Colleen HOOVER : Verity

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Colleen HOOVER - Verity
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Présentation Éditeur

La vie a toujours souri à Verity Crawford.
Ses livres font d’elle une auteur star, sa maison du Vermont est splendide
et elle forme avec Jeremy, son mari, un couple parfait. Mais un jour, sur une route, son rêve tourne au cauchemar. L’accident l’empêche d’écrire, transforme sa trop grande maison en prison, et menace de l’éloigner de Jeremy.

La vie n’a jamais été tendre avec Lowen ashleigh.
Ses livres ne rencontrent qu’un accueil poli, ses finances sont au plus mal et ses histoires d’amour sont des feux de paille. Jusqu’à ce que Jeremy la recrute pour devenir le ghostwriter de Verity et terminer à sa place sa série à succès.

Pour Lowen, aussi incongrue que soit la proposition, l’occasion est beaucoup trop belle pour ne pas la saisir. et Jeremy beaucoup trop séduisant pour qu’elle lui dise non. Mais en découvrant, dans les papiers de Verity, ce qui semble être son autobiographie, Lowen va voir se dessiner, page après page, le portrait d’une femme épouvantable, prête au plus atroce des crimes pour ne pas perdre ce qu’elle a, et prompte à toutes les perversités lorsqu’elle se sent menacée.

Et aux yeux de Verity, Lowen est désormais une menace.

Origine Flag-ETATS-UNIS
Éditions Hugo Roman
Date 1 octobre 2020
Éditions Hugo Poche
Date 10 novembre 2021
Traduction Pauline Vidal
Pages 364
ISBN 9782755692761
Prix 7,60 €

L'avis de Cathie L.

Verity, Verity dans la version originale parue en 2018, traduit par Pauline Vidal, a été publié en 2020 par les éditions Hugo et Compagnie dans la collection Suspense Poche. Le style, composé de mots et tournures simples, est fluide agréable à lire :

« L’air tourmenté , il tourne sa bouteille d’eau sur la table. J’ai l’impression qu’il n’a pas demandé à s’isoler avec moi pour me faire changer d’avis. Il voulait juste être seul. Il ne pouvait sans doute plus supporter de discuter ainsi de sa femme, il préférait que tous ces gens s’en aillent. » (Page 42).

C’est joliment écrit, avec du sentiment et de la profondeur :

« Etonnant tout ce qu’on pouvait ressentir quand on y mettait plus que son corps. Là, j’y allais de tout mon coeur, de toutes mes tripes, mais aussi de mon esprit, de mes espérances. Je suis tombée à ce moment. Pas amoureuse. Juste… tombée. Comme si j’avais passé ma vie au bord d’une falaise et qu’enfin, après avoir rencontré Jérémy, je trouvais la force de me lancer. Car, cette fois, j’étais certaine de ne pas tomber, mais de m’envoler. » (Page 87).

Le récit est raconté à la première personne, au présent, créant un sentiment d’intimité avec le lecteur, comme si la narratrice nous racontait son histoire. Et nous l’écoutons attentivement, tel un ami bienveillant.

Construction : les chapitres consacrés à l’histoire racontée par Lowen alternent avec des passages de l’autobiographie de Verity lus par la jeune femme, alors qu’elle a découvert le manuscrit par hasard dans le bureau de Verity.

Fil rouge : les fantasmes de Lowen sur Jeremy : de très nombreuses allusions qui pèsent parfois sur le déroulé du récit.

Thèmes : jalousie ; maternité ; perte d’un enfant.

Quelle matinée pour Lowen Ashfield ! Alors qu’elle se rend à un rendez-vous fixé par son agent littéraire, un homme se fait renverser par un camion juste sous ses yeux, l’aspergeant de son sang. Un autre homme vole aussitôt à son secours, lui donnant sa chemise afin qu’elle soit présentable.

