Douglas PRESTON : Jennie

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Etats-unis
Douglas PRESTON - Jennie
Jennie

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Lors d’une expédition scientifique en Afrique, le Dr Hugo Archibald, du Muséum d’Histoire naturelle de Boston, découvre une guenon dont la mère est mourante. Ému, il décide de la recueillir et la prénomme Jennie.

De retour à Boston, où l’attendent ses deux enfants, il l’élève comme eux. Tant et si bien que Jennie finit par se comporter comme un être humain : elle apprend à faire du tricycle, se bagarre avec son « frère » et sa « sœur », s’habille toute seule…

L’innocence et la manière dont se comporte Jennie font fondre tous ceux qui croisent sa route. Jusqu’à attirer l’attention d’un primatologue, qui souhaite poursuivre l’expérience de son adaptation en lui apprenant le langage des signes.

Mais l’expérimentation terminée, que reste-t-il de la guenon Jennie ? Saura-t-elle trouver sa place dans le monde si cruel des hommes ?

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Douglas Preston est un auteur qui nous a plus habitué à du thriller, que ce soit en solo, ou bien accompagné de Lincoln Child afin de mener les enquêtes de Pendergast, là, il s’engage dans un tout autre style et un sujet bien difficile…

Par contre si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi J’ai Lu a inscrit thriller sur le dos du livre, j’aimerai comprendre, est-ce une erreur, ou bien pour l’attrait commercial, car document, sonne moins bien…

Ouais, ce n’est pas un thriller, ce bouquin, est ce que je nommerai plutôt un document romancé.

Preston s’inspire d’une histoire vraie, celle d’une guenon sauvée in extremis par un anthropologue, le docteur Hugo Archibald. Hugo va la recueillir, la considérer comme l’un de ses propres gosses pour étudier les différences profondes entre l’humain et le primate. Elle va apprendre le langage des signes afin de communiquer, un pasteur va tenter de lui inculquer la foi, elle va devenir une pièce à part entière de la famille…

Une belle histoire tu vas me dire, un animal sauvé, un homme au grand cœur, ouais… si on veut… d’un côté tu vas être certain que l’homme est un salopard, le plus grands des prédateurs, qui arrive à foutre en l’air sa propre espèce, mais ça, tu le savais déjà.

Par contre tu vas apprendre aussi que les chimpanzés ne sont pas non plus des êtres tout doux et tout mignon. Non, ils sont vraiment proches de nous, ils savent mentir, tricher, être violent, avoir des pulsions sexuelles qu’ils ne contrôlent pas.

Un « livre-document-roman » très intéressant, pour peu que l’on s’intéresse aux animaux, à l’écologie à l’avenir et la préservation des espèces.

Douglas Preston n’a plus à faire ses preuves à faire en tant qu’auteur de polar, de thriller, mais dans cette œuvre, certainement pas facile à écrire, il arrive à mettre une très grande émotion, et sa nature première arrive parfois à ressurgir puisqu’il distille aussi quelques notes de suspense.

Un livre qui change, qui raconte à quel point l’homme peut être con pour des recherches, pour rester la race supérieure, alors qu’il a tant à faire pour apprendre de nos cousins, sans pour autant les réduire à l’état d’animaux de laboratoire ou autres bêtes de foire…

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