Robin COOK : Phase terminale

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Robin Cook nous emmène au cœur de machinations de l’industrie pharmaceutique et/ou le système de santé dans un thriller médical.

INFOS ÉDITEUR

phase terminale - robin cook -Parution aux éditions Albin Michel en septembre 1994

Parution aux éditions Livre de Poche en février 1997

Traduit par Oristelle BONIS

Pour Helen, vingt ans, et ses parents, le verdict est tombé, brutal comme une condamnation à mort : la jeune fille est atteinte d’un cancer du cerveau en phase terminale. Un seul espoir : l’Institut Forbes, à Miami, spécialisé en cancérologie, où des rémissions spectaculaires ont été obtenues.

(Source : Livre de Poche – Pages : 474 – ISBN : 9782253076902 – Prix : 7,10 €)

L’AVIS DE JUSTINE

Phase terminale est un thriller médical de Robin Cook, dont j’avais déjà lu Fièvre il y a quelques mois. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je travaille dans le domaine de la recherche en cancérologie, donc je suis très intéressée par tous les livres qui se déroulent dans le milieu médical – et encore plus quand ça touche les cancers. Phase terminale tombe pile dans cette case, puisque le sujet médical de fond est le médulloblastome, une forme de tumeur cérébrale.

Le résumé évoque d’abord Helen, la patiente phase du livre, mais elle occupe une place finalement anecdotique dans le développement de l’intrigue. Les personnages principaux, ce sont Sean (un jeune étudiant en médecine et chercheur en biologie moléculaire / immunologie) et Janet, sa copine infirmière. Ils vont être amenés à travailler dans un institut qui parvient à guérir l’ensemble de ses patients atteints de médulloblastomes (ce qui correspondrait à une véritable révolution médicale…), avant de se rendre compte que tout n’est pas aussi rose qu’il n’y parait dans cet institut. Comme Grisham avec les cabinets d’avocats, Robin Cook nous emmène au cœur de machinations touchant les industries pharmaceutiques et/ou le système de santé.

Le livre a été écrit il y a plus de 20 ans et ça se ressent. L’écriture est plutôt quelconque – sans être foncièrement mauvaise ou désagréable à lire, rien de particulier ne s’en dégage, ça reste très factuel ; notons bien que l’auteur est médecin à la base… Mais en dehors des considérations sur la qualité de la plume de Robin Cook, ce qui m’a frappée, c’est l’ambiance surannée qui se détache du roman. Je trouve qu’il a plutôt mal vieilli (peut-être est-ce dû au fait que j’ai lu une édition de 1993 jaunie et écrit tout petit ?) et encore plus que dans Fièvre, j’ai ressenti une vraie misogynie latente dans le texte. Janet m’a paru complètement ridicule comme personnage, elle ne comprend rien à ce que fait Sean (elle est quand même infirmière, elle a un minimum de connaissances médicales !), elle passe son temps à penser à leur relation sans calculer deux secondes qu’il se passe quelque chose de grave et d’anormal autour d’elle, et Sean, qui est finalement bien seul dans son combat, est constamment obligé de se justifier face à elle… Je ne parle même pas de la mère de Sean, qui m’a paru d’une bêtise confondante (son fils est médecin/chercheur mais elle est persuadée que c’est un gros délinquant), ni du fait que le « méchant » final s’avère être une femme. A côté de ça, Sean la joue vraiment seul contre tous, il est érigé en héros rédempteur (ancien adolescent difficile désormais « brillant étudiant à Harvard » et seul à comprendre qu’il se passe quelque chose de louche dans cet institut). Bon, tout n’est pas si noir, il y a aussi de beaux connards parmi les personnages masculins – mais certains sont insérés dans l’histoire sans vraiment avoir de fonction précise et c’est dommage (je pense notamment à celui qui garde sa mère dans un congélo en étant persuadé qu’elle lui parle encore…). Ça me fait toujours un peu peur quand je lis des romans contemporains « anciens » (disons, écrits par des hommes entre les années 60 et le début des années 90) : que de chemin parcouru depuis, et heureusement !! Je n’aurais pas aimé vivre dans une société qui considère toutes les femmes comme des cruches !

En dehors de ces quelques points négatifs, je n’ai pas passé un mauvais moment avec Phase terminale. L’intrigue scientifique est bien pensée et fait froid dans le dos, en plus d’aborder un thème qui me parle complètement (la recherche en cancéro), et ça se lit facilement. On a vraiment envie de comprendre ce qui se passe dans ce maudit institut ! Je viens de voir qu’un téléfilm a été tourné en 1996, je serais bien curieuse de le regarder, par curiosité ☺

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