Michael ROBBINS : Série Murat – Manoeuvres à la Paz

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France
Michael ROBBINS - Serie Murat - Manoeuvres Paz
  • Éditions Les Saturnales le 15 mars 2018
  • Pages : 224
  • ISBN : 9782364010710
  • Prix : 8,50 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Retiré des affaires, Francis Murat ? C’est bien le cas en effet. Suite à une opération délicate qui s’est mal terminée, l’ancien agent a mis fin à sa carrière et s’improvise viticulteur en Afrique du Sud. Mais on n’échappe pas facilement aux services secrets français : le voilà sommé par ses anciens supérieurs de reprendre du service. Restaurer son honneur, en quelque sorte, et sauver des têtes utiles au développement des relations entre la France et l’Amérique latine. Plus précisément avec la Bolivie. Pays qui détient la majorité des réserves de lithium connues… Manipulation à haut niveau, ou volonté réelle d’améliorer l’ordre du monde ? Murat s’en fout. Enfin presque. On n’abandonne jamais derrière soi tout ce qui nous a construit. Même si on y risque sa peau.

L’AVIS DE YANNICK P.

Suite de mes lectures d’été des éditions Les Saturnales.

Toujours la même base pour la recette : roman de gare à tendance espionnage. Prix et format réduit. Des tomes qui promettent de s’enchainer assez rapidement pour des One-shots attachés au personnage titre.

Cette fois, place à Murat.

Francis Murât et le service actif français, c’est de l’histoire ancienne. Pour tout dire, après une opération bâclée au Mail, sa confiance s’est envolée vis à vis de sa hiérarchie. Le voilà viticulteur en Afrique du Sud où il tente de remettre sur pied une exploitation. Militaire jusqu’au bout des ongles, lorsque son ancienne maison lui offre de reprendre sur service avec son honneur dans la balance, il accepte.

Le 1er tome de cette série, se déroule en Bolivie. L’Amérique du Sud est le continent parfait pour débuter ce genre de série barbouze. La Bolivie de surcroit. Un sous-sol riche, la plus grande partie des réserves mondiales de lithium y sont à extraire, donc un intérêt pour y voir grouper sur un même territoire des services secrets de tous pays, surtout quand le gouvernement semble sur la sellette.

Bref un lieu idéal, où la manipulation et le mensonge, sont aussi fréquents que la possibilité pour un agent de perdre la vie. Un lieu parfait pour développer un personnage comme Francis Murât. Francis, le prénom est sans aucun doute un clin d’œil à un autre agent ayant donné son nom à une série de romans, Coplan/FX 18. Série des années 70. L’autre comparaison qui saute à l’esprit est Malko.

Francis Murât accepte son contrat car il doit remettre sur pied une exploitation, et l’urgence du moment, est de réparer sa toiture, là où chez Gérard de Villiers, Malko Linge œuvrait pour la CIA, pour rénover et entretenir son château de Liezen.

Les comparaisons pourraient s’alerter là. Mais, ce serait trop simple. Comme pour la série Kira et ses prédécesseurs, il y a un véritable travail pour ancrer cette nouvelle série dans son époque. La série semble se fixer sur les problèmes géopolitiques et les conflits d’actualité avec toutefois quelques mises à jour. Out le sex facile des années 70 par exemple, la femme de 2018 n’a plus rien à voir avec le faire valoir de seventies. Le héros n’est plus tout puissant qu’auparavant, il a maintenant ses failles.

Pour le reste, c’est bien fichu.

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