David CARKEET : Le linguiste était presque parfait

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Flag-ETATS-UNIS

INFOS ÉDITEUR

david carkeet-le linguiste etait presque parfait

Parution aux éditions Monsieur Toussaint Louverture en mai 2013

Traduit par Nicole Richard

On traite le séduisant linguiste Jeremy Cook de trou-du-cul devant l’une de ses charmantes assistantes, et tout fout le camp! D’autant que l’un de ses collègues de l’institut d’étude du langage des nourrissons, un individu discret et obsédé par l’étrange notion de « contre-amitié », vient d’être assassiné.

Du jour au lendemain, Jeremy va devoir élucider un meurtre, rédiger une conférence dont l’intitulé change tous les matins, faire le joli cœur et, plus important encore, découvrir – grâce à la linguistique et à quelques coups tordus – d’où sortent ces foutues rumeurs sur lui. Qui a dit que la vie d’un linguiste était un long fleuve tranquille ?

(Source : Monsieur Toussaint Louverture – Pages : 288 – ISBN : 9791090724044 – Prix : 19,00 €)

L’AVIS DE LEA D.

Attirée par la couverture, qui m’a vraiment flashée dans l’œil, et par le résumé, je n’ai pu m’empêcher de me plonger dans ce roman de David Carkeet.

Jeremy Cook est un linguiste au centre d’étude du langage des nourrissons. Sa petite vie se passait tranquillement, entre ses affaires chez lui et son travail d’observations des jeunes. Mais tout commence le jour où une des assistantes le traite de « trou-du-cul », et ça ne fait que déraper à partir de ce moment. Un de ses collègues est retrouvé mort, et Jeremy doit à la fois se disculper de ce meurtre mais aussi de reprendre les conférences que le mort devait faire, et aussi découvrir qui colporte des rumeurs à son sujet.

Le linguiste était presque parfait mêle les mésaventures d’un linguiste à une enquête de meurtre, ce qui donne un mélange vraiment savoureux et inédit. Le fait de retrouver un collègue mort dans son bureau va moins le bouleverser que de s’entendre traiter de trou-du-cul par une charmante collègue. Mais pour rétablir son honneur, à la fois pour prouver qu’il est innocent et qu’il est quelqu’un de charmant, il va se lancer dans l’enquête et faire tout pour aider la police. Jeremy Cook est un personnage à la fois très attachant et très égoïste : il ne supporte pas le bouleversement de son petit monde bien ordonné, il ne supporte pas d’être mal considéré, mais il est aussi maladroit et touchant, intéressant à suivre et à voir évoluer, surtout dans un univers aussi particulier qu’un bureau d’analyse des enfants.

Ce cadre donne vraiment un sens particulier à l’histoire. C’est un monde feutré, isolé, chacun se préoccupe seulement de soi, de ses études, et éventuellement de draguer. Le fait de pouvoir assister aux recherches sur le langage des nourrissons est quelque chose que je ne connais que très peu et qui est vraiment réjouissant à voir !

Le linguiste était presque parfait est un mélange de plusieurs genre, d’enquête policière, de relations humaines, d’humour… Un mélange qui n’a que trop tardé à venir en France ! Edité seulement en 2013 par les éditions Monsieur Tussaint Louverture, alors que cela faisait déjà quelques années (il est sorti en 1980, il me semble) qu’il avait été publié dans sa langue d’origine. Si vous avez l’occasion de vous mettre à ce roman, n’hésitez pas une seule seconde !

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