Stephen KING : L’institut

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PRÉSENTATION ÉDITEUR

Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.

Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ?

Aussi angoissant que Charlie, d’une puissance d’évocation égale à Ça, L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre. Le nouveau chef-d’œuvre de Stephen King.

 

Origine

Etats-unis

Éditions Albin Michel
Date 29 janvier 2020
Traduction Jean Esch
Pages 608
ISBN 9782226443274
Prix 24,90 €

L’AVIS DE YANNICK P.

Bon, on ne va pas se mentir, Stephen King reprend une thématique qu’il maitrise. Des jeunes, des pouvoirs étranges et des adultes sournois voire sans pitié. Jusque là rien de bien novateur. On est dans le fantastique. Plus encore dans du King.

J’ai depuis des années, il faut au moins 2 digits pour les compter, abandonné les livres de King. Très mécaniques, trop à mon gout.

Ok, il y a parfois des opus intéressants mais je n’avais pas su retrouver la fibre initiale d’un Misery ou d’un Marche ou crève. Le garçon posait ses opus, mais je ne vibrais plus.

Avec l’Institut, il remet le couvert avec ce qu’il sait faire de meilleur et sans se répéter. Preuve en est qu’il est doué. On le savait. Une fois encore, il le prouve.

Alors on va vite passer sur l’intrigue. Télékinésie, télépathie, institut de recherche. Voilà, j’ai tout dit. Enfin presque. Ce serait trop simple. Car là n’est pas fondamentalement l’essentiel.

Là où l’auteur moyen écrirait 15 pages pour mettre en place ses personnages, King n’hésite pas à en poser 70. Ben oui, on ne gratte pas un bouquin de presque 600 pages en enfilant des platitudes. Et fait est, que l’on ne s’ennuie pas. Pas une seconde.

Que cela soit dans le Maine (bien entendu) ou plus loin dans le sud, il assure. Il étire pour mon plus grand plaisir l’ennui d’une petite ville aussi bien qu’il dessine la peur et l’incompréhension d’un enfant perdu. Ses personnages sont charpentés. Tant du côté des innocents que de celui des salauds.

D’un côté, il y a l’enfance, ces gamins dotés de pouvoir intelligents ou pas forcément, et de l’autre des adultes glaçants d’ignominie prêts à tout pour glaner une once de pouvoir. Au milieu, le lecteur et un veilleur de nuit. Les deux vont réagir à leur manière.

Ce qui à mon sens prédomine encore chez ce vieux monsieur qu’est King, est sa merveilleuse révolte, contre l’injustice, sa méfiance vis-à-vis des élites, de ceux qui gouvernent et maitrisent les arcanes du pouvoir depuis des décennies. A le lire, on a l’impression que dans cette Amérique de Trump, le combat a été perdu. L’héritage d’un régime totalitaire, presque nazi. La place de l’individu est soumis à ce qu’il apporte à ce régime. Avec ou contre son gré.

Pourtant au fil des pages, il est clair que dans le monde de King, nous avons toujours notre aptitude au libre arbitre, notre droit à la rébellion. Preuve en est, une fois entré dans l’Institut, chacun d’entre nous tente d’en sortir.

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