric Caussois, père du petit garçon mort empoisonné au cyanure va essayer de trouver la force de vivre à ce drame en cherchant activement le responsable de cet accident. L’auteur nous offre un personnage d’une grande humanité et de sincérité. L’auteur fait de Frédéric un personnage fort et fragile à la fois et toute l’écriture joue sur cet ascenseur émotionnel tout au long du roman. Les pistes se concentrent sur la pharmacie qui a délivré le médicament et sur une liste de patients utilisant le même traitement. Frédéric, va à partir de cette liste, mener son enquête, bravant les interdits et les lois. Est-ce qu’il a quelque chose à perdre ? Il a déjà perdu beaucoup. Et si la police mène en parallèle ses investigations, elle ne donne pas les résultats escomptés. Je ne peux que conseiller la lecture de ce roman qui vous prendra aux tripes dès le premier chapitre. Roman dont les pages se tournent toutes seules, l’auteur a su trouver ce fil qui déroule toute la pelote et capter l’attention de son lecteur sans relâche. Le dénouement plein de surprise

Le titre vous intrigue ? Il symbolise pour moi la fragilité, et l’innocence. Le vase rose est le titre du chapitre du roman que lisait Frédéric au coucher de son petit garçon. Ce titre prend tout son sens très rapidement. Par ailleurs, il est l’écho de la complicité que peut avoir un père ou une mère au moment du coucher de son enfant.

Et la mère du petit garçon ? Dans ce roman, l’auteur choisit d’articuler l’intrigue autour du père et fait de la mère un personnage secondaire voire absent. Ce choix renforce évidemment la témérité de ce père plein de rage. Cependant, une figure féminine incarnée par Linda, préparatrice de la pharmacie est très présente tout au long du texte. Elle deviendra une alliée dans son combat laissant l’épouse de Frédéric dans l’ombre. Ces deux personnages sont donc très attachants et la mère de tao m’est apparue comme une étrangère dans ce roman. Le couple s’en trouve fragilisé et la détresse de Frédéric accentuée.

Je retiendrai de ce roman une lecture vraiment agréable malgré un sujet sombre et douloureux. L’auteur a réussi avec brio à créer un suspense et une tension suffisantes pour capter l’attention du lecteur.

 

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