Jacques SAUSSEY : Le loup peint

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France
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  • Éditions du Toucan Noir en janvier 2016
  • Editions Livre de Poche le 4 janvier 2017
  • Pages : 480
  • ISBN : 9782253086277
  • Prix : 7,90 €

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de Bourgogne. Depuis la mort accidentelle de son fils, son couple est à la dérive et il passe d’une maîtresse à une autre, sans autre satisfaction que celle de la chair.

Un soir qu’il vient de quitter le lit de sa dernière conquête, alors qu’il traverse une forêt isolée, une voiture occupée par d’étranges silhouettes tente de le tuer en le faisant sortir de la route. Quelques instants plus tard, c’est une scène de cauchemar qu’il découvre en arrivant chez lui.

De surprises en manipulations, il comprend qu’il est un pantin immergé malgré lui au cœur d’un complot dont l’objectif n’a rien de pacifique…

L’AVIS DE PEPITA SONATINE

L’instant où tout bascule !!! ….

Vincent Galtier, vétérinaire non loin d’Auxerre, rentre du travail, fait la mauvaise rencontre, trouve sa femme et son collègue assassinés et c’est le début d’une folle course dans les contrées de Bourgogne.

Il semblerait que Monsieur Jacques Saussey prenne de la hauteur à chaque nouveau roman.

« Le loup peint » vient à peine de sortir et déjà tous les avis sont unanimes, c’est un petit bijou.

Les chapitres filent vitesse grand V, tous les ingrédients du bon thriller sont là… un brin d’érotisme, une intrigue bien ficelée, des rebondissements en veux-tu en voilà et de l’humour à volonté.

C’est certain, Jacques nous a concocté un polar palpitant, au vocabulaire riche et varié, un thriller comme on aimerait en lire très souvent.

Bravo Monsieur Saussey … vivement le prochain !

L’AVIS DE PIERRE-MARC PANIGONI

Un roman de Jacques SAUSSEY est en général l’assurance de passer un bon et agréable moment. Cette histoire ne fait pas exception. Autant le dire de suite.

Tout commence avec Vincent Galtier qui rentre chez lui après avoir passé du temps chez un client puis surtout s’être arrêté chez sa maitresse. C’est alors que ses déboires commencent. Sa voiture cale et peine a se remettre en route, il manque de se faire percuter par un véhicule, puis quand enfin il redémarre, il se fait tirer dessus puis prendre en chasse par les passagers de ce même véhicule…s’il avait eu connaissance de la descente aux enfers qui suivait ces évènements, il aurait sans doute pas lutter pour sa survie…

En repensant à ce roman, il me vient deux films d’Alfred Hitchcock en tête : la mort aux trousses et le faux coupable. En effet, ce roman commence par la bascule de la vie d’un homme à l’existence somme toute classique par ce qu’il a été au mauvais endroit au mauvais moment. Le pauvre vétérinaire est pris en chasse par une bande qui lui tire dessus, puis quand il rentre chez lui il trouve la police chez lui… Sa femme a été sauvagement assassinée et c’est lui qui a appelé la police en avouant le meurtre…sauf qu’il n’en est rien. Bien évidemment, la police n’en croit rien et à partir de ce moment, l’enchainement des évènements l’entraine de plus en plus profond dans les abymes.
Mais notre vétérinaire est-il qu’une simple victime ?

Vous vous douterez bien que non, car sinon ce serait trop simple et facile.

L’intrigue est donc bien montée. Nous avons plusieurs histoires parallèles qui s’entrecoupent avec fracas, avec des meurtres, avec du sexe, avec des trafics d’animaux, et enfin avec un risque de pandémie foudroyante. Énuméré ainsi, l’ordre du jour parait chargé, mais il ne l’est pas, car il ne faut surtout pas oublier que Jacques SAUSSEY est un excellent conteur de mots. C’est un réel plaisir de lire cet auteur, d’autant plus quand il arrive à mettre une tension permanente dans son roman, tout en ayant un vrai faux rythme nous emportant d’un bout à l’autre de son récit, tout en alternant les scènes et les points de vue afin de tenir en haleine le lecteur.

Jacques SAUSSEY a donc du talent pour créer une très bonne intrigue. Mais pas que. Il maitrise également les personnages. Le bestiaire des protagonistes est également bien fourni même s’il est un peu trop caricatural malgré tout. Nous avons le gars moyen qui se fait piéger, la maitresse perdue et influençable, la méga bombe sexuelle a qui personne ne résiste, les flics à peine compétents, mais travailleurs, les flics incompétents et imbus d’eux-mêmes, les jeunes arrivistes qui réussissent tout, mais se font piéger, les gars de banlieues tels qu’on les voit dans les films.
Je suis certainement un peu sévère, mais j’aurai aimé que les personnages soient plus naturels, et si cela avait été le cas ce roman aurait été encore meilleur.
Cela n’engage bien sûr que moi.

