Maud MAYERAS : Lux

0
373
France
Maud MAYERAS- Lux
Lux
  • Éditions Anne Carriere en octobre 2016
  • Éditions Pocket en octobre 2017
  • Pages : 380
  • ISBN : 9782843377433
  • Prix : 21,00 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon.

Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.

Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.

Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné.

Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.

L’AVIS DE CÉLINE MARION

A la lecture des premières pages, je reste perplexe suite aux éloges entendus de-ci de-là…

Ca me semble convenu, les courts chapitres, de nos jours et 20 ans plus tôt, s’enchainent bien mais pas de sensations de thriller… Une impression de déjà vu avec la vengeance en toile de fond.

Le changement de cap s’opère après un évènement climatique apocalyptique mais j’ai vraiment une difficulté à adhérer, j’ai le sentiment d’avoir loupé quelque chose.

Trop de thèmes abordés ? Je ne sais pas…

Le fait que le texte soit court peut-être… j’en suis sortie aussi vite que j’y suis entrée… ???
La plume, de Maud Mayeras, est belle, l’histoire se tient. Les mots sont bien choisis. L’atmosphère est sombre, c’est réussi..

Des personnages dont la jeunesse a été bouleversée et qui 20 ans plus tard sont là, à essayer de se sauver de ces mauvais souvenirs, de ces monstres nés en eux… Le personnage de Cockie, le géant crasseux  qui pue,  est celui auquel je me suis le plus attachée.

Un voyage en Australie, certes…

Mais ça ne suffit pas pour en faire un coup de cœur.

L’AVIS DE LUCIE MERVAL

Ouvrir un livre de Maud Mayeras, c’est vivre une expérience unique !

Avec une grande puissance d’évocation, elle nous conte une histoire d’amitié, d’amour, de vengeance, de renouveau sur fonds d’apocalypse.

Les mots, les phrases claquent comme des coups de feu BANG !

L’Australie, sauvage et hostile est son terrain de jeu et les surprises au fil de la lecture, se succèdent telles de grosses vagues qui viennent secouer le cœur, l’âme.

Une auteur à suivre de très près !

L’AVIS DE YANNICK P.

Entre fulgurance et puissance lourde. Lux, quel titre pour un roman aussi noir… L’atmosphère y est dense, pesante, implacable. Je ressors de cette lecture perturbé. L’enfance cabossée, des monstres de toutes parts, Maud a le don pour susciter le malaise. Il te happe. Le lecteur que je fus, est alors saisi d’émotions contradictoires. Une envie de rejet. Pourtant tu t’accroches. Tu sers les dents parce que c’est bon. Très bien écrit. 77 forts et courts chapitres dévorés en apnée. Résultat, un sentiment d’oppression. Un casse-tête suffocant et la joie d’en être sorti. Secoué !

J’avais mis ce livre de côté. Il est certains ouvrages qui vous demandent de patienter. Tu les poses dans un coin en attendant d’être apte à les affronter. J’avais déjà lu Maud. Je connaissais son aptitude à la précision. Cette capacité à embarquer le lecteur dans un ensemble fait d’une glaise particulière, troublante, physique et forte. Ce 3ème roman est incroyable. Maud choisit ses mots avec brio. Elle sait jouer sur la dramaturgie, le mal. Lux m’a avalé comme cette vague, ce tsunami qui emporte tout sur son passage. C’est puissant, dérangeant.

Pour ce qui est de l’histoire, Maud semble partir d’un postulat. La cruauté appelle la vengeance. 2016, Antoine revient à Ceduna, du sud de l’Australie 20 ans après y avoir connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur. L’adulte n’a rien oublié de ce que l’adolescent a vécu. Sous couvert de fin du monde, quelques personnages trainent autour d’Antoine. Ils sont ambigus. Jamais simples, psychologiquement graves, plus complexes qu’il n’y parait. Surnommé Cockie, Allan Numereji, est un Aborigène hanté par une douleur incommensurable. Lark, la sœur d’Hunter, reste attirée par Antoine malgré le temps. Et il y a Hunter. Celui qui a bouleversé la vie d’Antoine en 1996. Le souvenir d’un drame. Lux se découpe en 3 parties, 3 moments de la vie d’Antoine et est entrecoupé de flashbacks.

Lux est un roman apocalyptique. Une fin de monde troublante où portées par une catastrophe naturelle, les horreurs enfouies, viennent bousculer les monstres qui sautillent et se révèlent page après page. Maud Mayeras bouscule par une écriture souvent poétique alors qu’elle nous plonge dans le chaos. C’est délicieusement déroutant. Ces descriptions sont étonnantes, puissantes. Chaque odeur, chaque couleur est présente. La chaleur, la peur. Le dégout, l’amitié. Dans cette ambiance lente, les sentiments prennent le pouvoir, les rebondissements scotchent le lecteur.

Alors oui, cette chronique ne traite pas d’une nouveauté. Mais finalement, partager l’émotion autour d’un bon roman, c’est déjà pas mal.

 

Partagez votre lecture dans les commentaires !

Sponsor

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.