Colin NIEL : Les hamacs de carton

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France

INFOS ÉDITEUR

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Parution aux éditions Rouergue Noir en Mars 2012

Parution aux éditions Babel Noir en Juin 2013

Sur le fleuve Maroni, en Amazonie française, le capitaine Anato enquête sur la mort mystérieuse d’une femme et de ses deux fils. Dans cette région où il n’a pas grandi, bien qu’il en soit originaire, Anato se découvre étranger à sa communauté, à sa famille, à lui-même. Car le secret de la mort de Thélia Apanga doit être cherché dans les croyances des Noirs-Marrons, ces descendants d’esclaves révoltés établis sur les rives du Maroni.

Prix de lecteurs ANCRES NOIRES 2014

(Source : Babel – Pages : 379 – ISBN : 9782330019709 – Prix : 8,80 €)

L’AVIS DE LAETITIA

Le capitaine Anato est tout fraîchement arrivé de métropole en son pays natal qu’est la Guyane.

Il se voit en charge d’une affaire qui débute sur les bords du Maroni, en territoire Noir-Marron. Une femme et ses deux enfants sont retrouvés morts dans leurs hamacs.

La Guyane, fabuleuse, mystérieuse, ensorceleuse Guyane. Mais quel bonheur de se retrouver à Saint Laurent, à Cayenne ou sur le Maroni. Quelle joie de sentir la pirogue vibrer entre les sauts. D’entendre les singes hurleurs ou encore les payo-payo quand on est sous son carbet, enlacé de son hamac. Sentir les odeurs humides de cette forêt exceptionnelle. Voir les couleurs des étals sur le marché de Cayenne. Goûter les jus aux saveurs uniques, saliver sur un poulet boucané.

Bref, vous aurez compris que Colin Niel m’a ramenée en Guyane, j’y étais, les cinq sens en éveil.

Il ne lésine pas sur les détails, il s’attarde à nous décrire les ethnies rencontrées, les rues de Saint Laurent, la place des Palmistes, la vie sur le fleuve, les rites coutumiers, …

Un choc des cultures que le capitaine Anato va prendre en pleine face, lui, d’origine ndjuka, métropolitain d’adoption.

« Il se sentait proche, mais en même temps si éloigné de ces habitants. Malgré sa couleur de peau, aucun des villageois n’avait compris que lui aussi était originaire du fleuve Maroni. Tous l’avaient pris pour un créole du littoral. Rien d’étonnant, les Djukas comme les Alukus n’étaient pas légion dans les élites guyanaises. » La Guyane prend tellement d’espace dans ce livre que l’intrigue s’y fond. Une intrigue simple qui nous permet de rencontrer des personnages typiques : l’orpailleur, le Kapiten, un garagiste de Saint Laurent, une fonctionnaire qui profite de la situation précaire de sans-papiers.

Un polar sobre, qui se laisse lire, qui ne ressemble pas à un autre polar.

Et si vous soulez savoir pourquoi et comment cette femme et ses deux enfants sont morts dans leur hamac, va falloir lire ce livre !

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