Je ne peux pas finir en ne parlant pas de cette très bonne idée de loup peint. Pour le coup, ce loup peint est un personnage à part et est au final au centre de l’intrigue sans qu’il ne le sache. Cette trouvaille est à noter, car cela fait l’originalité particulière de ce roman.

Enfin, nous pouvons deviner l’amusement de Jacques SAUSSEY quand nous découvrons dans le roman des clins d’œil aux copains, et pour le coup je dois avouer que cela m’a fait sourire…même si cela n’est qu’anecdotique.

Pour finir, je dirais tout simplement que l’année 2016 démarre sur les chapeaux de roues avec un roman de haute volée écrit par un auteur de talent.

L’AVIS DE CHRISTOPHE DUBOURG

« Le loup peint » démarre très fort avec l’histoire de Vincent Galtier, vétérinaire de son état, coupable d’avoir été le témoin involontaire d’un assassinat d’un côté et mis en cause dans le meurtre de ses proches, de l’autre.

En entrant dans ce roman qui commence à 100 à l’heure, on pense avoir affaire à un remake du « Fugitif » avec son héros traqué de tous côtés, « seul contre tous ». Et puis non, le récit bifurque pour adopter le point de vue de personnages périphériques mais ô combien importants pour la suite de l’intrigue. Le personnage de Vincent évolue ainsi en filigrane à mesure que les chapitres s’enchainent et s’efface progressivement lorsque celui de Sophie s’affirme et grignote les pages d’un appétit vorace. Ce qui n’est pas gênant en soi mais peut s’avérer déstabilisant pour qui souhaite un récit linéaire suivant le « héros » dans sa quête de vérité.

A la lecture du roman, j’ai eu plusieurs fois la sensation que l’auteur se « perdait » parfois dans le développement de certains personnages secondaires au détriment d’autres qui auraient mérité d’être davantage développés. Je pense notamment à la maîtresse de Vincent qui n’est finalement que peu présente, pas assez développée et qui s’avère sacrifiée en regard de ce qu’elle promettait. J’attendais mieux (trop ?) de sa confrontation avec Sophie et certainement pas la frustration et ce goût d’inachevé comme je l’ai ressenti à la lecture. L’intrigue secondaire concernant le loup peint est bien vue même si finalement, elle n’a pas d’autre but que d’en rajouter une couche pour étendre la menace locale à une menace globale, terroriste celle-là. Peut-être aurais-je préféré avoir une pure histoire de vengeance mais ça reste en tout cas très subjectif ; cette partie-là, mystérieuse au départ, – même si elle me parait dispensable -, est assez originale et très bien menée jusqu’à son terme.

Enfin, pour en terminer avec les éléments « négatifs », je dirais que les « heureuses » coïncidences ne sont pas trop ma tasse de thé et ont tendances à me sortir de l’intrigue. Ainsi, pourquoi avoir connecté le passif d’un des policiers avec celui de Sophie ? Je trouve la jonction « over the top », limite crédible… et fort peu probable dans un thriller dont l’intrigue n’a nullement besoin d’additif artificiel de ce genre.

Mais ce qui ne transparait pas encore dans cette critique, c’est que j’ai, – malgré ces quelques réserves -, vraiment aimé ce roman. (Je sais, au premier abord je vous l’accorde, ce n’est pas flagrant.) Notamment Sophie, ce personnage charismatique, pervers, ultra sexy, que l’auteur a fort bien décrit et défini. Un personnage qui amène une tension sexuelle palpable dans toutes les scènes dans lesquelles il apparait. Si « Le loup peint » était un film, Sophie serait une voleuse de scènes. Son personnage est tellement fort et vénéneux qu’il bouffe littéralement les autres de sa présence imposante. Revers de la médaille, à part pour Richard Millan, (le seul à ne pas être « in love » ce qui explique peut-être cela), les mâles peinent à exister pleinement dès qu’elle surgit de l’écran… pardon, de la page !

L’écriture de Jacques SAUSSEY est fluide, parait simple (mais pas simpliste, hein !), fait preuve d’une aisance et d’une facilité déconcertante. La structure du livre avec les histoires en parallèles qui se rejoignent est exemplaire. (Je ne parle pas là de certain parti-pris où j’ai émis des réserves, voir plus haut.) Ce n’est jamais empesé, redondant et le récit dans son déroulement semble « couler de source ». L’homme sait indubitablement y faire pour créer une atmosphère tendue et malsaine, des scènes d’actions prenantes, des dialogues assez savoureux où l’humour se pointe au détour d’une cité ou d’un échange entre flics. Bref, ça sonne juste, ça fait « vrai ». Les quelques scènes « hot » qui parsèment le roman sont très bien (d)écrites, avec juste ce qu’il faut de sexe et de perversion ; les débordements gore sont limités, ce qui est appréciable mais n’est pas toujours le cas lorsqu’on lorgne sur les pages d’un thriller. J’ajoute que le roman est très cinématographique et se prêterait volontiers à une adaptation sur grand écran… mon seul moyen désormais, de revoir l’impitoyable Sophie.

