Un conte moderne, élégant et troublant, qui brille autant par son imagination que par ce qu’il révèle de nous.
Présentation Éditeur
Il était une fois une reine qui aimait l’or plus que tout.
Son cœur battait pour ce métal qu’elle adorait,
Et rien au monde n’était, à ses yeux, plus doux
Que les reflets dorés dont son palais brillait.
Ainsi, quand les mines de son royaume se tarirent,
Sa folie brilla plus fort qu’à l’accoutumée.
À tel point que certains osèrent dire
Qu’elle était plus cruelle qu’on ne l’avait rêvée.
Pourtant, un jeune comte osa plus que tout autre avant lui.
Pour sauver sa mère, ce dernier, sans vergogne, mentit.
Et la femme verte, née d’un souffle ancien,
Vint, à sa demande, sceller son destin.
Entre elles, entre eux, se tissa un pacte d’ambition,
De désir, de silence et de damnation.
Car dans ce royaume d’or et d’ombres en flammes,
Chaque promesse a son prix — celui de l’âme.
Un Cœur d’Or est une réécriture envoûtante du conte de Rumpelstiltskin, où les genres se renversent pour mieux révéler la part d’ombre du pouvoir, du désir et de la parole donnée.
| Origine | |
| Éditions | Beta Publisher |
| Date | 20 mars 2026 |
| Pages | 252 |
| ISBN | 9782383921141 |
| Prix | 17,50 € |
L'avis de Nicolas Bücher
Il y a, dans Un cœur d’or, quelque chose qui tient du conte ancien et du miroir tendu à notre époque. Dès les premières pages, Marie Nollet installe une atmosphère presque irréelle : celle d’un royaume saturé d’or, gouverné par une reine qui ne vit que pour ce métal, au point d’en oublier tout le reste. Et très vite, derrière l’éclat, une froideur s’installe.
La force du roman réside dans ce contraste. L’or brille partout, mais rien ne réchauffe. Léonore, souveraine fascinante et inquiétante, incarne une obsession poussée à son paroxysme. Elle n’est pas simplement avide : elle est prisonnière de son propre désir. C’est là que le texte bascule, quittant le simple récit pour devenir une réflexion sur le manque, sur ce que l’on croit posséder… et ce qui finit par nous posséder.
Face à elle, Marie Nollet fait émerger des figures plus fragiles, plus humaines. Monsieur Martin, devenu malgré lui conseiller royal, ou encore Hadrien, prêt à tout pour sauver les siens, apportent une respiration au récit. Leur présence rappelle que, dans cet univers rigide et doré, subsistent encore des élans sincères, des choix guidés par autre chose que la richesse.
Et puis il y a ce motif fascinant : transformer la paille en or. Un écho évident aux contes traditionnels, mais ici revisité avec subtilité. Derrière la magie, se cache un pacte, une tension, presque une mise à l’épreuve morale. Le merveilleux n’est jamais gratuit : il vient toujours questionner.
L’écriture de Marie Nollet, fluide et imagée, sert parfaitement cette ambiance. Elle ne cherche pas l’esbroufe, mais installe patiemment son univers, laissant le lecteur s’y perdre comme dans un palais aux reflets multiples. Le style reste accessible, mais jamais simpliste, ce qui permet au roman de toucher aussi bien les amateurs de contes que les lecteurs en quête de sens.
Au fond, Un cœur d’or est une histoire d’équilibre perdu. Entre richesse et humanité, pouvoir et solitude, désir et vide. Et si le roman se lit avec plaisir, il laisse aussi une impression persistante, presque dérangeante : celle que l’or, finalement, n’a jamais été le véritable trésor.
Un conte moderne, élégant et troublant, qui brille autant par son imagination que par ce qu’il révèle de nous.
Disponible aux éditions Beta Publisher : Beta Publisher | Un Cœur d’Or



