Alain BRON : Le monde d’en-bas

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France

INFOS ÉDITEUR

Le monde d'en bas

Parution aux éditions In Octavo en aout 2015

Ettore Bisulli, ancien des Brigades Rouges, se dissimule dans les sous-sols de Paris. Il est poursuivi par la Crim , par un éditeur obstiné, et par Federico, activiste convaincu durant les années de plomb en Italie.

Des présences menaçantes vont alors surgir dans les couloirs, les égouts, les galeries et les conduites. Le monde d’en bas, celui de l oubli, celui des pauvres parmi les pauvres, en perdra, pour un temps, son équilibre précaire.

À travers une poursuite dans les profondeurs de Paris, Alain Bron pose de troublantes questions. Peut-on acheter son passé ? L’Histoire peut-elle se fier à la mémoire d’un homme ? Une vie, une fois publiée, devient-elle plus vraie ?

Attention, si d’aventure vous songez à raffermir vos convictions, à la fin de ce roman noir teinté d’humour, il est à craindre que vous acquerriez tout, sauf des certitudes.

(Source : In Octavo – Pages : 332 – ISBN : 9782848782096 – Prix : 20,00 €)

L’AVIS DE LAETITIA

Alain Bron n’est pas danseur classique mais il maîtrise le grand écart (toi qui me lis, si tu es auteur et que tu as besoin de métaphores fouillées pour ton prochain roman, tu constates là que je peux t’être utile). Le grand écart entre ses deux derniers romans est à la limite du claquage mais l’auteur est échauffé, il maîtrise, il assure. Rappelle-toi, je t’avais parlé de son expédition au « Vingt-sixième étage » dans le monde abêtissant de l’entreprise, et voilà qu’à présent il nous plonge sous terre, dans « Le monde d’en-bas ». A altitude différente, genre différent, ici, c’est de polar dont il s’agit, un polar qui s’ancre dans la réalité de l’Histoire avec un grand H.

Sachant que son local se situait dix mètres sous terre au sud des jardins du Palais Royal, il pouvait s’y échapper par le nord, via un égout qui donnait juste en face du restaurant du Grand Vefour ;  par l’est dans un boyau qui suivait la Galerie des Proues ; et par le sud, son chemin habituel, dans un étroit conduit qui aboutissait dans le collecteur principal le long de la ligne de métro 1.

Ettore Bisulli, la soixantaine passée, vit là, terré entre métro et égouts. Un monde souterrain pour se cacher, un monde dans l’obscurité pour ne plus être vu. Qui est donc cet italien ? Et qui fuit-il ?

On a un mort sur la voie du métro et des enquêteurs sur les dents, on a un éditeur qui sent le bon filon et ne veut pas le perdre, et on a ce Federico tout droit sorti de l’Italie des années 70 appelées les années de plomb, une époque où un activisme politique violent de couleur rouge se voulait en lutte contre le capitalisme. Alain Bron manipule alors tous ces personnages dans les méandres d’un sous-sol imprégné de sueur froide, et ils tournent et ils virent, et ils cherchent, et ils se perdent et nous, lecteurs, sommes aussi baladés, trimbalés et manipulés, et cela, pour le plaisir d’un final qui laisse sur le cul (prends note, métaphore fouillée ET distinguée).

Entre Milan et Paris, entre les Brigades Rouges et la Crim’, tu passeras un moment de lecture distrayant, captivant et instructif, alors go !

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