Les quelques réserves émises ça et là m’empêchent de dire du loup peint qu’il est excellent. Il n’empêche que c’est thriller prenant, très bien écrit, avec un personnage épouvantablement séduisant qui ne vous laissera pas de marbre… à moins qu’il ne vous laisse sur le carreau avant !

L’AVIS DE STANISLAS PETROSKY

Jacques SAUSSEY, malgré son éternel casquette de base-ball vissée sur le crâne est un fringant quinquagénaire. Un auteur non loin de l’andropause que les les hormones doivent tiraillées, harcelées. Le démon de la luxure doit ronger cet homme. J’assume ce que j’écris, de toute façon, s’il n’était pas dans cet état, comment aurait-il pu créer une héroïne aussi nymphomane et lubrique que celle de son livre ?

Mais outre son succube vénéneux, Jacques nous offre dans ce livre des personnages extrêmement bien campés, on y croise un commandant de police qui m’a rappelé un concertiste à quatre mains de talent.

Cette fois-ci Jacques SAUSSEY abandonne le temps d’une histoire ses personnages fétiches : Daniel Magne et Lisa Heslin, peut-être la peur de voir Daniel se trisser avec Sophie, allez savoir…

Écriture en terrain connu, c’est dans sa région que Jacques situe l’action de son roman. Un type, véto de son état, sort de chez sa maitresse pour regagner le lit conjugal. Là ce n’est pas un grain de sable qui va se glisser dans les rouages de la vie de notre héros, mais un galet. Un bon gros galet qui va foutre en l’air la mécanique bien huilée de sa vie.

Le loup peint c’est l’histoire d’un mec dont la vie dérape d’un coup, on tente de le flinguer quand il rentre chez lui, il s’en sort, mais s’il savait ce qui l’attend chez lui…

L’homme est pris dans une spirale, non pas infernale, mais machiavélique.

On peut croire pendant les premières pages être dans un polar classique assez violent, mais c’est là méconnaitre maitre Jacques SAUSSEY. Jacques est un conteur de talent avec une grande imagination, et là avec son loup peint, il prouve qu’il joue dans la cours des grands. Une intrigue bien ficelée, mais surtout une idée très intéressante que celle de ce loup peint, et là je ne cause plus du titre, mais de ce qu’est un loup peint. Est-ce que ce que Jacques nous narre est envisageable, plausible ? D’ailleurs c’est ce qu’il veut le bougre, que le lecteur se pose la question, se demande si « ça » peut amener le grand bordel…

Allez savoir… D’ailleurs il ne vaut peut-être mieux pas savoir histoire de continuer à bien dormir.

Le Loup peint, un très bon thriller de l’ami Jacques SAUSSEY

L’AVIS DE YANNICK P.

Le Loup Peint est un oneshot. Ne cherche donc ni Magne, ni Heslin. Il n’y a qu’ici une victime idéale prise au piège dans une épouvantable manipulation. Enfin presque…

Le couple de Vincent Galtier est en ruine. Il n’a pas survécu à la mort de son fils. Lui est vétérinaire en province. Il jongle avec quelques maitresses. Mais rien ne l’avait préparé à ce que sa vie bascule. Il n’est plus qu’un pion.

Jacques s’y y faire question thriller. L’Yonne a des forêts dangereuses où il ne fait pas bon rouler. Les cadavres fleurissent. Le Loup Peint, se fait piégeur. La lecture est fluide, accrocheuse. L’écriture est quasi soyeuse. Il embarque le lecteur dans un flot d’intrigues, un jeu de piste, où les personnages sont épais et diablement construits. Sophie est trouble, sensuelle et sexy. Mais ne te trompe pas lecteur de cette chronique, si femme fatale, il y a, chaque personnage est un oignon. Il revêt bien des couches de mystères. Les policiers sont particuliers. Quant à Vincent, même s’il vrille doucement et tente de sortir du marasme dans lequel on l’empêtre, il semble avoir différentes facette. Et il y a Joey. Un charmant bébé lycaon, un chien sauvage africain qui adulte ressemblera à une hyène. Un chien communément appelé loup peint.

Ce thriller est divertissant. Alors oui, les chafouins trouveront sans doute à redire sur quelques légèretés scénaristiques, mais la plume de Jacques, qui reste un splendide raconteur d’histoires, sait se faire attachante. Il sait poser une tension générée par un engrenage et nous amener toujours un cran plus loin. Chaque chapitre ouvre un peu plus l’imagination et densifie l’histoire. Jacques sait tenir le lecteur en alerte par boucles narratives qui s’entrelacent.

Alors oui, ce n’est pas une nouveauté. Mais après tout, pourquoi ne se limiter qu’aux livres qui sortent. A voir la profondeur de ma PAL, il reste sans doute encore quelques pépites qui trainent. Le Loup Peint, est pour cet été caniculaire, un glaçant thriller.

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