Les éditions Pantern Press cherchent un auteur qui pourrait se substituer à leur romancière vedette Verity Crawford qui, depuis qu’elle a été victime d’un grave accident de voiture, vit recluse dans sa propriété. Sa mission: achever la série qui l’a rendue célèbre et se rendre à sa place aux séances de dédicace, aux rencontres avec la presse et à toutes manifestations littéraires demandées par l’éditeur. Pourquoi Verity a-t-elle proposé d’engager Lowen ? Elles ne se connaissent même pas.

Bien que cette dernière déteste la célébrité et ses effets délétères, sa situation financière désastreuse ne lui permet pas d’envisager une autre une autre option que d’accepter les 500 000 dollars qu’elle touchera pour l’écriture des trois derniers tomes de la série. Jeremy, le très séduisant mari de Verity, sait se montrer convainquant pour vaincre ses réticences.

Afin de s’imprégner de l’atmosphère de travail de Verity et de consulter ses notes, Lowen accepte de passer un week-end dans leur magnifique propriété située dans le Vermont. Ain de mener à bien sa tache, elle doit comprendre comment fonctionne le cerveau de Verity, comment elle conçoit ses intrigues. Or, personne ne peut répondre à ses questions. C’est alors qu’elle trouve l’autobiographie rédigée par la célèbre romancière. La source idéale pour combler les vides.

Lowen, temporairement sans domicile, accepte de prolonger son séjour chez Jérémy et Vérity. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? La lecture de l’autobiographie ouvre un abyme de questions plus qu’elle n’apporte des réponses. Qu’est-il vraiment arrivé aux filles du couple ? Lowen est-elle en danger ? Comment cette histoire va se terminer ? Seul l’avenir vous le dira…

Ambiance : au fur et à mesure que les jours passent, Lowen se sent de plus en plus mal à l’aise à cause de l’atmosphère lugubre qui règne dans la vaste demeure. Elle se demande si elle victime d’hallucinations ou si Verity joue la comédie de la femme paralysée ? Dans quel but? Pour se jouer d’elle et la rendre folle? Pour se venger de son mari? Mais de quoi ? Lowen se rend compte que finalement elle ne connaît pas les circonstances exactes de l’accident de Verity.

« Une énergie bizarre flotte dans la maison. Cela n’arrête jamais, je ne sais pas comment l’apaiser et ça semble empirer au crépuscule. Je suis sûre que ça se passe surtout dans ma tête, ce qui ne me rassure pas pour autant, car ces choses qui rôdent à travers mon esprit pourraient bien être aussi dangereuses que d’authentiques menaces. » (Page 172)

Un thriller bien construit jouant sur le ressenti de Lowen qui ne cache pas son attirance pour Jérémy, mari de Verity, oubliant qu’elle est son invitée. Ce point de vue réducteur plonge le lecteur dans l’incertitude : Lowen est-elle victime d’hallucinations ? Est-elle la proie de ses propres fantasmes sexuels ? Imagine-t-elle les bruits qu’elle entend dans la maison, le regard haineux que Verity pose sur elle lorsqu’elle va la voir dans sa chambre ? Jusqu’au bout, Colleen Hoover laisse planer le doute avec, je dois en convenir, une certaine maîtrise.

Le bémol : bien que l’intrigue repose sur l’attirance qu’éprouve Lowen pour Jérémy, les nombreuses allusions à leurs ébats et à ses fantasmes rappellent trop les romances sirupeuses dont on nous abreuve ces dernières années pour donner à ce genre de récit la profondeur qu’il mérite.

Le + : Colleen Hoover entraîne avec habileté le lecteur dans la même spirale de curiosité qui anime Lowen à la lecture de l’autobiographie de Verity, ménageant le suspense avec des phrases telles que : « Je suis curieuse de savoir comment fonctionne leur couple et pourquoi elle a fini son premier chapitre par cette phrase : « Jusqu’au jour où il a découvert la chose qui comptait encore davantage que moi, à ses yeux. » (Page 94)… Jusqu’au coup de théâtre final.

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Ecrivain de romans historiques, chroniqueuse et blogueuse, passionnée de culture nordique et de littérature policière, thrillers, horreur, etc...

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